Olivier Dassault

Petit déjeuner autour de Jacques Séguéla

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Emmanuelle Anthoine, Valérie Bazin-Malgras, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Celine Boulay-Esperonnier, Bernard Brochand Fabrice Brun, Jacques Cattin, Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Remi Delatte, Eric Diard, Loïc Dombreval, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Annie Genevard, Yannick Haury, Michel Herbillon, Brigitte Kuster, Jean-Luc Lagleize, Sebastien Leclerc, Ronan Le Gleut, Constance Le Grip, Gilles Lurton, Maxime Minot, Benoit Potterie, Eric Straumann, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala, Michel Vialay

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Emmanuelle Anthoine, Valérie Bazin-Malgras, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Celine Boulay-Esperonnier, Bernard Brochand Fabrice Brun, Jacques Cattin, Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Remi Delatte, Eric Diard, Loïc Dombreval, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Annie Genevard, Yannick Haury, Michel Herbillon, Brigitte Kuster, Jean-Luc Lagleize, Sebastien Leclerc, Ronan Le Gleut, Constance Le Grip, Gilles Lurton, Maxime Minot, Benoit Potterie, Eric Straumann, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala, Michel Vialay

Petit déjeuner autour de Jacques Séguéla

Sur le thème :

“Peut-on vendre une politique comme on vend une lessive?”

Tribune d'Olivier Dassault : L'heure des choix

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Le « nouveau monde » aura duré 15 mois avant que la réalité, politique, économique, sociale ne redevienne la norme. Tant mieux : « l’illusion est une foi démesurée ».
Débuté par une affaire de « barbouzards » aux petits pieds et terminé par la démission du seul ministre emblématique du gou- vernement, l’été 2018 signe la fin des illusions d’une présidence pourtant commencée de manière éblouissante. La fin du « et en même temps » en quelque sorte.

L’heure des choix est arrivée.

Nous pensions la France redevenue pro-entreprises mais nous avons appris le report de neuf mois de la baisse des cotisations patronales et qu’avait circulé l’idée du financement des arrêts maladie par les entreprises. Alphonse Allais estimait qu’ « une mauvaise idée valait mieux que pas d’idée du tout », en l’espèce, « pas d’idée du tout » eût été préférable.

Le choix de l’entreprise doit être celui du quinquennat voilà pourquoi si le prélèvement à la source s’apparente à « la roulette russe » pour reprendre les mots d’un haut fonctionnaire de Bercy, il doit être reporté sine die. Les entreprises, surtout les PME, ne pourront pas supporter cette charge supplémentaire alors qu’elles commencent à peine à relever la tête.

Nous pensions qu’après l’augmentation de la TVA en 2018, les retraités cesseraient d’être l’une des ciblés préférées de ce gouvernement. Malheureusement ceux-ci verront leurs pen- sions diminuer conséquence d’une revalorisation quasi-nulle dans un environnement où l’inflation sera de 1,7% selon l’Insee. Ajoutez à ces décisions des déclarations malheureuses de certains membres de la majorité et le « ras le bol » fiscal des années Hollande n’est pas loin.

Le choix de la solidarité générationnelle doit être fait, les retraités ne peuvent être les victimes désignés de la politique gouvernementale.
Enfin nous pensions sérieuses les intentions du gouvernement en matière de réduction des effectifs de la fonction publique or ce dernier nous annonce une suppression de 4 500 en 2019. Rappelons que l’objectif annoncé est de 120 000 postes en 2022 dont 50 000 pour la seule fonction publique étatique. C’est à croire que « certaines personnes font des promesses pour le seul plaisir de ne pas les tenir » comme l’écrivait William Hazlit.

Le choix de la réduction du nombre de fonctionnaires ne doit pas être remis en cause.
A la suite de Jean Pisani-Ferry, GEEA ne peut qu’appeler à l’avène- ment au sein de l’exécutif de la « culture du résultat fondée sur des objectifs concrets » et soutenir pleinement l’objectif de réduire les dépenses que la conjoncture économique soit favorable ou non.

L’élection d’Emmanuel Macron a créé des attentes, fortes. L’état politique de la France fait qu’il est aujourd’hui condamné à réussir. Néanmoins cette réussite ne peut plus reposer sur l’entre-deux. Les décisions difficiles doivent être prises maintenant sans quoi ce quinquennat sera un nouveau demi-échec ou demi-succès comme ses prédécesseurs.

Etre élu depuis 1988, même si c’est aujourd’hui politiquement incorrect, donne quelques avantages notamment celui de l’expé- rience et du recul.

Prendre du recul permet d’écarter les passions du moment pour tenter de n’apercevoir que l’essence des choses, ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Ainsi la victoire politique sans idées ni ligne directrice ne vaut rien, plusieurs présidents et premiers ministres nous l’ont prouvé.

L’expérience autorise à juger avec un certain discernement les actions menées or il est apparu évidemment que la France ne peut encore tolérer cinq années de réformes à moitié abouties car l’essence de son système, si complexe par ailleurs, est aujourd’hui attaqué de l’extérieur et que si nos propres gouvernants ne prennent pas les décisions qui s’imposent notamment en matière de réduction de la sphère publique, de coût du travail et de simplification administrative, le monde les prendra à notre place et nous en subirons les conséquences économiques et politiques comme c’est le cas actuellement.

Le Président de la République ne doit pas craindre l’impopularité, les péripéties politiques ou les réactions d’humeur de certaines catégories de la population. Il doit maintenir un cap clair au service du renouveau de l’économie française pour le bien du pays, c’est la seule solution. L’avantage est que dans la situation diffi- cile dans laquelle il se trouve actuellement, « la nécessité le délivre de l’embarras du choix » pour paraphraser Vauvenargues. L’heure n’est plus à la marche, désormais elle est à la course.

Notre revue GEEA : Accélérons la croissance !

Le Figaro : «Loi Pacte : il faut aller plus loin pour libérer notre croissance !»

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Les membres de «Génération entreprise-Entrepreneurs associés» soutiennent les mesures de la loi Pacte mais demandent davantage d'audace. - Crédits photo : ERIC FEFERBERG/AFP

Alors que le gouvernement d'Édouard Philippe avait tablé sur une croissance de 2 % en 2018, celle-ci connaît en réalité un vrai coup d'arrêt. En stagnant à 0,2 % du PIB au deuxième trimestre, elle devrait ainsi davantage avoisiner les 1,7 % cette année, avec des conséquences en cascade sur notre niveau de chômage ou la situation de nos finances publiques.

Avec un taux de chômage de 9,2 %, la France reste ainsi en queue de peloton de la zone euro, mais elle apparaît surtout comme le membre de l'Union européenne dont le chômage décroît le plus lentement depuis le début de la reprise. Quant à notre dette, cette dernière continue inexorablement de grimper pour s'élever aujourd'hui à 97,6 % du PIB, un niveau sans précédent dans notre histoire.

Mais alors, après la magnifique victoire de la France au Mondial de football, que faire pour que notre pays devienne, aussi, le champion du monde de l'économie et de l'emploi?

Le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, dit loi Pacte, offre une opportunité historique pour déverrouiller les principaux freins à la croissance de nos entreprises, libérer leur capacité d'emploi et débrider, enfin, leur formidable potentiel d'innovation.

» LIRE AUSSI - Ce qui va changer pour les salariés et les entreprises avec la loi Pacte

L'installation d'un guichet unique pour la création d'entreprise, la rationalisation des procédures de redressement judiciaire ou encore la libération de l'intéressement et de la participation, conformément à l'objectif du général de Gaulle de mettre fin aux affrontements stériles entre capital et travail, vont notamment dans la bonne direction. Certaines de ces propositions étaient d'ailleurs présentes dans le livre blanc de «Génération entreprise- Entrepreneurs associés», remis au ministre de l'Économie et des Finances, par les 140 parlementaires membres de cette association d'intérêt général, en janvier de cette année.

Profiter d'une conjoncture économique favorable

C'est pourquoi, si nous soutenons les mesures qui visent à lever les obstacles du développement de nos entreprises, de leur création à leur transmission, en passant par leur financement, nous appelons également de nos vœux que certaines d'entre elles soient beaucoup plus ambitieuses. Comme le préconise le FMI, c'est en effet maintenant qu'il faut «réparer la toiture tant que le soleil brille» en profitant de cette conjoncture économique favorable pour mener des réformes courageuses.

C'est notamment le cas de la simplification des seuils sociaux, ces véritables freins à l'embauche qui conduisent notre pays à cette situation unique au monde: deux fois plus d'entreprises de 49 que de 50 salariés!

Certes, la mise en place d'un délai de cinq ans pour répondre aux obligations et l'harmonisation du mode de calcul des effectifs faciliteront la vie des entrepreneurs. Mais pourquoi ne pas aller plus loin en repoussant toutes les obligations du seuil de 50 salariés, même celles du Code du travail, à au moins 100 salariés? L'enjeu est de taille car si notre pays détient l'un des records du monde en termes de créations d'entreprises, avec 591 000 créations en 2017, ces dernières ne grandissent que trop lentement, avec seulement 5 800 entreprises de taille intermédiaire, contre plus de 12 500 en Allemagne!

Concernant le financement de nos entreprises, il faudrait également plus d'ambition tant le léger renforcement prévu du PEA-PME et des fonds Euro-croissance, deux instruments financiers mis en place sous le précédent quinquennat et qui n'ont jamais rencontré le succès escompté, semble insuffisant face à l'urgence de la situation.

Dès lors, pourquoi ne pas déplafonner le dispositif Madelin, le PEA-PME et le financement participatif? Une telle mesure permettrait de combler la fin de l'ISF-PME et de faire émerger de solides «business angels» pour transformer notre épargne stérile en une épargne fertile, au service de l'emploi des Français. Il s'agit en effet de s'attaquer au sujet crucial du renforcement de l'investissement direct des Français vers nos TPE, nos start-up et nos PME en augmentant considérablement l'incitation fiscale en proportion des risques pris, à l'image de l'exemple britannique avec une incitation forte à investir, jusqu'à 1 million de livres, déductible à 30 % de l'impôt sur le revenu.

Alors oui, ne manquons pas d'audace pour réconcilier les Français avec l'économie et leur donner envie de s'impliquer dans la vie de nos entreprises. C'est une exigence si nous voulons libérer les talents, les énergies, les volontés, pour devenir la «Silicon Valley» de l'Europe à horizon de dix ans et redonner à notre pays l'optimisme qu'il n'aurait jamais dû perdre.

Olivier Dassault, député de l'Oise et président de Génération entreprise- Entrepreneurs associés (GEEA), est par ailleurs administrateur de Dassault Médias, société propriétaire du Figaro. Jean-Michel Fourgous, président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, est délégué général de GEEA. La liste complète des 74 parlementaires cosignataires - parmi lesquels Valérie Bazin-Malgras, députée de l'Aube et vice-présidente de l'Assemblée, Michel Herbillon, député du Val-de-Marne et vice-président de l'Assemblée, Annie Genevard, députée du Doubs et vice-présidente de l'Assemblée - peut être consultée sur FigaroVox.

La liste des signataires:

Olivier Dassault, député de l'Oise; Jean-Michel Fourgous, Président Saint-Quentin-en-Yvelines; Valérie Bazin-Malgras, députée de l'Aube et Vice-Présidente; Michel Herbillon, député du Val de Marne et Vice Président; Annie Genevard, député du Doubs et Vice-Présidente de l'AN; Marc Le Fur, député des Côtes-d'Armor; Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes; Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais; Laure de La Raudière, députée d'Eure-et-Loir; Damien Abad, député de l'Ain; Sophie Auconie, députée d'Indre-et-Loire; Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle; Olivier Becht, député du Haut-Rhin; Martine Berthet, sénatrice de la Savoie; Jerome Bignon, sénateur de la Somme; Jean-Yves Bony, député du Cantal; Ian Boucard, député du territoire de Belfort; Céline Boulay-Esperonnier, sénatrice de Paris; Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône; Bernard Brochand, député des Alpes-Maritimes; Fabrice Brun, député de l'Ardèche; Olivier Cadic, Sénateur des français de l'étranger; Jacques Cattin, député du Haut-Rhin; Gérard Cherpion, député des Vosges; Guillaume Chevrollier, Sénateur de la Mayenne; Paul Christophe, député du Nord; Dino Cinieri, député de la Loire; Pierre Cuypers, sénateur de la Seine-et-Marne; Typhanie Degois, députée de Savoie; Remi Delatte, député de Côte-d'Or; Stéphane Demilly, député la Somme; Julien Dive, député de l'Aisne; Philippe Dominati, sénateur de Paris; Marianne Dubois, députée Du Loiret; Pierre-Henri Dumont, député duPas-de-Calais; Jean-Jacques Ferrara, député de Corse du Sud; Nicolas Forissier, Ancien ministre, député de l'Indre; Claude de Ganay, député du Loiret; Laurent Garcia, député de Meurthe-et-Moselle; Meyer Habib, député des Français de l'étranger; Philippe Gosselin, député de la Manche; Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin; Alain Houpert, sénateur de la Côte-d'Or; Brigitte Kuster, députée de Paris; Elisabeth Lamure, Sénatrice du Rhône; David Lorion, député de la Réunion; Sébastien Leclerc, député du Calvados; Ronan Le Gleut, Sénateur des français de l'étranger; Constance Le Grip, députée des hauts-de-seine; Vivette Lopez, sénatrice du Gard; Véronique Louwagie, député de l'Orne; Gilles Lurton, député d'Ille-et-Vilaine; Emmanuel Maquet, député de la Somme; Sébastien Meurant, sénateur du Val-d'Oise; Maxime Minot, député de l'Oise; Patricia Morhet-Richaud, sénatrice des Hautes-Alpes; Christophe Naegelen, député des Vosges; Olivier Paccaud, sénateur de l'Oise; Bernard Perrut, député du Rhône; Berengère Poletti, député des Ardennes; Benoit Potterie, député du Pas-de-Calais; Sophie Primas, Sénatrice des Yvelines; Didier Quentin, député de charente maritime; Damien Regnard, Sénateur des français de l'étranger; Jean-Luc Reitzer, député du Haut-Rhin; Maina Sage, député de la Polynésie française; Raphaël Schellenberger, député du Haut Rhin; Eric Straumann, député du Haut-Rhin; Jean-Charles Taugourdeau, député du Maine-et-Loire; Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône; Laurence Trastour-Isnart, députée du Alpes-Maritimes; Isabelle Valentin, député de Haute-Loire; Pierre Vatin, député de l'Oise; Arnaud Viala, député de l'Aveyron; Michel Vialay, député des Yvelines; Stéphane Viry, député des Vosges.

Déplacement de GEEA à Angers

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A l’initiative de Jean-Charles Taugourdeau, GEEA s’est rendue à Angers pour humer la douce odeur de la réussite, cette douceur angevine décrite par Pierre de Ronsard et Joachim du Bellay.

Loin de stagner sur ses acquis, le département historiquement industrialisé a pris depuis longtemps le pli des nouvelles tech- nologies et mise sur l’énergie verte. En Maine-et-Loire, le taux de chômage reste inférieur à la moyenne national. La volonté politique est bien présente et récompen- sée. La veille du déplacement des parle- mentaires, l’hebdomadaire « l’Express » la décorait à nouveau Angers du titre de ville la plus attractive de France.

Les rencontres se sont déroulées exclu- sivement autour des projets d’avenir sur le site de l’aéroport d’Angers-Marcé, au gros potentiel mais sous-développé par rapport à sa capacité d’accueil. La feuille de route était donc basée sur son optimisation. « L’intelligence artificielle va exploser d’ici trois ans et il faut s’y préparer. Je suis persuadé que cette nouvelle génération de véhicules va régler le problème de mobilité en milieu rural. Mais il faut un lieu pour préparer et accompagner les gens. On pourrait installer à l’aéroport un centre d’adaptation à la conduite de ces voitures », propose Jean-Charles Taugourdeau. A la fin de cette journée, Christophe Béchu a annoncé la création d’un groupe de réflexion et d’incitation à la mobilité automatique.

Les participants à ce groupe d’études se donnent 6 mois pour faire aboutir le projet.

Notre revue GEEA : Un autre regard sur l'industrie

La croissance pour rien ? par Olivier Dassault

Les bonnes nouvelles économiques s’accumulent et pourtant les Français ne voient rien venir. 

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« Tout vin a sa lie » dit le dicton, même les meilleurs.

L’économie française 2018 est un bon cru. Les indicateurs se redressent, les signaux sont au vert et les prévisions bonnes. L’Insee annonce 2% de croissance en moyenne, du jamais vu depuis 2011. Les économistes jubilent, les politiques, actuels et passés, com- mencent à en réclamer leur part et les commentateurs qui vouaient la France aux gémonies renouent avec l’esprit cocardier.

Et les Français dans tout cela, sont-ils condamnés à la lie ?

Au nom de « la transition énergétique » ils ont vu le prix des carburants augmenter après des décennies de promotion étatique du diesel. Pour les habitants des centres villes piétonnisés, faisant leurs courses en vélo, c’est indolore, pour ceux des campagnes et des périphéries, c’est une attaque contre leur pouvoir d’achat. Transition ne doit pas rimer avec punition. Une transition est un passage d’un état à un autre, de manière lente et graduelle, l’in- verse parfait du couperet de la punition, immédiate et brutale.

Au nom de la sécurité routière, le gouvernement veut abaisser la vitesse autorisée sur les axes secondaires à 80 km/h. La chasse à l’automobiliste continue comme si posséder une voiture était un luxe ou une vanité et non une nécessité absolue pour l’immense majorité de nos concitoyens.

Enfin au nom de la santé publique, le prix du tabac a augmenté.

L’enfer français est pavé de bonnes intentions gouvernementales.

Prises indépendamment ces décisions se comprennent ; ensemble, elles sont une attaque contre la ruralité. Les habitants de nos vil- lages n’entendront pas que l’économie française va mieux car ils n’en voient pas la traduction dans leur vie, au contraire.

Une croissance sans augmentation du pouvoir d’achat rend les exercices d’autocongratulations odieux aux oreilles de ceux qui ne font que payer ; c’est l’inverse du « bon esprit » de Fénelon : beau- coup de mots pour dire peu ; c’est inutile.

Dans le contexte intellectuel et réglementaire actuel nous arri- vons au bout de nos possibilités économiques. 

Comme le rappelait récemment Nicolas Baverez, trois problèmes empêchent la France de renouer avec la croissance : l’économie avec une compétitivité en berne et une désindustrialisation record, le social avec une société paupérisée, bloquée et fragmentée et le financier avec une dette publique au-delà de 100% du PIB.

Sans réformes radicales, le chômage va rester élevé car les entreprises ne trouvent pas à embaucher. Selon l’Insee, un recru- teur sur trois se plaint d’avoir des difficultés de recrutement. Peut- être serait-il temps de revoir notre système de formation au sein de nos universités, de nos écoles et de faire des choix stratégiques pour avoir plus d’ingénieurs et de scientifiques qui en sortent chaque année ?

La révolution culturelle que GEEA défend est celle où les forma- tions proposées sont en adéquation avec le marché du travail. La religion du diplôme doit céder le pas à celle de l’employabilité.

Il est également temps de créer le marché du travail du 21ème siècle où flexibilité et mobilité soient la norme dans un environne- ment sécurisé pour employés et employeurs. Il faut faire tomber les citadelles réglementaires et en finir avec les luttes de classe entre salariés avec un contrat unique qui soit en même temps suffisamment souple pour l’employeur et protecteur pour le travailleur.

Il est essentiel que la pression fiscale sur les contribuables diminue et que les salaires augmentent. Ouvrir le travail à tous c’est aussi per- mettre au travail de payer plus que tous les dispositifs d’aides sociales réunis, sans cela, le chômage stagnera toujours entre 9 et 13%.

« Les miracles économiques sont moins ceux de l’inspiration que de la transpiration » pour paraphraser Paul Krugman ; pour en devenir un, la France doit retourner au travail par tous les moyens.

Dans le cas contraire les bonnes nouvelles macroéconomiques pourront bien se succéder, les Français voyant l’absence d’effets positifs sur leurs vies, continueront à se détourner du politique, se réfugiant dans l’abstention ou chez les extrêmes. Malgré les chan- gements politiques de 2017, il est toujours minuit moins deux à l’horloge de l’apocalypse. 

Petit déjeuner autour de Jean-Cyril Spinetta

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Thibault Bazin, Valérie Beauvais, Grégory Besson-Moreau, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Jacques Cattin, Olivier Damaisin, Loïc Dombreval, Jean-Pierre Door, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Yannick Haury, Alain Houpert, Jean-Luc Lagleize, Marc Le Fur, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Emmanuel Maquet, Maxime Minot, Christophe Naegelen, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala, Philippe Vigier, Stéphane Viry

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Thibault Bazin, Valérie Beauvais, Grégory Besson-Moreau, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Jacques Cattin, Olivier Damaisin, Loïc Dombreval, Jean-Pierre Door, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Yannick Haury, Alain Houpert, Jean-Luc Lagleize, Marc Le Fur, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Emmanuel Maquet, Maxime Minot, Christophe Naegelen, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala, Philippe Vigier, Stéphane Viry

« Et si nous prenions un train d’avance ? »

autour de Jean-Cyril Spinetta, Auteur d’un rapport sur l’avenir du transport ferroviaire

Petit déjeuner autour de Maurice Levy, Président du Conseil de surveillance de Publicis

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, JEAN-CLAUDE BOUCHET, BERNARD BROCHAND, PIERRE CORDIER, TYPHAINE DEGOIS, VIRGINIE DUBY-MULLER, JEAN-JACQUES FERRARA, FABIEN DI FILIPPO, MEYER HABIB, CLAUDE DE GANAY, LAURENT GARCIA, SÉBASTIEN HUYGHE, BRIGITTE KUSTER, CHARLES DE LA VERPILLÈRE, CONSTANCE LE GRIP, JEAN-PAUL MATTEI, ERIC PAUGET, FRÉDÉRIC REISS, RAPHAEL SCHELLENBERGER, PIERRE VATIN, STÉPHANE VIRY

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, JEAN-CLAUDE BOUCHET, BERNARD BROCHAND, PIERRE CORDIER, TYPHAINE DEGOIS, VIRGINIE DUBY-MULLER, JEAN-JACQUES FERRARA, FABIEN DI FILIPPO, MEYER HABIB, CLAUDE DE GANAY, LAURENT GARCIA, SÉBASTIEN HUYGHE, BRIGITTE KUSTER, CHARLES DE LA VERPILLÈRE, CONSTANCE LE GRIP, JEAN-PAUL MATTEI, ERIC PAUGET, FRÉDÉRIC REISS, RAPHAEL SCHELLENBERGER, PIERRE VATIN, STÉPHANE VIRY

sur le thème :

"Entreprises et Médias font-ils bon ménage?"

Petit déjeuner GEEA autour de Sébastien Missoffe, directeur général de Google France

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, VALÉRIE BAZIN-MALGRAS, EMILIE BONNIVARD, JEAN-CLAUDE BOUCHET, JACQUES CATTIN, DINO CINIERI, PIERRE CORDIER, RÉMI DELATTE, FABIEN DI FILIPPO, CLAUDE DE GANAY, LAURENT GARCIA, PHILIPPE GOSSELIN, YANNICK HAURY, ALEXANDRE HOLROYD, BRIGITTE KUSTER, SÉBASTIEN LECLERC, EMMANUEL MAQUET, MAXIME MINOT, ERIC PAUGET, SOPHIE PRIMAS, ERIC STRAUMANN, PIERRE VATIN, MICHEL VIALAY, STÉPHANE VIRY

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, VALÉRIE BAZIN-MALGRAS, EMILIE BONNIVARD, JEAN-CLAUDE BOUCHET, JACQUES CATTIN, DINO CINIERI, PIERRE CORDIER, RÉMI DELATTE, FABIEN DI FILIPPO, CLAUDE DE GANAY, LAURENT GARCIA, PHILIPPE GOSSELIN, YANNICK HAURY, ALEXANDRE HOLROYD, BRIGITTE KUSTER, SÉBASTIEN LECLERC, EMMANUEL MAQUET, MAXIME MINOT, ERIC PAUGET, SOPHIE PRIMAS, ERIC STRAUMANN, PIERRE VATIN, MICHEL VIALAY, STÉPHANE VIRY

Petit déjeuner GEEA autour de Sébastien Missoffe, directeur général de Google France

sur le Thème:

" La culture d’entreprise au service des objectifs "

Petit-déjeuner autour de Nikolaus Meyer-Landrut

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Valérie Beauvais, Jacques Cattin, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier,  Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Jean-Jacques Ferrara, Fabien di Filippo, Philippe Gosselin, Michel Herbillon, Jean-Luc Lagleize, Philippe Latombe, Sébastien Leclerc, Marc Le Fur, Constance Le Grip, Vivette Lopez, Véronique Louwagie, Sylvain Maillard, Eric Pauget, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Jean-Charles Taugourdeau, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Charles de la Verpillère, Arnaud Viala, Michel Vialay

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Valérie Beauvais, Jacques Cattin, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier,  Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Jean-Jacques Ferrara, Fabien di Filippo, Philippe Gosselin, Michel Herbillon, Jean-Luc Lagleize, Philippe Latombe, Sébastien Leclerc, Marc Le Fur, Constance Le Grip, Vivette Lopez, Véronique Louwagie, Sylvain Maillard, Eric Pauget, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Jean-Charles Taugourdeau, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Charles de la Verpillère, Arnaud Viala, Michel Vialay

Petit déjeuner GEEA autour de Nikolaus Meyer-Landrut, ambassadeur d'Allemagne en France

sur le Thème:

"L'apprentissage en Allemagne : un modèle à importer?"

Visite de Station F : une fierté Française, un exemple à travers le monde

En présence d'Olivier Dassault, Alexandra Ardisson, Pierre-Henri Dumont, Jean-Michel Fourgous, Michel Herbillon, Jean-Luc Lagleize, Patricia Morhet-Richaud, Sébastien Huygue, Valérie Bazin-Malgras, Richard Ramos, Jean-Paul Mattéi, Pierre Vatin, Frédéric Reiss

En présence d'Olivier Dassault, Alexandra Ardisson, Pierre-Henri Dumont, Jean-Michel Fourgous, Michel Herbillon, Jean-Luc Lagleize, Patricia Morhet-Richaud, Sébastien Huygue, Valérie Bazin-Malgras, Richard Ramos, Jean-Paul Mattéi, Pierre Vatin, Frédéric Reiss

Inauguré le 29 juin 2017 et réparti sur un campus de 34 000 mètres carrés , il est situé dans la Halle Freyssinet, à Paris. Cet incubateur a été créé par Xavier Niel et il est dirigé par Roxanne Varza. Il regroupe pas moins de 30 incubateurs, 1000 startups et 3000 entrepreneurs, avec une vision internationale.
Il rassemble également un certain nombre de services administratifs pour simplifier la vie de nos entrepreneurs !
Il favorise l'open innovation sur des secteurs très variés comme la cybersecurite, le luxe, le voyage, le numérique ! Les parlementaires ont visité venteprivee.com et Thales.
Bravo Xavier Niel ! Ressourçant.

Rencontre avec Bruno Le Maire sur le PACTE

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Paul Christophe, Pierre Cordier, Rémi Delatte, Michel Herbillon, Brigitte Kuster, Claude de Ganay, Emmanuel Maquet, Vivette Lopez, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Stéphane Viry,

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Paul Christophe, Pierre Cordier, Rémi Delatte, Michel Herbillon, Brigitte Kuster, Claude de Ganay, Emmanuel Maquet, Vivette Lopez, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Stéphane Viry,

« Génération Entreprise – Entrepreneurs Associés », présidé par Olivier Dassault et qui rassemble 128 parlementaires, des Modem aux Républicains, en passant par les Marcheurs, a reçu Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances pour proposer leurs mesures avant le dépôt définitif du PACTE (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).

Le ministre a insisté sur l’importance d’accélérer l’innovation. « La France doit faire mieux car nos concurrents sont féroces. Le Crédit Impôt Recherche ne suffit plus, il faut aussi l’ouvrir aux TPE PME ». Il est revenu aussi sur la nécessité de remonter les seuils sociaux « au cœur du PACTE », mesure qui fait partie des propositions présentées par les membres de GEEA depuis 2015.

Olivier Dassault, député de l’Oise, a abordé l’importance de retrouver les chemins de la croissance, indispensable pour que les entreprises embauchent. « Stabilité, cohérence et souplesse, voici le triptyque des mesures de bon sens, pragmatiques, demandées aussi par les entrepreneurs avec qui nous avons travaillé sur ce projet ». Parmi les 19 points proposés, le député de l’Oise est revenu sur la priorité de récompenser les salariés méritant en laissant les entrepreneurs qui le souhaitent verser une prime pouvant aller jusqu’à 1000 euros par an sans charge et défiscalisée.

Pierre Cordier, député des Ardennes, a demandé si les heures supplémentaires défiscalisées seraient de retour parce que « croire en l’entreprise, c’est croire en ses salariés ». Bruno Le Maire est revenu sur la situation budgétaire, « les heures supplémentaires défiscalisées coûtent chers à l’Etat » et complète « D’ici deux ou trois ans, nous verrons si leur retour est possible, en fonction de la situation budgétaire ».

Revue GEEA : Top départ pour la France !

Proposition de loi : prime bénévole de performance libre de cotisation sociale et d'impostion fiscale par Olivier Dassault

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Olivier Dassault entame mon sixième mandat de député. Président de Génération Entreprise- Entrepreneurs Associés, il siège à la commission des affaires étrangères.

Profondément attaché au monde rural, il est élu dans une circonscription qui compte pas moins de 135 communes dont une partie de Beauvais.

Convaincu que c’est grâce à l’entreprise, de la plus petite TPE à la multinationale, que la France retrouvera le chemin de la croissance et donc, à terme, des emplois, il s’applique à proposer des solutions pour libérer le travail, alléger les contraintes administratives et faciliter le dialogue entre le chef d’entreprise et ses salariés.

Retour sur sa proposition de loi visant à créer une prime bénévole de performance libre de cotisation sociale, libre d’imposition fiscale.

 

« Le travail est un trésor » disait la fable de Jean de la Fontaine. Il nous appartient de conforter l’adage. A l’heure où la mondialisation promet de libérer les énergies, une des conditions pour améliorer l’efficacité économique, sa rentabilité, c’est de donner à nos entrepreneurs les moyens de faire bénéficierà leurs salariésles performances de leur outil de travail !

 

Mais, entre l’entrepreneur et son salarié, il y a toujours l’administration fiscale ! Même lorsqu'il s’agit de récompenser les membres de l’équipe, en versant une prime pour leurs efforts ou la tenue des objectifs, les taxes et les cotisations sociales s’imposent. Ni le patron, ni le salarié ne sortent gagnant de la ponction de la valeur marchande du travail.

 

Prenons l’exemple d’un entrepreneur qui souhaite verser 1000 euros net de prime à son salarié. Le patron qui ne remplit pas les conditions restrictives du versement de la prime d’intéressement ou de la participation devra s’acquitter de 820 euros de charges supplémentaires, soit un total de 1820 euros. De son côté, le salarié recevra 1000 euros net sur son bulletin de salaire, prime qui ne sera pas oubliée lors du versement de l’impôt sur le revenu.

 

Saluons la volonté de certaines entreprises de donner des primes à leurs ouvriers les plus méritants ; c’est le cas d’Huchez Treuils à Ferrières, dont son dirigeant Antoine Huchez est à l’initiative de cette proposition de loi, ou encore ceux de la société Louis Besse, entreprise centenaire de plasturgie basée à Milly-sur-Thérain,  domiciliéestoutes les deux dans l’Oise.

 

A ces charges sociales décourageantes, s’ajoute une législation complexe, voire kafkaïenne, comptant sur des agents de contrôle de l’URSSAF appliquant à la lettre les textes, évitant de s’inspirer de l’esprit de la loi. Aucune petite erreur, même de bonne foi n’est pardonnable aux chefs d’entreprise.

Les dirigeants de Besse me contaient que leur entreprise avait été redressée par l’URSSAF pour avoir offert un cadeau de départ à la retraite supérieur à 150 euros et deux chèques cadeaux à l’ensemble des salariés parce que leur attribution n’avait pas de lien avec une naissance, un mariage, une fête des mères ou des pères, une Sainte Catherine ou une rentrée scolaire… Elle a ainsi versé, en plus des 3000 euros de prime, une amende de 4000 euros à l’administration fiscale.

Quel triste paradoxe ! L’entreprise a ainsi été verbalisée parce qu’elle avait été trop généreuse avec ses ouvriers !

 

Cette proposition de loi, cosignée par une cinquantaine de députés, la plupart membres de GEEA, offre la possibilité aux employeurs qui le souhaitent de récompenser le travail des salariés par une prime maximum de 1000 euros par an qui ne serait ni chargée, ni fiscalisée pour les deux parties. A l’image des heures supplémentaires défiscalisées, l’objectif de ce dispositif vise à améliorer le pouvoir d’achat des Français. « Travailler plus pour gagner plus » était un beau slogan. Une formule de bon sens, une vérité éternelle.

Récompenser le travail, faire respirer les entreprises en réduisant les cotisations sociales patronales, voilà une initiative qu’il convient d’accompagner et surtout d’encourager. J’ai demandé au groupe Les Républicains d’inscrire cette proposition de loi dans une niche pour un examen en séance.

Petit-déjeuner autour de Laura Flessel, ministre des Sports

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Thibault Bazin, Valérie Bazin-Malgras, Jacques Cattin, Jean-Claude Bouchet, Bernard Brochand, Gérard Cherpion, Dino Cinieri, Rémi Delatte, Claude de Ganay, Jean-Jacques Ferrara, Fabien di Filippo, Laurent Garcia, Annie Genevard, Valérie Lacroute, Sébastien Leclerc, Gilles Lurton, Jean-Paul Mattéi, Gérard Menuel, Christophe Naegelen, Olivier Paccaud, Jean-François Parigi, Eric Pauget, Guillaume Peltier, Bérengère Poletti, Frédéric Reiss, Maïna Sage, Laurence Trastour-Isnart, Charles de la Verpillère, Michel Vialay

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Thibault Bazin, Valérie Bazin-Malgras, Jacques Cattin, Jean-Claude Bouchet, Bernard Brochand, Gérard Cherpion, Dino Cinieri, Rémi Delatte, Claude de Ganay, Jean-Jacques Ferrara, Fabien di Filippo, Laurent Garcia, Annie Genevard, Valérie Lacroute, Sébastien Leclerc, Gilles Lurton, Jean-Paul Mattéi, Gérard Menuel, Christophe Naegelen, Olivier Paccaud, Jean-François Parigi, Eric Pauget, Guillaume Peltier, Bérengère Poletti, Frédéric Reiss, Maïna Sage, Laurence Trastour-Isnart, Charles de la Verpillère, Michel Vialay

 

autour de Laura Flessel

ministre des Sports

sur le thème :

" Jeux Olympiques 2024 : une chance pour la France ? "

Nouveau monde? par Olivier Dassault

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Sommes-nous entrés dans un nouveau monde comme le décrivent les commentateurs ? L’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République crée-t-elle une rupture entre l’ancien et le nouveau ?

Un pragmatique répondrait qu’un Président jeune, ancré au centre-droit, très favorable à l’Europe actuelle et voulant apporter plus de liberté à l’économie française, cela s’est déjà vu en la personne de Valéry Giscard d’Estaing qui en son temps fut aussi le summum  de la modernité politique.

Un idéaliste répondrait que le vieux monde politique a été mis par terre et qu’un inconnu l’a emporté là où les plus chevronnés des politiciens de France se sont cassés les dents.

Un réaliste, quelque peu cynique, considèrerait que gagner face à cette Marine Le Pen était à la portée de tout le monde.

La « rupture », la « France d’après », tous ces slogans, Nicolas Sarkozy les utilisait déjà il y a 10 ans lorsqu’il réunissait 19 millions de voix sur son nom au second tour face à Ségolène Royal. Si le monde a changé depuis ce temps, ce changement a peu à voir avec cette élection, pourtant porteuse de promesse à l’époque.

Les élections et les présidents passent et les réalités demeurent : le chômage, la désindustrialisation, l’impression générale que la France est ce pays où l’Etat n’a de cesse d’entraver la liberté.

Le gouvernement actuel table sur une croissance d’1,8%, saura-t-il en faire quelque chose ? Saura-t-il en faire profiter les Français ?

Les ordonnances travail ont été présentées au Parlement et s’il faut certainement saluer une certaine volonté de simplification de certains pans de notre droit du travail, on est loin de la révolution annoncée. Au final ces ordonnances permettront-elles de créer des emplois ? Je crains que les freins à l’embauche que nous connaissons tous : un coût du travail trop élevé, une trop grande rigidité des contrats de travail et une fiscalité changeante soient toujours là lorsque l’illusion de la nouveauté se sera estompée.

Le budget 2018 se veut sincère alors que le précédent ne l’était pas, nous en prenons acte. Etait-on pourtant obligé de répéter l’erreur que tous les gouvernements font depuis l’instauration de l’Impôt sur la Fortune en le supprimant à moitié mais pas entièrement aboutissant ainsi à l’exonération de certains biens sans qu’aucun logique fiscale ou économique ne le justifie ? Nouveau président, nouveau gouvernement et pourtant l’habitude des demi-mesures persiste. Tout le bénéfice de cette demi-réforme commence d’ailleurs à s’estomper devant la polémique qu’elle suscite. C’est un échec.

Ajoutez à cela les mesures antisociales mesquines comme la baisse des allocations pour le logement ou celles contre les collectivités locales et vous obtenez un budget inutilement brutal et insuffisamment réformateur. A la révolution annoncée succède la déception mais peut-être la marche était-elle trop haute pour ce gouvernement composé avant tout de membres de l’ancien monde politique ?

La chance qu’avait ce gouvernement était qu’il semblait être celui que la droite libérale attendait enfin. Celui capable de prendre les décisions courageuses que GEEA appelle de ses vœux depuis sa fondation en 2002. Seulement c’était sans compter l’équilibre précaire sur lequel cette nouvelle majorité repose, le désormais célèbre « en même temps » passé à la postérité pendant la campagne présidentielle où le candidat Macron pouvait ainsi s’adresser aux manifestants de la « Manif pour Tous » et « en même temps » aux défenseurs du « mariage pour tous » tout en prétendant comprendre les deux positions et les partager. Un célèbre Président de l’ancien monde disait que l’on ne sortait de l’ambiguïté qu’à son propre détriment et pourtant il est grand temps d’en sortir.

L’heure n’est plus à la tactique mais aux principes pour paraphraser Kessel car si « tomber est permis se relever est ordonné » comme le dit proverbe. Il est temps de relever la France, halte aux demi-mesures, aux réformes inabouties et aux atermoiements coupables. Depuis l’avènement du quinquennat, le temps présidentiel s’est considérablement raccourci, les réformes doivent être lancées et bien avancées dès la mi-mandat, la réélection ne peut plus être l’enjeu majeur comme nous l’ont enseigné les deux prédécesseurs d’Emmanuel Macron sous peine de paralysie.

Après 6 mois d’exercice du pouvoir, je ne sais toujours pas si nous sommes dans un nouveau monde mais je sais que l’heure de la dernière chance, elle, a, sonné. La France doit redresser son image à l’étranger comme un pays où il fait bon investir, produire et travailler, elle doit redonner ses lettres de noblesse au travail pour nos compatriotes, elle doit renouer avec un véritable patriotisme économique du 21e siècle et non du 20e , enfin elle doit redevenir une terre de possibilités pour le plus grand nombre. Depuis trop longtemps, nous avons cessé de rêver à l’avenir pour nous plonger dans les affres de la nostalgie « L’idée d’avenir est plus féconde que l’avenir lui-même » disait Bergson, puisse ces cinq années ensemencer notre pays pour que nous assistions à sa renaissance.

Petit-déjeuner autour de Charles Znaty, Président de la maison Pierre Hermé

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Pascal Bois, Ian Boucard, Jean-Claude Bouchet, Paul Christophe, Claude de Ganay, Fabien di Filippo, Laurent Garcia, Annie Genevard,  Michel Herbillon, Christian Jacob, Philippe Latombe, Constance Le Grip, Maurice Leroy, Véronique Louwagie, Gérard Menuel, Pierre Morel-A-l'Huissier,  Christophe Naegelen, Olivier Paccaud, Bernard Perrut, Guy Teissier, Laurence Trastour-Isnart, Alexandra Ardisson, Pierre Vatin, Stéphane Viry

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Pascal Bois, Ian Boucard, Jean-Claude Bouchet, Paul Christophe, Claude de Ganay, Fabien di Filippo, Laurent Garcia, Annie Genevard,  Michel Herbillon, Christian Jacob, Philippe Latombe, Constance Le Grip, Maurice Leroy, Véronique Louwagie, Gérard Menuel, Pierre Morel-A-l'Huissier,  Christophe Naegelen, Olivier Paccaud, Bernard Perrut, Guy Teissier, Laurence Trastour-Isnart, Alexandra Ardisson, Pierre Vatin, Stéphane Viry

autour de Charles Znaty

Co-fondateur et Président de la maison Pierre Hermé

sur le thème :

"La fabuleuse histoire du macaron. De Paris à Tokyo, à l’espace : la maison Pierre Hermé Paris"