Mettons fin à cinq idées reçues sur le secourisme qui ralentissent les premiers gestes
Un samedi matin dans un café de Gatineau, un homme d’une cinquantaine d’années s’effondre près du comptoir. Sept personnes le regardent. Personne ne bouge pendant presque deux minutes. La raison? Chacune d’elles, plus tard, dira avoir hésité à cause d’une chose entendue quelque part : « Je pensais qu’il fallait absolument savoir faire le bouche-à-bouche », « J’avais peur de lui briser une côte », « Je croyais que seuls les ambulanciers pouvaient utiliser un DEA ». Cette scène se répète des milliers de fois par année au Québec. Selon la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, environ 35 000 arrêts cardiaques surviennent hors hôpital au Canada chaque année, et la majorité ont lieu à la maison ou dans un lieu public. Pour chaque minute sans réanimation, les chances de survie chutent de 7 à 10 %. Pourtant, le réflexe d’agir reste freiné par des mythes qui circulent depuis des décennies. Il est temps d’en démonter cinq. Mythe 1 : sans…
