vincent ledoux

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Visite Accenture, un voyage au cœur de l'innovation et des enjeux numériques

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous et Vincent Ledoux

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous et Vincent Ledoux

A proximité de la Bibliothèque de France, Accenture a reçu les membres de GEEA. Cette entreprise est considérée comme la plus grande entreprise internationale de conseil en management, en technologies et externalisation.

En explorant aujourd'hui son Centre d’Innovation et sa Connectedclassroom, on comprend que l’innovation est au cœur de son offre de services. Son credo investir massivement dans la R&D, créer des partenariats avec son écosystème et placer l'individu au coeur de l'innovation.

Une vision à long terme pour cette société qui a de belles perspectives dans le monde de demain! Comme disait Abraham Lincoln " La meilleure façon de prédire l'avenir est de l'inventer"

Et si on misait sur une coopération économique Franco-Africaine ? par Vincent Ledoux

Maire de Roncq depuis 15 ans, Vincent Ledoux a toujours porté un grand intérêt pour le continent africain. Elu en mars dernier député de la 10ème circonscription du Nord, il a, dès son arrivée à l’Assemblée nationale, choisi d’intégrer le groupe d’amitié France-Mali.

Quand on vous parle économie, spontanément vous nous répondez « Afrique » pourquoi ? 

Les PME françaises ont mis un peu de temps pour comprendre combien l’Afrique pouvait constituer un véritable levier pour notre vieux pays qui peine à recréer de la croissance. Peut-être du fait de perceptions tronquées et sans doute fantasmées d’un continent-monde dont nos histoires se sont un temps confondues pour s’organiser ensuite sur le modèle de la Francafrique. 

Mais aujourd’hui, tout cela est du passé ! Les jeunes générations d’Africains n’ont pas connu l’époque coloniale, ne s’embarrassent donc pas de préjugés et ne demandent pas réparation, ils avancent et attendent le retour de la France pour ne pas parler business avec les seuls Chinois, Russes ou Canadiens. Sans doute aussi un manque d’accompagnement pour s’aventurer dans un environnement dont les codes doivent être bien connus. 
Il faut des clés, mais cela n’est pas le plus compliqué à organiser. 

L’Afrique est-elle un levier de croissance pour notre économie ? 

Bien entendu, ce n’est pas le seul ! Mais c’en est un que nous ne pouvons plus négliger. Nous devons mieux nous organiser, Etat, collectivités, organisations patronales, associations et entreprises, pour partir à la conquête de marchés dopés par une classe moyenne dont les besoins explosent. Dans la métropole lilloise, nous commençons à comprendre l’enjeu et à transformer l’essai. 

Un African Business Club s’est constitué, se réunit régulièrement, échange avec des porteurs de projets africains, les diasporas, s’ouvre aux opportunités. Comme Vice-Président à l’économie métropolitaine, je soutiens un modèle économique innovant : le clubster France-Sénégal Afrique de l’Ouest.

En quoi ce modèle économique est-il intéressant ? 

Il vient rompre avec les anciens schémas de coopération décentralisée qui ont eu leur pertinence mais aussi leurs limites. L’argent public n’a pas toujours été très efficace et n’a pas toujours été là où il aurait été utile pour employer une formule élégante ! Les milliers de morts en Méditerranée exposent un scandale qui n’est pas près de cesser si nous ne renversons pas les circuits pour rendre l’aide publique enfin efficace et soutenir nos acteurs économiques à aller sur les marchés africains. Je pense que si nous devons continuer d’exprimer notre solidarité envers nos amis d’Afrique sub-saharienne avec lesquels nous partageons une longue histoire et une langue commune, nous devons apprendre à faire de l’économie ensemble. Ainsi, ce clusbter composé d’une petite dizaine de chefs d’entreprise métropolitains qui se sont co-optés pour éviter les mal intentionnés –ni losers ni prédateurs- se rendent-ils régulièrement à Dakar pour faire du business mais aussi - petit supplément d’âme qui vient donner une touche fraternelle à ce voyage d’affaires- pour former sur place des jeunes étudiants sénégalais. Je pense que là se situe la nouvelle génération des dispositifs de coopération économique, nous permettant d’exprimer notre nécessaire solidarité avec des pays dont le paradoxe est d’accuser un grand retard de développement et de porter de dynamiques germes de croissance à venir.

Par ailleurs, j’observe que les premiers retours d’expérience font apparaitre de la création d’emplois ici et là-bas ! Que du bonus ! 

Un mélange d’économie et de fraternité alors ? 

Ne rêvons pas ! Mais ne désespérons pas pour autant de l’humanité ! Nous sommes capables de produire des biens tout en faisant le bien ! De toute façon, la réalité démographique africaine constitue un défi planétaire majeur : n’oublions pas que nos côtes sont à peine distantes de moins d’une vingtaine de kms. D’ici à 2020, l’Afrique portera 2 milliards d’habitants dont 780 millions de francophones. Nous devons donc soutenir un modèle durable de coopération économique avec l’Afrique sub-saharienne -mais pas exclusivement- qui permette à nos PME de s’implanter là-bas et aux Africains d’être en condition de vivre dignement de leur travail chez eux. J’appuie cette proposition sur l’expérience d’un jumelage coopération de ma ville de Roncq avec Sélinkegny au Mali depuis près de trente ans. Ce village est situé dans la région de Kayes, un territoire sahé- lien de forte émigration qui perd ses jeunes par dizaines au large de Lampedusa depuis quelques années.

Ces jumelages de coopération décentralisée sont utiles et nécessaires. Je plaide auprès des collègues maires de France pour qu’ils se lancent plus nombreux encore dans cette formidable aventure. Mais je pense qu’il est venu le temps d’associer au caractère solidaire de cette diplomatie une réelle dimension économique en partenariat avec nos entreprises locales. La coopération décentralisée à dominante économique doit être l’un des pans majeurs de la politique étrangère et migratoire de la France ! Là où les Etats ont échoué pour nombre de raisons, collectivités publiques et entreprises locales peuvent apporter des solutions concrètes et non détournées de leurs objectifs prioritaires !
 

La dernière revue est en ligne !

Visite de l'école 42 de Xavier Niel

En présence d'Olivier Dassault, député de l'Oise, Annie Genevard, député du Doubs, Jean-Paul Thuaiva, député de la Polynésie française, Arnaud Viala, député de l'Aveyron et de Vincent Ledoux, député du Nord, Jean-Michel Fourgous, porte-parole de GEEA

GEEA, présidée par Olivier Dassault, s'est rendu à l'école 42, fondée par Xavier Niel, Pdg de Free et Nicolas Sadirac, ex Dg d'Epitech.

Gratuite et sans professeur ni diplôme, 1000 élèves sur 3000 sont recrutés chaque année de 18 à 30 ans. Cette école bouleverse les codes, l'art est en mouvement, le street art n'est pas seulement dans la rue, il respire et évolue avec les élèves.

Lors de cette visite Nicolas Sadirac nous informe que sur les 750 demandes de stage des élèves, 11 000 propositions viennent des entreprises elles même.
Un vent de liberté souffle sur cette école, un beau projet collaboratif inspirant, innovant, loin des carcans qui bloquent la création.
Gaëtan Juvin nous explique que "L'année dernière, le major de promo était plombier et n’avait même pas son bac. Mais en code, c’est un tueur !”
L'âme de cette école, c'est de montrer que tout est possible lorsqu'on est volontaire et passionné !...

GEEA vient de publier son livre blanc !