Olivier Dassault

Notre revue GEEA : Entreprises : les bons tuyaux pour l'innovation et l'emploi

Une révolte? Non une révolution par Olivier Dassault

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Alors que la France peine à sortir du « grand débat » lancé par l’exécutif, un autre débat se déroule à l’échelle mondiale. Il a pour protagonistes les Etats-Unis d’Amérique, la Chine, les membres des « 5 eyes » et les Etats européens. Il utilise des mots comme « 5G », « internet des objets » et « Huawei » ; mais aussi « espionnage », « sécurité nationale » et « souveraineté ». Ce débat c’est celui de l’avenir de nos réseaux de communications et de la révolution qu’ils vont subir.

Qu’est-ce que la 5G ?

C’est la cinquième génération standardisée de connectivité des ter- minaux mobiles et une véritable rupture technologique. Si la 5G nous promet des temps de latence en deçà de la milliseconde, sa pro- messe n’est pas uniquement celle de vidéos ininterrompues ou de débits ultra-rapides mais celle d’une connectivité totale. En 2020, les experts estiment le nombre d’objets connectés à 30 milliards : du réfrigérateur au baby phone, en passant par les voitures, les assis- tants domestiques ou les dispositifs médicaux connectés. Le monde de demain sera branché, câblé, connecté, partout, tout le temps.

En partant de ce constat, il apparait essentiel que les réseaux qui connecteront l’essentiel et l’accessoire, soient les plus sécurisés possibles. Il est tout aussi fondamental qu’ils ne soient soupçonnés de pouvoir servir les intérêts de puissances étrangères ou repré- senter une menace pour l’intérêt national, en France ou ailleurs.

Depuis plusieurs années, Huawei, particulièrement, est soupçonnée par de nombreux services de renseignement d’être, si ce n’est un faux nez pour les services chinois, une source importante d’informations utilisée à des fins d’espionnage industriel. La loi sur le renseignement national adoptée par la Chine en 2017 qui institue que « les institutions actives dans le domaine du renseignement national » peuvent « demander aux organes, aux organisations et aux citoyens compétents de leur assurer le soutien, l’aide et la coopération nécessaires. » ne fait rien pour rassurer et lever les doutes qui pèsent sur les entreprises chinoises.

Face à cette menace, réelle ou supposée, les avis divergent. A la pointe de ce combat les Etats-Unis ont décidé d’exclure les fabricants chinois de leurs réseaux au nom de la sécurité nationale. En réponse Huawei a attaqué le gouvernement américain en justice. L’Europe, elle, temporise tentant de ménager deux puissants partenaires.

En conséquence c’est sur notre continent que les pressions sont les plus fortes. Le gouvernement américain n’a pas hésité à manier le bâton avec ses alliés les plus proches comme l’Allemagne qu’il a menacée de ne plus avoir accès aux renseignements américains si Huawei n’était pas banni de ses réseaux. Le gouvernement chinois semble préférer la carotte avec des investissements massifs dans les infrastructures des pays les plus endettés comme la Grèce et le Portugal voire bientôt l’Italie. Dans cette guerre, les Européens sont divisés et l’Union qui les agrège, est incapable de définir l’intérêt général, laissant cette responsabilité aux Etats membres. Alors que cette révolution technologique donne lieu à un véritable Yalta entre chinois et américains, il est triste de constater que l’Union européenne n’est pas à la hauteur des enjeux, à quelques semaines des élections pour le Parlement européen.

« Ce ne sont point les hommes qui mènent les révolutions, c’est la révolution qui emploie les hommes » constatait Joseph de Maistre ; c’est toujours le cas deux siècles plus tard. La révolution tech- nologique d’internet n’en finit plus de bouleverser les mondes et peu nombreux sont les hommes capables d’en orienter le cours. Impuissants, les dirigeants politiques font semblant d’accompagner cette disruption généralisée de toutes les règles établies alors que souvent ils n’en sont que les spectateurs. La révolution annoncée de la 5G et le rôle crucial que vont jouer ses réseaux dans le futur n’est pas un gadget, c’est l’avenir. Il peut être tentant de dédaigner le sujet tant il semble ne relever que de la seule technique ; pourtant 2010 opérateurs télécoms dans 83 pays, ont fait le choix d’y investir lourdement alors que les premiers réseaux commerciaux ne devraient pas arriver avant 2020 voire 2025. Quelque chose d’essentiel est en train de se jouer et la France et l’Europe donnent l’impression de passer à côté alors qu’ils avaient eu un rôle fonda- mental dans la création d’Internet.

Il est dit que le courage est parfois l’effet d’une très grande peur, je préfère néanmoins le proverbe suivant « le courage croît en osant et la peur en hésitant », peut-être le moment d’oser est-il venu ?

Petit déjeuner autour de Nicolas Seydoux, Président du Conseil d'administration de Gaumont

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Dino Cinieri, Pierre Cordier, Catherine Dumas, Michel Herbillon, Claude de Ganay, Brigitte Kuster, Jean-Luc Lagleize, Sébastien Leclerc, Constance Le Grip, Gilles Lurton, Bernard Perrut, Maina Sage, Buon Tan, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin et Michel Vialay.

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Dino Cinieri, Pierre Cordier, Catherine Dumas, Michel Herbillon, Claude de Ganay, Brigitte Kuster, Jean-Luc Lagleize, Sébastien Leclerc, Constance Le Grip, Gilles Lurton, Bernard Perrut, Maina Sage, Buon Tan, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin et Michel Vialay.

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« LE CINÉMA FRANÇAIS : UN RAYONNEMENT CULTUREL ... UNE FORCE ÉCONOMIQUE ? »

Déplacement en région Grand Est

Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Michel Herbillon, Damien Regnard et Pierre Vatin se sont rendus en Moselle et en Bas-Rhin, à l’invitation de Fabien Di Filippo et de Patrick Hetzel

Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Michel Herbillon, Damien Regnard et Pierre Vatin se sont rendus en Moselle et en Bas-Rhin, à l’invitation de Fabien Di Filippo et de Patrick Hetzel

En plein coeur du village de Fenetrange, les parlementaires ont visité l’immense pensionnat de la congrégation des sœurs de la Divine Providence.

Cette journée a continué par une visite de l’usine Jus de Fruits d’Alsace à Sarre- Union Rimsdorf. Le spécialiste du condi- tionnement de jus, nectars et boissons aux fruits compte 270 employés (plus une cinquantaine d’intérimaires). C’est l’une des entreprises phares d’Alsace Bossue.

La journée s’est terminée par une ren- contre avec le Cercle des entrepreneurs d’Alsace Bossue (CEAB) qui a présenté son programme « Invente ton avenir », une formation en alternance avec CDI garanti à la clef. La région souffre d’un manque de main d’œuvre, notamment des candidats aux postes de techniciens chaudronniers et de pilotes de ligne automatisée.

Petit-déjeuner autour de Catherine Colonna, ambassadrice, représentante permanente de la France auprès de l'OCDE

En présence d’Olivier Dassault, Pascal Bois, Yves Bouloux, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Josiane Corneloup, Pierre Cuypers, Olivier Damaisin, Typhanie Degois, Philippe Dominati, Virginie Duby-Muller, Jean-Jacques Ferrara, Claude de Ganay, Laurent Garcia, Michel Herbillon, Alain Houpert, Brigitte Kuster, Constance Le Grip, Sylvain Maillard, Eric Pauget, Frédéric Reiss et Pierre Vatin.

En présence d’Olivier Dassault, Pascal Bois, Yves Bouloux, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Josiane Corneloup, Pierre Cuypers, Olivier Damaisin, Typhanie Degois, Philippe Dominati, Virginie Duby-Muller, Jean-Jacques Ferrara, Claude de Ganay, Laurent Garcia, Michel Herbillon, Alain Houpert, Brigitte Kuster, Constance Le Grip, Sylvain Maillard, Eric Pauget, Frédéric Reiss et Pierre Vatin.

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« TAXATION DES GAFA : RÉVOLUTION MONDIALE OU EXCEPTION FRANÇAISE ? »

Petit-déjeuner autour de Jean-Dominique Senard, PDG de Michelin

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Beauvais, Bernard Brochand, Valérie Boyer, Pierre Cordier, Rémi Delatte, Vincent Descoeur, Marianne Dubois, Laurent Garcia, Yannick Haury, Michel Herbillon, Alain Houpert, Jean-Luc Lagleize, François-Michel Lambert, Laure de La Raudière, Charles de La Verpillère, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Sylvain Maillard, Pierre Morel-à-L’Huissier, Jean-François Rapin, Frédéric Reiss, Vincent Rolland, Eric Straumann, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin et Stéphane Viry.

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Beauvais, Bernard Brochand, Valérie Boyer, Pierre Cordier, Rémi Delatte, Vincent Descoeur, Marianne Dubois, Laurent Garcia, Yannick Haury, Michel Herbillon, Alain Houpert, Jean-Luc Lagleize, François-Michel Lambert, Laure de La Raudière, Charles de La Verpillère, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Sylvain Maillard, Pierre Morel-à-L’Huissier, Jean-François Rapin, Frédéric Reiss, Vincent Rolland, Eric Straumann, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin et Stéphane Viry.

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« RÉCONCILIER ENTREPRISE ET SOCIÉTÉ : CELA PEUT-IL ROULER ? »

Petit déjeuner autour de Geoffroy Roux de Bezieux, Président du Medef

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Michel Herbillon, Grégory Besson-Moreau, Valérie Boyer, Yves Bouloux, Bernard Brochand, Gérard Cherpion, Eric Diard, Loïc Dombreval, Jean-Pierre Door, Virginie Duby-Muller, Daniel Fasquelle, Meyer Habib, Laurent Garcia, Philippe Latombe, Charles de La Verpillère, Christophe Naegelen, Bernard Perrut, Jean-François Rapin, Isabelle Valentin, Pierre Vatin, Arnaud Viala et Michel Vialay.

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Michel Herbillon, Grégory Besson-Moreau, Valérie Boyer, Yves Bouloux, Bernard Brochand, Gérard Cherpion, Eric Diard, Loïc Dombreval, Jean-Pierre Door, Virginie Duby-Muller, Daniel Fasquelle, Meyer Habib, Laurent Garcia, Philippe Latombe, Charles de La Verpillère, Christophe Naegelen, Bernard Perrut, Jean-François Rapin, Isabelle Valentin, Pierre Vatin, Arnaud Viala et Michel Vialay.

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« QUELS CHANGEMENTS POUR LES ENTREPRISES ET LE MEDEF DANS CE MONDE QUI SE TRANSFORME ? »

Petit déjeuner autour de Denis Machuel, Directeur général de Sodexo

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Bruno Bonnell, Jean-Claude Bouchet, Bernard Brochand, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier, Pierre Cordier, Rémi Delatte, Jean-Pierre Door, Laurent Garcia, Charles de La Verpillère, Marc Le Fur, Vincent Rolland, Eric Straumann et Pierre Vatin.

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Bruno Bonnell, Jean-Claude Bouchet, Bernard Brochand, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier, Pierre Cordier, Rémi Delatte, Jean-Pierre Door, Laurent Garcia, Charles de La Verpillère, Marc Le Fur, Vincent Rolland, Eric Straumann et Pierre Vatin.

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« SODEXO EST-IL TOUJOURS DE TAILLE À ANTICIPER LA DEMANDE DES CONSOMMATEURS CITOYENS ? »

Petit-déjeuner GEEA autour de Jacques Séguéla

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Emmanuelle Anthoine, Valérie Bazin-Malgras, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Celine Boulay- Esperonnier, Bernard Brochand, Fabrice Brun, Jacques Cattin, Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Remi Delatte, Eric Diard, Loïc Dombreval, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Annie Genevard, Yannick Haury, Michel Herbillon, Brigitte Kuster, Jean-Luc Lagleize, Sebastien Leclerc, Ronan Le Gleut, Constance Le Grip, Gilles Lurton, Maxime Minot, Benoit Potterie, Eric Straumann, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala et Michel Vialay.

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Emmanuelle Anthoine, Valérie Bazin-Malgras, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Celine Boulay- Esperonnier, Bernard Brochand, Fabrice Brun, Jacques Cattin, Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Remi Delatte, Eric Diard, Loïc Dombreval, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Annie Genevard, Yannick Haury, Michel Herbillon, Brigitte Kuster, Jean-Luc Lagleize, Sebastien Leclerc, Ronan Le Gleut, Constance Le Grip, Gilles Lurton, Maxime Minot, Benoit Potterie, Eric Straumann, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala et Michel Vialay.

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« PEUT-ON VENDRE UN POLITIQUE COMME ON VEND UNE LESSIVE ? »

Tribune d'Olivier Dassault : L'heure des choix

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Le « nouveau monde » aura duré 15 mois avant que la réalité, politique, économique, sociale ne redevienne la norme. Tant mieux : « l’illusion est une foi démesurée ».
Débuté par une affaire de « barbouzards » aux petits pieds et terminé par la démission du seul ministre emblématique du gou- vernement, l’été 2018 signe la fin des illusions d’une présidence pourtant commencée de manière éblouissante. La fin du « et en même temps » en quelque sorte.

L’heure des choix est arrivée.

Nous pensions la France redevenue pro-entreprises mais nous avons appris le report de neuf mois de la baisse des cotisations patronales et qu’avait circulé l’idée du financement des arrêts maladie par les entreprises. Alphonse Allais estimait qu’ « une mauvaise idée valait mieux que pas d’idée du tout », en l’espèce, « pas d’idée du tout » eût été préférable.

Le choix de l’entreprise doit être celui du quinquennat voilà pourquoi si le prélèvement à la source s’apparente à « la roulette russe » pour reprendre les mots d’un haut fonctionnaire de Bercy, il doit être reporté sine die. Les entreprises, surtout les PME, ne pourront pas supporter cette charge supplémentaire alors qu’elles commencent à peine à relever la tête.

Nous pensions qu’après l’augmentation de la TVA en 2018, les retraités cesseraient d’être l’une des ciblés préférées de ce gouvernement. Malheureusement ceux-ci verront leurs pen- sions diminuer conséquence d’une revalorisation quasi-nulle dans un environnement où l’inflation sera de 1,7% selon l’Insee. Ajoutez à ces décisions des déclarations malheureuses de certains membres de la majorité et le « ras le bol » fiscal des années Hollande n’est pas loin.

Le choix de la solidarité générationnelle doit être fait, les retraités ne peuvent être les victimes désignés de la politique gouvernementale.
Enfin nous pensions sérieuses les intentions du gouvernement en matière de réduction des effectifs de la fonction publique or ce dernier nous annonce une suppression de 4 500 en 2019. Rappelons que l’objectif annoncé est de 120 000 postes en 2022 dont 50 000 pour la seule fonction publique étatique. C’est à croire que « certaines personnes font des promesses pour le seul plaisir de ne pas les tenir » comme l’écrivait William Hazlit.

Le choix de la réduction du nombre de fonctionnaires ne doit pas être remis en cause.
A la suite de Jean Pisani-Ferry, GEEA ne peut qu’appeler à l’avène- ment au sein de l’exécutif de la « culture du résultat fondée sur des objectifs concrets » et soutenir pleinement l’objectif de réduire les dépenses que la conjoncture économique soit favorable ou non.

L’élection d’Emmanuel Macron a créé des attentes, fortes. L’état politique de la France fait qu’il est aujourd’hui condamné à réussir. Néanmoins cette réussite ne peut plus reposer sur l’entre-deux. Les décisions difficiles doivent être prises maintenant sans quoi ce quinquennat sera un nouveau demi-échec ou demi-succès comme ses prédécesseurs.

Etre élu depuis 1988, même si c’est aujourd’hui politiquement incorrect, donne quelques avantages notamment celui de l’expé- rience et du recul.

Prendre du recul permet d’écarter les passions du moment pour tenter de n’apercevoir que l’essence des choses, ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Ainsi la victoire politique sans idées ni ligne directrice ne vaut rien, plusieurs présidents et premiers ministres nous l’ont prouvé.

L’expérience autorise à juger avec un certain discernement les actions menées or il est apparu évidemment que la France ne peut encore tolérer cinq années de réformes à moitié abouties car l’essence de son système, si complexe par ailleurs, est aujourd’hui attaqué de l’extérieur et que si nos propres gouvernants ne prennent pas les décisions qui s’imposent notamment en matière de réduction de la sphère publique, de coût du travail et de simplification administrative, le monde les prendra à notre place et nous en subirons les conséquences économiques et politiques comme c’est le cas actuellement.

Le Président de la République ne doit pas craindre l’impopularité, les péripéties politiques ou les réactions d’humeur de certaines catégories de la population. Il doit maintenir un cap clair au service du renouveau de l’économie française pour le bien du pays, c’est la seule solution. L’avantage est que dans la situation diffi- cile dans laquelle il se trouve actuellement, « la nécessité le délivre de l’embarras du choix » pour paraphraser Vauvenargues. L’heure n’est plus à la marche, désormais elle est à la course.

Notre revue GEEA : Accélérons la croissance !

Visite de Marseille

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Ha Marseille ! Quel bonheur de seretrouver en bord de méditer-ranée, au rythme agréable, aux accents chatoyants...

Marseille, la ville des passions, la terre d’histoire, du football et d’immodérées créativités.

Guy Teissier et Eric Diard, les deux Députés de l’étape y ont accueilli une délégation de parlementaires.

Après la visite de l'usine Airbus Helicopters à Marignane, les Députés ont rejoint plu- sieurs jeunes entrepreneurs face au Mucem pour échanger sur le leadership, la création, l’innovation... des questions stimulantes de la part d’une jeunesse qui crée déjà demain.

Cette journée s’est terminée chez Comex (Compagnie Maritime d’Expertises) SA, un ovni dans le secteur industriel qui intervient dans les environnements extrêmes depuis les profondeurs marines, jusque dans l’espace. Avant de prendre le chemin de la lune en 2023, la station orbitale Gateway fera un passage par le grand bassin de la Comex pour y subir plusieurs tests sous l’eau dans les condi- tions de l’apesanteur.

Son activité d’ingénierie hyperbare et hypobare lui a permis de devenir aussi un centre de recherche biomédicale. L’Agence Régionale de Santé lui a attribué l’agrément l’autorisant à pratiquer au sein de ses locaux des recherches cliniques impliquant la personne humaine. Comex, ce sont des talents stimulés par un même engagement : réussir des exploits finement taillés par des ingénieurs d’exception et une infinie imagination.

Le Figaro : «Loi Pacte : il faut aller plus loin pour libérer notre croissance !»

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Les membres de «Génération entreprise-Entrepreneurs associés» soutiennent les mesures de la loi Pacte mais demandent davantage d'audace. - Crédits photo : ERIC FEFERBERG/AFP

Alors que le gouvernement d'Édouard Philippe avait tablé sur une croissance de 2 % en 2018, celle-ci connaît en réalité un vrai coup d'arrêt. En stagnant à 0,2 % du PIB au deuxième trimestre, elle devrait ainsi davantage avoisiner les 1,7 % cette année, avec des conséquences en cascade sur notre niveau de chômage ou la situation de nos finances publiques.

Avec un taux de chômage de 9,2 %, la France reste ainsi en queue de peloton de la zone euro, mais elle apparaît surtout comme le membre de l'Union européenne dont le chômage décroît le plus lentement depuis le début de la reprise. Quant à notre dette, cette dernière continue inexorablement de grimper pour s'élever aujourd'hui à 97,6 % du PIB, un niveau sans précédent dans notre histoire.

Mais alors, après la magnifique victoire de la France au Mondial de football, que faire pour que notre pays devienne, aussi, le champion du monde de l'économie et de l'emploi?

Le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, dit loi Pacte, offre une opportunité historique pour déverrouiller les principaux freins à la croissance de nos entreprises, libérer leur capacité d'emploi et débrider, enfin, leur formidable potentiel d'innovation.

» LIRE AUSSI - Ce qui va changer pour les salariés et les entreprises avec la loi Pacte

L'installation d'un guichet unique pour la création d'entreprise, la rationalisation des procédures de redressement judiciaire ou encore la libération de l'intéressement et de la participation, conformément à l'objectif du général de Gaulle de mettre fin aux affrontements stériles entre capital et travail, vont notamment dans la bonne direction. Certaines de ces propositions étaient d'ailleurs présentes dans le livre blanc de «Génération entreprise- Entrepreneurs associés», remis au ministre de l'Économie et des Finances, par les 140 parlementaires membres de cette association d'intérêt général, en janvier de cette année.

Profiter d'une conjoncture économique favorable

C'est pourquoi, si nous soutenons les mesures qui visent à lever les obstacles du développement de nos entreprises, de leur création à leur transmission, en passant par leur financement, nous appelons également de nos vœux que certaines d'entre elles soient beaucoup plus ambitieuses. Comme le préconise le FMI, c'est en effet maintenant qu'il faut «réparer la toiture tant que le soleil brille» en profitant de cette conjoncture économique favorable pour mener des réformes courageuses.

C'est notamment le cas de la simplification des seuils sociaux, ces véritables freins à l'embauche qui conduisent notre pays à cette situation unique au monde: deux fois plus d'entreprises de 49 que de 50 salariés!

Certes, la mise en place d'un délai de cinq ans pour répondre aux obligations et l'harmonisation du mode de calcul des effectifs faciliteront la vie des entrepreneurs. Mais pourquoi ne pas aller plus loin en repoussant toutes les obligations du seuil de 50 salariés, même celles du Code du travail, à au moins 100 salariés? L'enjeu est de taille car si notre pays détient l'un des records du monde en termes de créations d'entreprises, avec 591 000 créations en 2017, ces dernières ne grandissent que trop lentement, avec seulement 5 800 entreprises de taille intermédiaire, contre plus de 12 500 en Allemagne!

Concernant le financement de nos entreprises, il faudrait également plus d'ambition tant le léger renforcement prévu du PEA-PME et des fonds Euro-croissance, deux instruments financiers mis en place sous le précédent quinquennat et qui n'ont jamais rencontré le succès escompté, semble insuffisant face à l'urgence de la situation.

Dès lors, pourquoi ne pas déplafonner le dispositif Madelin, le PEA-PME et le financement participatif? Une telle mesure permettrait de combler la fin de l'ISF-PME et de faire émerger de solides «business angels» pour transformer notre épargne stérile en une épargne fertile, au service de l'emploi des Français. Il s'agit en effet de s'attaquer au sujet crucial du renforcement de l'investissement direct des Français vers nos TPE, nos start-up et nos PME en augmentant considérablement l'incitation fiscale en proportion des risques pris, à l'image de l'exemple britannique avec une incitation forte à investir, jusqu'à 1 million de livres, déductible à 30 % de l'impôt sur le revenu.

Alors oui, ne manquons pas d'audace pour réconcilier les Français avec l'économie et leur donner envie de s'impliquer dans la vie de nos entreprises. C'est une exigence si nous voulons libérer les talents, les énergies, les volontés, pour devenir la «Silicon Valley» de l'Europe à horizon de dix ans et redonner à notre pays l'optimisme qu'il n'aurait jamais dû perdre.

Olivier Dassault, député de l'Oise et président de Génération entreprise- Entrepreneurs associés (GEEA), est par ailleurs administrateur de Dassault Médias, société propriétaire du Figaro. Jean-Michel Fourgous, président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, est délégué général de GEEA. La liste complète des 74 parlementaires cosignataires - parmi lesquels Valérie Bazin-Malgras, députée de l'Aube et vice-présidente de l'Assemblée, Michel Herbillon, député du Val-de-Marne et vice-président de l'Assemblée, Annie Genevard, députée du Doubs et vice-présidente de l'Assemblée - peut être consultée sur FigaroVox.

La liste des signataires:

Olivier Dassault, député de l'Oise; Jean-Michel Fourgous, Président Saint-Quentin-en-Yvelines; Valérie Bazin-Malgras, députée de l'Aube et Vice-Présidente; Michel Herbillon, député du Val de Marne et Vice Président; Annie Genevard, député du Doubs et Vice-Présidente de l'AN; Marc Le Fur, député des Côtes-d'Armor; Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes; Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais; Laure de La Raudière, députée d'Eure-et-Loir; Damien Abad, député de l'Ain; Sophie Auconie, députée d'Indre-et-Loire; Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle; Olivier Becht, député du Haut-Rhin; Martine Berthet, sénatrice de la Savoie; Jerome Bignon, sénateur de la Somme; Jean-Yves Bony, député du Cantal; Ian Boucard, député du territoire de Belfort; Céline Boulay-Esperonnier, sénatrice de Paris; Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône; Bernard Brochand, député des Alpes-Maritimes; Fabrice Brun, député de l'Ardèche; Olivier Cadic, Sénateur des français de l'étranger; Jacques Cattin, député du Haut-Rhin; Gérard Cherpion, député des Vosges; Guillaume Chevrollier, Sénateur de la Mayenne; Paul Christophe, député du Nord; Dino Cinieri, député de la Loire; Pierre Cuypers, sénateur de la Seine-et-Marne; Typhanie Degois, députée de Savoie; Remi Delatte, député de Côte-d'Or; Stéphane Demilly, député la Somme; Julien Dive, député de l'Aisne; Philippe Dominati, sénateur de Paris; Marianne Dubois, députée Du Loiret; Pierre-Henri Dumont, député duPas-de-Calais; Jean-Jacques Ferrara, député de Corse du Sud; Nicolas Forissier, Ancien ministre, député de l'Indre; Claude de Ganay, député du Loiret; Laurent Garcia, député de Meurthe-et-Moselle; Meyer Habib, député des Français de l'étranger; Philippe Gosselin, député de la Manche; Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin; Alain Houpert, sénateur de la Côte-d'Or; Brigitte Kuster, députée de Paris; Elisabeth Lamure, Sénatrice du Rhône; David Lorion, député de la Réunion; Sébastien Leclerc, député du Calvados; Ronan Le Gleut, Sénateur des français de l'étranger; Constance Le Grip, députée des hauts-de-seine; Vivette Lopez, sénatrice du Gard; Véronique Louwagie, député de l'Orne; Gilles Lurton, député d'Ille-et-Vilaine; Emmanuel Maquet, député de la Somme; Sébastien Meurant, sénateur du Val-d'Oise; Maxime Minot, député de l'Oise; Patricia Morhet-Richaud, sénatrice des Hautes-Alpes; Christophe Naegelen, député des Vosges; Olivier Paccaud, sénateur de l'Oise; Bernard Perrut, député du Rhône; Berengère Poletti, député des Ardennes; Benoit Potterie, député du Pas-de-Calais; Sophie Primas, Sénatrice des Yvelines; Didier Quentin, député de charente maritime; Damien Regnard, Sénateur des français de l'étranger; Jean-Luc Reitzer, député du Haut-Rhin; Maina Sage, député de la Polynésie française; Raphaël Schellenberger, député du Haut Rhin; Eric Straumann, député du Haut-Rhin; Jean-Charles Taugourdeau, député du Maine-et-Loire; Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône; Laurence Trastour-Isnart, députée du Alpes-Maritimes; Isabelle Valentin, député de Haute-Loire; Pierre Vatin, député de l'Oise; Arnaud Viala, député de l'Aveyron; Michel Vialay, député des Yvelines; Stéphane Viry, député des Vosges.

Déplacement de GEEA à Angers

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A l’initiative de Jean-Charles Taugourdeau, GEEA s’est rendue à Angers pour humer la douce odeur de la réussite, cette douceur angevine décrite par Pierre de Ronsard et Joachim du Bellay.

Loin de stagner sur ses acquis, le département historiquement industrialisé a pris depuis longtemps le pli des nouvelles tech- nologies et mise sur l’énergie verte. En Maine-et-Loire, le taux de chômage reste inférieur à la moyenne national. La volonté politique est bien présente et récompen- sée. La veille du déplacement des parle- mentaires, l’hebdomadaire « l’Express » la décorait à nouveau Angers du titre de ville la plus attractive de France.

Les rencontres se sont déroulées exclu- sivement autour des projets d’avenir sur le site de l’aéroport d’Angers-Marcé, au gros potentiel mais sous-développé par rapport à sa capacité d’accueil. La feuille de route était donc basée sur son optimisation. « L’intelligence artificielle va exploser d’ici trois ans et il faut s’y préparer. Je suis persuadé que cette nouvelle génération de véhicules va régler le problème de mobilité en milieu rural. Mais il faut un lieu pour préparer et accompagner les gens. On pourrait installer à l’aéroport un centre d’adaptation à la conduite de ces voitures », propose Jean-Charles Taugourdeau. A la fin de cette journée, Christophe Béchu a annoncé la création d’un groupe de réflexion et d’incitation à la mobilité automatique.

Les participants à ce groupe d’études se donnent 6 mois pour faire aboutir le projet.

Notre revue GEEA : Un autre regard sur l'industrie

La croissance pour rien ? par Olivier Dassault

Les bonnes nouvelles économiques s’accumulent et pourtant les Français ne voient rien venir. 

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« Tout vin a sa lie » dit le dicton, même les meilleurs.

L’économie française 2018 est un bon cru. Les indicateurs se redressent, les signaux sont au vert et les prévisions bonnes. L’Insee annonce 2% de croissance en moyenne, du jamais vu depuis 2011. Les économistes jubilent, les politiques, actuels et passés, com- mencent à en réclamer leur part et les commentateurs qui vouaient la France aux gémonies renouent avec l’esprit cocardier.

Et les Français dans tout cela, sont-ils condamnés à la lie ?

Au nom de « la transition énergétique » ils ont vu le prix des carburants augmenter après des décennies de promotion étatique du diesel. Pour les habitants des centres villes piétonnisés, faisant leurs courses en vélo, c’est indolore, pour ceux des campagnes et des périphéries, c’est une attaque contre leur pouvoir d’achat. Transition ne doit pas rimer avec punition. Une transition est un passage d’un état à un autre, de manière lente et graduelle, l’in- verse parfait du couperet de la punition, immédiate et brutale.

Au nom de la sécurité routière, le gouvernement veut abaisser la vitesse autorisée sur les axes secondaires à 80 km/h. La chasse à l’automobiliste continue comme si posséder une voiture était un luxe ou une vanité et non une nécessité absolue pour l’immense majorité de nos concitoyens.

Enfin au nom de la santé publique, le prix du tabac a augmenté.

L’enfer français est pavé de bonnes intentions gouvernementales.

Prises indépendamment ces décisions se comprennent ; ensemble, elles sont une attaque contre la ruralité. Les habitants de nos vil- lages n’entendront pas que l’économie française va mieux car ils n’en voient pas la traduction dans leur vie, au contraire.

Une croissance sans augmentation du pouvoir d’achat rend les exercices d’autocongratulations odieux aux oreilles de ceux qui ne font que payer ; c’est l’inverse du « bon esprit » de Fénelon : beau- coup de mots pour dire peu ; c’est inutile.

Dans le contexte intellectuel et réglementaire actuel nous arri- vons au bout de nos possibilités économiques. 

Comme le rappelait récemment Nicolas Baverez, trois problèmes empêchent la France de renouer avec la croissance : l’économie avec une compétitivité en berne et une désindustrialisation record, le social avec une société paupérisée, bloquée et fragmentée et le financier avec une dette publique au-delà de 100% du PIB.

Sans réformes radicales, le chômage va rester élevé car les entreprises ne trouvent pas à embaucher. Selon l’Insee, un recru- teur sur trois se plaint d’avoir des difficultés de recrutement. Peut- être serait-il temps de revoir notre système de formation au sein de nos universités, de nos écoles et de faire des choix stratégiques pour avoir plus d’ingénieurs et de scientifiques qui en sortent chaque année ?

La révolution culturelle que GEEA défend est celle où les forma- tions proposées sont en adéquation avec le marché du travail. La religion du diplôme doit céder le pas à celle de l’employabilité.

Il est également temps de créer le marché du travail du 21ème siècle où flexibilité et mobilité soient la norme dans un environne- ment sécurisé pour employés et employeurs. Il faut faire tomber les citadelles réglementaires et en finir avec les luttes de classe entre salariés avec un contrat unique qui soit en même temps suffisamment souple pour l’employeur et protecteur pour le travailleur.

Il est essentiel que la pression fiscale sur les contribuables diminue et que les salaires augmentent. Ouvrir le travail à tous c’est aussi per- mettre au travail de payer plus que tous les dispositifs d’aides sociales réunis, sans cela, le chômage stagnera toujours entre 9 et 13%.

« Les miracles économiques sont moins ceux de l’inspiration que de la transpiration » pour paraphraser Paul Krugman ; pour en devenir un, la France doit retourner au travail par tous les moyens.

Dans le cas contraire les bonnes nouvelles macroéconomiques pourront bien se succéder, les Français voyant l’absence d’effets positifs sur leurs vies, continueront à se détourner du politique, se réfugiant dans l’abstention ou chez les extrêmes. Malgré les chan- gements politiques de 2017, il est toujours minuit moins deux à l’horloge de l’apocalypse. 

Petit déjeuner autour de Jean-Cyril Spinetta

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Thibault Bazin, Valérie Beauvais, Grégory Besson-Moreau, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Jacques Cattin, Olivier Damaisin, Loïc Dombreval, Jean-Pierre Door, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Yannick Haury, Alain Houpert, Jean-Luc Lagleize, Marc Le Fur, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Emmanuel Maquet, Maxime Minot, Christophe Naegelen, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala, Philippe Vigier, Stéphane Viry

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Thibault Bazin, Valérie Beauvais, Grégory Besson-Moreau, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Jacques Cattin, Olivier Damaisin, Loïc Dombreval, Jean-Pierre Door, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Yannick Haury, Alain Houpert, Jean-Luc Lagleize, Marc Le Fur, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Emmanuel Maquet, Maxime Minot, Christophe Naegelen, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala, Philippe Vigier, Stéphane Viry

« Et si nous prenions un train d’avance ? »

autour de Jean-Cyril Spinetta, Auteur d’un rapport sur l’avenir du transport ferroviaire