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Tribune de Jean-Michel Fourgous : Réconcilions les Français et l'économie !

Entre les Français et l’économie, serait-ce la grande incompréhension ?

En 2016, une étude Allianz plaçait la France en bonne dernière des pays européens en matière de culture financière, l’Autriche et l’Allemagne se situant tout en haut du classement. En 2017, un sondage IFOP montrait également que 63% des Français n’avaient aucune idée de l’ordre de grandeur du PIB quand 65% ne connaissaient pas l’ampleur de notre dette publique... dont le montant historiquement élevé, à près de 100% du PIB, ne devrait pourtant laisser personne indifférent !

Plus récemment encore, ce fut au tour du Comité stratégique d’édu- cation financière d’en faire l’amer constat : selon leur enquête, près de 60% des Français ne maîtrisent pas l’effet de l’inflation sur leur pouvoir d’achat ni le calcul d’un intérêt sur un placement...

Ce manque de culture économique est grave : selon le prix Nobel Edmund Phelps, un tel déficit coûterait 1 point de croissance à notre pays chaque année ! C’est pourquoi, il est urgent de pour- suivre cet indispensable travail de pédagogie de l’économie dont c’est d’ailleurs l’une des missions de « Génération Entreprise – Entrepreneurs Associés ».

Transformer une épargne stérile en épargne fertile

Réconcilier les Français et l’économie, c’est notamment leur faire prendre conscience de l’importance du facteur « capital », véritable matière première de la croissance, et les inciter à investir plus activement leurs économies dans nos entreprises.

C’était l’ambition des mesures défendues sans relâche par notre groupe parlementaire, à l’image de l’ISF-PME dont la suppres- sion est à regretter, ou de l’amendement Fourgous-Dassault sur l’assurance-vie qui a permis de déplacer 88 Mds€ vers l’investis- sement productif, au service de l’emploi des Français.

Oui, il faut faire de nos concitoyens des acteurs impliqués de notre économie, davantage que de simples spectateurs, sou- vent critiques. C’est aussi l’un des objectifs de la loi Pacte pré- sentée par Bruno Le Maire, mais les mesures seront-elles à la hauteur des enjeux ? On peut malheureusement en douter. Il y a en effet urgence : nos entreprises sont deux à quatre fois moins capitalisées que leurs concurrentes anglaises, allemandes ou américaines. Résultat, elles manquent cruellement de capitaux pour innover, se développer ou embaucher...

Alors, au moment où seulement 11% de l’épargne des Français est allouée au financement des fonds propres des entreprises, pour- quoi ne pas faire preuve de plus d’audace en s’inspirant notam- ment de ce qui marche à l’étranger, à l’image du dispositif anglais de l’EIS (Entreprise Investment Scheme) et sa forte incitation à investir, jusqu'à 1 million de livres déductibles à 30% de l'impôt sur le revenu ? C’est un impératif si nous voulons vraiment libérer notre économie dont la croissance tourne désormais au ralenti.

Le numérique peut doubler notre croissance

RéconcilierlesFrançaisetl’économie,c’estaussipréparernosconci- toyens à la révolution numérique sans précédent, dont le raz-de- marée technologique n'épargne aucun secteur : d'ici 2030, 85% des emplois vont ainsi être profondément transformés par le numérique et la robotisation qui seront même plus efficaces que l'homme, y compris pour de nombreuses tâches intellectuelles. Alors, qu’attendons-nous pour former nos enfants à ces bouleversements inédits ?

Le numérique est en effet le plus grand démultiplicateur d’intelli- gence et d’innovation que l’homme ait jamais inventé et nous en sommes encore qu’aux premiers balbutiements !
Selon Accenture, un pays qui mise vraiment sur l’intelligence numérique peut d’ailleurs multiplier par deux sa croissance éco- nomique, quel pays pourrait s’en priver ?

Relever ce défi, c’est bel et bien l’ambition de « Génération Entreprise – Entrepreneurs Associés » pour permettre à la France de s’emparer pleinement de cette révolution numérique inédite et porteuse d’une culture de changements comme d’innovations sans précédent !

Petit déjeuner autour de Jacques Séguéla

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Emmanuelle Anthoine, Valérie Bazin-Malgras, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Celine Boulay-Esperonnier, Bernard Brochand Fabrice Brun, Jacques Cattin, Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Remi Delatte, Eric Diard, Loïc Dombreval, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Annie Genevard, Yannick Haury, Michel Herbillon, Brigitte Kuster, Jean-Luc Lagleize, Sebastien Leclerc, Ronan Le Gleut, Constance Le Grip, Gilles Lurton, Maxime Minot, Benoit Potterie, Eric Straumann, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala, Michel Vialay

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Emmanuelle Anthoine, Valérie Bazin-Malgras, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Celine Boulay-Esperonnier, Bernard Brochand Fabrice Brun, Jacques Cattin, Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Remi Delatte, Eric Diard, Loïc Dombreval, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Annie Genevard, Yannick Haury, Michel Herbillon, Brigitte Kuster, Jean-Luc Lagleize, Sebastien Leclerc, Ronan Le Gleut, Constance Le Grip, Gilles Lurton, Maxime Minot, Benoit Potterie, Eric Straumann, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala, Michel Vialay

Petit déjeuner autour de Jacques Séguéla

Sur le thème :

“Peut-on vendre une politique comme on vend une lessive?”

Notre revue GEEA : Accélérons la croissance !

Le Figaro : «Loi Pacte : il faut aller plus loin pour libérer notre croissance !»

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Les membres de «Génération entreprise-Entrepreneurs associés» soutiennent les mesures de la loi Pacte mais demandent davantage d'audace. - Crédits photo : ERIC FEFERBERG/AFP

Alors que le gouvernement d'Édouard Philippe avait tablé sur une croissance de 2 % en 2018, celle-ci connaît en réalité un vrai coup d'arrêt. En stagnant à 0,2 % du PIB au deuxième trimestre, elle devrait ainsi davantage avoisiner les 1,7 % cette année, avec des conséquences en cascade sur notre niveau de chômage ou la situation de nos finances publiques.

Avec un taux de chômage de 9,2 %, la France reste ainsi en queue de peloton de la zone euro, mais elle apparaît surtout comme le membre de l'Union européenne dont le chômage décroît le plus lentement depuis le début de la reprise. Quant à notre dette, cette dernière continue inexorablement de grimper pour s'élever aujourd'hui à 97,6 % du PIB, un niveau sans précédent dans notre histoire.

Mais alors, après la magnifique victoire de la France au Mondial de football, que faire pour que notre pays devienne, aussi, le champion du monde de l'économie et de l'emploi?

Le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, dit loi Pacte, offre une opportunité historique pour déverrouiller les principaux freins à la croissance de nos entreprises, libérer leur capacité d'emploi et débrider, enfin, leur formidable potentiel d'innovation.

» LIRE AUSSI - Ce qui va changer pour les salariés et les entreprises avec la loi Pacte

L'installation d'un guichet unique pour la création d'entreprise, la rationalisation des procédures de redressement judiciaire ou encore la libération de l'intéressement et de la participation, conformément à l'objectif du général de Gaulle de mettre fin aux affrontements stériles entre capital et travail, vont notamment dans la bonne direction. Certaines de ces propositions étaient d'ailleurs présentes dans le livre blanc de «Génération entreprise- Entrepreneurs associés», remis au ministre de l'Économie et des Finances, par les 140 parlementaires membres de cette association d'intérêt général, en janvier de cette année.

Profiter d'une conjoncture économique favorable

C'est pourquoi, si nous soutenons les mesures qui visent à lever les obstacles du développement de nos entreprises, de leur création à leur transmission, en passant par leur financement, nous appelons également de nos vœux que certaines d'entre elles soient beaucoup plus ambitieuses. Comme le préconise le FMI, c'est en effet maintenant qu'il faut «réparer la toiture tant que le soleil brille» en profitant de cette conjoncture économique favorable pour mener des réformes courageuses.

C'est notamment le cas de la simplification des seuils sociaux, ces véritables freins à l'embauche qui conduisent notre pays à cette situation unique au monde: deux fois plus d'entreprises de 49 que de 50 salariés!

Certes, la mise en place d'un délai de cinq ans pour répondre aux obligations et l'harmonisation du mode de calcul des effectifs faciliteront la vie des entrepreneurs. Mais pourquoi ne pas aller plus loin en repoussant toutes les obligations du seuil de 50 salariés, même celles du Code du travail, à au moins 100 salariés? L'enjeu est de taille car si notre pays détient l'un des records du monde en termes de créations d'entreprises, avec 591 000 créations en 2017, ces dernières ne grandissent que trop lentement, avec seulement 5 800 entreprises de taille intermédiaire, contre plus de 12 500 en Allemagne!

Concernant le financement de nos entreprises, il faudrait également plus d'ambition tant le léger renforcement prévu du PEA-PME et des fonds Euro-croissance, deux instruments financiers mis en place sous le précédent quinquennat et qui n'ont jamais rencontré le succès escompté, semble insuffisant face à l'urgence de la situation.

Dès lors, pourquoi ne pas déplafonner le dispositif Madelin, le PEA-PME et le financement participatif? Une telle mesure permettrait de combler la fin de l'ISF-PME et de faire émerger de solides «business angels» pour transformer notre épargne stérile en une épargne fertile, au service de l'emploi des Français. Il s'agit en effet de s'attaquer au sujet crucial du renforcement de l'investissement direct des Français vers nos TPE, nos start-up et nos PME en augmentant considérablement l'incitation fiscale en proportion des risques pris, à l'image de l'exemple britannique avec une incitation forte à investir, jusqu'à 1 million de livres, déductible à 30 % de l'impôt sur le revenu.

Alors oui, ne manquons pas d'audace pour réconcilier les Français avec l'économie et leur donner envie de s'impliquer dans la vie de nos entreprises. C'est une exigence si nous voulons libérer les talents, les énergies, les volontés, pour devenir la «Silicon Valley» de l'Europe à horizon de dix ans et redonner à notre pays l'optimisme qu'il n'aurait jamais dû perdre.

Olivier Dassault, député de l'Oise et président de Génération entreprise- Entrepreneurs associés (GEEA), est par ailleurs administrateur de Dassault Médias, société propriétaire du Figaro. Jean-Michel Fourgous, président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, est délégué général de GEEA. La liste complète des 74 parlementaires cosignataires - parmi lesquels Valérie Bazin-Malgras, députée de l'Aube et vice-présidente de l'Assemblée, Michel Herbillon, député du Val-de-Marne et vice-président de l'Assemblée, Annie Genevard, députée du Doubs et vice-présidente de l'Assemblée - peut être consultée sur FigaroVox.

La liste des signataires:

Olivier Dassault, député de l'Oise; Jean-Michel Fourgous, Président Saint-Quentin-en-Yvelines; Valérie Bazin-Malgras, députée de l'Aube et Vice-Présidente; Michel Herbillon, député du Val de Marne et Vice Président; Annie Genevard, député du Doubs et Vice-Présidente de l'AN; Marc Le Fur, député des Côtes-d'Armor; Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes; Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais; Laure de La Raudière, députée d'Eure-et-Loir; Damien Abad, député de l'Ain; Sophie Auconie, députée d'Indre-et-Loire; Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle; Olivier Becht, député du Haut-Rhin; Martine Berthet, sénatrice de la Savoie; Jerome Bignon, sénateur de la Somme; Jean-Yves Bony, député du Cantal; Ian Boucard, député du territoire de Belfort; Céline Boulay-Esperonnier, sénatrice de Paris; Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône; Bernard Brochand, député des Alpes-Maritimes; Fabrice Brun, député de l'Ardèche; Olivier Cadic, Sénateur des français de l'étranger; Jacques Cattin, député du Haut-Rhin; Gérard Cherpion, député des Vosges; Guillaume Chevrollier, Sénateur de la Mayenne; Paul Christophe, député du Nord; Dino Cinieri, député de la Loire; Pierre Cuypers, sénateur de la Seine-et-Marne; Typhanie Degois, députée de Savoie; Remi Delatte, député de Côte-d'Or; Stéphane Demilly, député la Somme; Julien Dive, député de l'Aisne; Philippe Dominati, sénateur de Paris; Marianne Dubois, députée Du Loiret; Pierre-Henri Dumont, député duPas-de-Calais; Jean-Jacques Ferrara, député de Corse du Sud; Nicolas Forissier, Ancien ministre, député de l'Indre; Claude de Ganay, député du Loiret; Laurent Garcia, député de Meurthe-et-Moselle; Meyer Habib, député des Français de l'étranger; Philippe Gosselin, député de la Manche; Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin; Alain Houpert, sénateur de la Côte-d'Or; Brigitte Kuster, députée de Paris; Elisabeth Lamure, Sénatrice du Rhône; David Lorion, député de la Réunion; Sébastien Leclerc, député du Calvados; Ronan Le Gleut, Sénateur des français de l'étranger; Constance Le Grip, députée des hauts-de-seine; Vivette Lopez, sénatrice du Gard; Véronique Louwagie, député de l'Orne; Gilles Lurton, député d'Ille-et-Vilaine; Emmanuel Maquet, député de la Somme; Sébastien Meurant, sénateur du Val-d'Oise; Maxime Minot, député de l'Oise; Patricia Morhet-Richaud, sénatrice des Hautes-Alpes; Christophe Naegelen, député des Vosges; Olivier Paccaud, sénateur de l'Oise; Bernard Perrut, député du Rhône; Berengère Poletti, député des Ardennes; Benoit Potterie, député du Pas-de-Calais; Sophie Primas, Sénatrice des Yvelines; Didier Quentin, député de charente maritime; Damien Regnard, Sénateur des français de l'étranger; Jean-Luc Reitzer, député du Haut-Rhin; Maina Sage, député de la Polynésie française; Raphaël Schellenberger, député du Haut Rhin; Eric Straumann, député du Haut-Rhin; Jean-Charles Taugourdeau, député du Maine-et-Loire; Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône; Laurence Trastour-Isnart, députée du Alpes-Maritimes; Isabelle Valentin, député de Haute-Loire; Pierre Vatin, député de l'Oise; Arnaud Viala, député de l'Aveyron; Michel Vialay, député des Yvelines; Stéphane Viry, député des Vosges.

Déplacement de GEEA à Angers

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A l’initiative de Jean-Charles Taugourdeau, GEEA s’est rendue à Angers pour humer la douce odeur de la réussite, cette douceur angevine décrite par Pierre de Ronsard et Joachim du Bellay.

Loin de stagner sur ses acquis, le département historiquement industrialisé a pris depuis longtemps le pli des nouvelles tech- nologies et mise sur l’énergie verte. En Maine-et-Loire, le taux de chômage reste inférieur à la moyenne national. La volonté politique est bien présente et récompen- sée. La veille du déplacement des parle- mentaires, l’hebdomadaire « l’Express » la décorait à nouveau Angers du titre de ville la plus attractive de France.

Les rencontres se sont déroulées exclu- sivement autour des projets d’avenir sur le site de l’aéroport d’Angers-Marcé, au gros potentiel mais sous-développé par rapport à sa capacité d’accueil. La feuille de route était donc basée sur son optimisation. « L’intelligence artificielle va exploser d’ici trois ans et il faut s’y préparer. Je suis persuadé que cette nouvelle génération de véhicules va régler le problème de mobilité en milieu rural. Mais il faut un lieu pour préparer et accompagner les gens. On pourrait installer à l’aéroport un centre d’adaptation à la conduite de ces voitures », propose Jean-Charles Taugourdeau. A la fin de cette journée, Christophe Béchu a annoncé la création d’un groupe de réflexion et d’incitation à la mobilité automatique.

Les participants à ce groupe d’études se donnent 6 mois pour faire aboutir le projet.

Stop au mythe de la cagnotte ! par Jean-Michel Fourgous

Bonne nouvelle ! Pour la 1ère fois depuis la crise financière de 2008, la plus grave depuis les années 1930, la France repasse sous la barre des 3% de déficit public, règle fixée par les trai- tés européens, avec un déficit de 2,6% du produit intérieur brut (PIB) en 2017.

Pour autant, même si la Commission européenne devrait ainsi sortir notre pays de la procé- dure pour déficit excessif, pouvons-nous bomber le torse et crier tous en cœur, Cocorico ? Malheureusement, rien n’en est moins sûr... 

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Un effet mécanique

L’Insee souligne en effet que la baisse du déficit est essentielle- ment conjoncturelle : elle s’explique principalement par le retour de la croissance, avec 2% l’an dernier, ce qui entraîne mécani- quement une hausse des rentrées fiscales, notamment de la TVA (+7,6 milliards d’euros), sans une baisse réelle des dépenses publiques. Pis, ces dernières n’ont cessé de progresser.

Elles ont ainsi augmenté de 2,5% en un an, pour s’élever selon Eurostat à 56,4% du PIB, un des records du monde, contre seu- lement 44,2% en Allemagne ou une moyenne de 46,3% en Union européenne...

Une cagnotte ? Quelle cagnotte ?

Dans ce contexte, le plaidoyer de Joël Giraud, le Rapporteur géné- ral du budget à l’Assemblée nationale, pour une redistribution partielle de la prétendue « cagnotte fiscale », plutôt que de l’affec- ter au désendettement, semble être assez risqué...

En effet, comment peut-on parler de « cagnotte » lorsqu’en 2018, les dépenses totales de l’État atteindront 424,7 milliards d’euros, contre 417,4 milliards en 2017 ? De même, comment utiliser un tel terme alors que le déficit de l’État s’élèvera à 82,9 milliards d’eu- ros à la fin de l’année prochaine (contre 76,5 milliards d’euros en 2017), soit une hausse de 6,4 milliards d’euros ?

Des dépenses excessives qui entrainent d’ailleurs une fiscalité, elle aussi, excessive ! Selon l’INSEE, les impôts vont ainsi augmenter de 4,5Mds d’euros en 2018 : les neuf millions de retraités qui connaissent, depuis le début de l’année une augmentation de 25% de leur CSG peuvent en témoigner.

Quant à notre dette publique, elle est passée, de 2016 à 2017, de 2152 à 2218Mds d’euros, ce qui représente une augmentation de 66Mds d’euros ! Résultat, elle frôle les 100% du PIB, en hausse constante, contrairement à de nombreux pays en Europe qui ont, eux, réussi à la contenir, puis à la faire diminuer, parfois de manière spectaculaire, comme en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Irlande...

C’est pourquoi, dans l’indifférence générale, certaines voix mettent en garde sur le risque de bombe à retardement financière qui n’a jamais été si près d’éclater. « Attention au réveil douloureux ! », clame ainsi le Président de la Cour des comptes.

Rien qu’en 2018, la France empruntera davantage sur les marchés financiers qu’en 2017 : 200 milliards d’euros, du jamais vu depuis 10 ans ! C’est grave car le jour où les taux d’intérêt remonteront, et ce jour-là finira bien par arriver, notre pays sera pris à la gorge ! L’Etat, en cessation de paiement, ne pourra plus assurer les trai- tements ni les retraites de ses fonctionnaires !

Il est donc temps d’affirmer haut et fort que notre ennemi, ce n’est pas la Finance ! Notre ennemi, c’est la dette !

Alors, comme le suggère très justement l’IFRAP au sujet des dépenses publiques, pourquoi ne pas appliquer un principe de précaution ?

Défendons nos territoires !

C’est pourquoi, face à ce contexte d’incertitude au niveau national, plutôt qu’une redistribution de la cagnotte, beaucoup d’élus locaux tirent davantage la sonnette d’alarme sur la suppression de la taxe d’habitation ! C’est le principe même de l’autonomie de gestion des collectivités locales qui est en danger !

De plus, comment une telle mesure va être financée ? Le risque n’est-il pas que cette taxe soit (une nouvelle fois) remplacée par une énième usine à gaz fiscale ?

Poser des questions sans tabou, écouter nos entrepreneurs qui font le dynamisme de nos territoires ou bien encore proposer des mesures audacieuses... Telle est la mission de « Génération Entreprise – Entrepreneurs Associés » dont cette belle revue porte fièrement l’ambition !

Alors, bonne lecture à tous... et vive l’entreprise ! 

Notre revue GEEA : Un autre regard sur l'industrie

Petit déjeuner autour de Jean-Cyril Spinetta

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Thibault Bazin, Valérie Beauvais, Grégory Besson-Moreau, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Jacques Cattin, Olivier Damaisin, Loïc Dombreval, Jean-Pierre Door, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Yannick Haury, Alain Houpert, Jean-Luc Lagleize, Marc Le Fur, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Emmanuel Maquet, Maxime Minot, Christophe Naegelen, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala, Philippe Vigier, Stéphane Viry

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Thibault Bazin, Valérie Beauvais, Grégory Besson-Moreau, Pascal Bois, Jean-Claude Bouchet, Jacques Cattin, Olivier Damaisin, Loïc Dombreval, Jean-Pierre Door, Jean-Jacques Ferrara, Laurent Garcia, Yannick Haury, Alain Houpert, Jean-Luc Lagleize, Marc Le Fur, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Emmanuel Maquet, Maxime Minot, Christophe Naegelen, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Arnaud Viala, Philippe Vigier, Stéphane Viry

« Et si nous prenions un train d’avance ? »

autour de Jean-Cyril Spinetta, Auteur d’un rapport sur l’avenir du transport ferroviaire

Petit déjeuner autour de Maurice Levy, Président du Conseil de surveillance de Publicis

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, JEAN-CLAUDE BOUCHET, BERNARD BROCHAND, PIERRE CORDIER, TYPHAINE DEGOIS, VIRGINIE DUBY-MULLER, JEAN-JACQUES FERRARA, FABIEN DI FILIPPO, MEYER HABIB, CLAUDE DE GANAY, LAURENT GARCIA, SÉBASTIEN HUYGHE, BRIGITTE KUSTER, CHARLES DE LA VERPILLÈRE, CONSTANCE LE GRIP, JEAN-PAUL MATTEI, ERIC PAUGET, FRÉDÉRIC REISS, RAPHAEL SCHELLENBERGER, PIERRE VATIN, STÉPHANE VIRY

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, JEAN-CLAUDE BOUCHET, BERNARD BROCHAND, PIERRE CORDIER, TYPHAINE DEGOIS, VIRGINIE DUBY-MULLER, JEAN-JACQUES FERRARA, FABIEN DI FILIPPO, MEYER HABIB, CLAUDE DE GANAY, LAURENT GARCIA, SÉBASTIEN HUYGHE, BRIGITTE KUSTER, CHARLES DE LA VERPILLÈRE, CONSTANCE LE GRIP, JEAN-PAUL MATTEI, ERIC PAUGET, FRÉDÉRIC REISS, RAPHAEL SCHELLENBERGER, PIERRE VATIN, STÉPHANE VIRY

sur le thème :

"Entreprises et Médias font-ils bon ménage?"

Petit déjeuner GEEA autour de Sébastien Missoffe, directeur général de Google France

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, VALÉRIE BAZIN-MALGRAS, EMILIE BONNIVARD, JEAN-CLAUDE BOUCHET, JACQUES CATTIN, DINO CINIERI, PIERRE CORDIER, RÉMI DELATTE, FABIEN DI FILIPPO, CLAUDE DE GANAY, LAURENT GARCIA, PHILIPPE GOSSELIN, YANNICK HAURY, ALEXANDRE HOLROYD, BRIGITTE KUSTER, SÉBASTIEN LECLERC, EMMANUEL MAQUET, MAXIME MINOT, ERIC PAUGET, SOPHIE PRIMAS, ERIC STRAUMANN, PIERRE VATIN, MICHEL VIALAY, STÉPHANE VIRY

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, VALÉRIE BAZIN-MALGRAS, EMILIE BONNIVARD, JEAN-CLAUDE BOUCHET, JACQUES CATTIN, DINO CINIERI, PIERRE CORDIER, RÉMI DELATTE, FABIEN DI FILIPPO, CLAUDE DE GANAY, LAURENT GARCIA, PHILIPPE GOSSELIN, YANNICK HAURY, ALEXANDRE HOLROYD, BRIGITTE KUSTER, SÉBASTIEN LECLERC, EMMANUEL MAQUET, MAXIME MINOT, ERIC PAUGET, SOPHIE PRIMAS, ERIC STRAUMANN, PIERRE VATIN, MICHEL VIALAY, STÉPHANE VIRY

Petit déjeuner GEEA autour de Sébastien Missoffe, directeur général de Google France

sur le Thème:

" La culture d’entreprise au service des objectifs "

Petit-déjeuner autour de Nikolaus Meyer-Landrut

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Valérie Beauvais, Jacques Cattin, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier,  Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Jean-Jacques Ferrara, Fabien di Filippo, Philippe Gosselin, Michel Herbillon, Jean-Luc Lagleize, Philippe Latombe, Sébastien Leclerc, Marc Le Fur, Constance Le Grip, Vivette Lopez, Véronique Louwagie, Sylvain Maillard, Eric Pauget, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Jean-Charles Taugourdeau, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Charles de la Verpillère, Arnaud Viala, Michel Vialay

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Valérie Beauvais, Jacques Cattin, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier,  Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Jean-Jacques Ferrara, Fabien di Filippo, Philippe Gosselin, Michel Herbillon, Jean-Luc Lagleize, Philippe Latombe, Sébastien Leclerc, Marc Le Fur, Constance Le Grip, Vivette Lopez, Véronique Louwagie, Sylvain Maillard, Eric Pauget, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Jean-Charles Taugourdeau, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Charles de la Verpillère, Arnaud Viala, Michel Vialay

Petit déjeuner GEEA autour de Nikolaus Meyer-Landrut, ambassadeur d'Allemagne en France

sur le Thème:

"L'apprentissage en Allemagne : un modèle à importer?"

Visite de Station F : une fierté Française, un exemple à travers le monde

En présence d'Olivier Dassault, Alexandra Ardisson, Pierre-Henri Dumont, Jean-Michel Fourgous, Michel Herbillon, Jean-Luc Lagleize, Patricia Morhet-Richaud, Sébastien Huygue, Valérie Bazin-Malgras, Richard Ramos, Jean-Paul Mattéi, Pierre Vatin, Frédéric Reiss

En présence d'Olivier Dassault, Alexandra Ardisson, Pierre-Henri Dumont, Jean-Michel Fourgous, Michel Herbillon, Jean-Luc Lagleize, Patricia Morhet-Richaud, Sébastien Huygue, Valérie Bazin-Malgras, Richard Ramos, Jean-Paul Mattéi, Pierre Vatin, Frédéric Reiss

Inauguré le 29 juin 2017 et réparti sur un campus de 34 000 mètres carrés , il est situé dans la Halle Freyssinet, à Paris. Cet incubateur a été créé par Xavier Niel et il est dirigé par Roxanne Varza. Il regroupe pas moins de 30 incubateurs, 1000 startups et 3000 entrepreneurs, avec une vision internationale.
Il rassemble également un certain nombre de services administratifs pour simplifier la vie de nos entrepreneurs !
Il favorise l'open innovation sur des secteurs très variés comme la cybersecurite, le luxe, le voyage, le numérique ! Les parlementaires ont visité venteprivee.com et Thales.
Bravo Xavier Niel ! Ressourçant.

Rencontre avec Bruno Le Maire sur le PACTE

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Paul Christophe, Pierre Cordier, Rémi Delatte, Michel Herbillon, Brigitte Kuster, Claude de Ganay, Emmanuel Maquet, Vivette Lopez, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Stéphane Viry,

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Paul Christophe, Pierre Cordier, Rémi Delatte, Michel Herbillon, Brigitte Kuster, Claude de Ganay, Emmanuel Maquet, Vivette Lopez, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Stéphane Viry,

« Génération Entreprise – Entrepreneurs Associés », présidé par Olivier Dassault et qui rassemble 128 parlementaires, des Modem aux Républicains, en passant par les Marcheurs, a reçu Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances pour proposer leurs mesures avant le dépôt définitif du PACTE (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).

Le ministre a insisté sur l’importance d’accélérer l’innovation. « La France doit faire mieux car nos concurrents sont féroces. Le Crédit Impôt Recherche ne suffit plus, il faut aussi l’ouvrir aux TPE PME ». Il est revenu aussi sur la nécessité de remonter les seuils sociaux « au cœur du PACTE », mesure qui fait partie des propositions présentées par les membres de GEEA depuis 2015.

Olivier Dassault, député de l’Oise, a abordé l’importance de retrouver les chemins de la croissance, indispensable pour que les entreprises embauchent. « Stabilité, cohérence et souplesse, voici le triptyque des mesures de bon sens, pragmatiques, demandées aussi par les entrepreneurs avec qui nous avons travaillé sur ce projet ». Parmi les 19 points proposés, le député de l’Oise est revenu sur la priorité de récompenser les salariés méritant en laissant les entrepreneurs qui le souhaitent verser une prime pouvant aller jusqu’à 1000 euros par an sans charge et défiscalisée.

Pierre Cordier, député des Ardennes, a demandé si les heures supplémentaires défiscalisées seraient de retour parce que « croire en l’entreprise, c’est croire en ses salariés ». Bruno Le Maire est revenu sur la situation budgétaire, « les heures supplémentaires défiscalisées coûtent chers à l’Etat » et complète « D’ici deux ou trois ans, nous verrons si leur retour est possible, en fonction de la situation budgétaire ».

Revue GEEA : Top départ pour la France !

Petit-déjeuner autour de Laura Flessel, ministre des Sports

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Thibault Bazin, Valérie Bazin-Malgras, Jacques Cattin, Jean-Claude Bouchet, Bernard Brochand, Gérard Cherpion, Dino Cinieri, Rémi Delatte, Claude de Ganay, Jean-Jacques Ferrara, Fabien di Filippo, Laurent Garcia, Annie Genevard, Valérie Lacroute, Sébastien Leclerc, Gilles Lurton, Jean-Paul Mattéi, Gérard Menuel, Christophe Naegelen, Olivier Paccaud, Jean-François Parigi, Eric Pauget, Guillaume Peltier, Bérengère Poletti, Frédéric Reiss, Maïna Sage, Laurence Trastour-Isnart, Charles de la Verpillère, Michel Vialay

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Thibault Bazin, Valérie Bazin-Malgras, Jacques Cattin, Jean-Claude Bouchet, Bernard Brochand, Gérard Cherpion, Dino Cinieri, Rémi Delatte, Claude de Ganay, Jean-Jacques Ferrara, Fabien di Filippo, Laurent Garcia, Annie Genevard, Valérie Lacroute, Sébastien Leclerc, Gilles Lurton, Jean-Paul Mattéi, Gérard Menuel, Christophe Naegelen, Olivier Paccaud, Jean-François Parigi, Eric Pauget, Guillaume Peltier, Bérengère Poletti, Frédéric Reiss, Maïna Sage, Laurence Trastour-Isnart, Charles de la Verpillère, Michel Vialay

 

autour de Laura Flessel

ministre des Sports

sur le thème :

" Jeux Olympiques 2024 : une chance pour la France ? "

Transformons l'épargne stérile en épargne fertile ! par Jean-Michel Fourgous

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« Aujourd’hui, la France est en train de devenir la nation des start-up », a déclaré le Président de la République au dernier salon VivaTech.

Pour atteindre cet objectif, Emmanuel Macron propose notamment l’instauration d’une taxe forfaitaire de 30% sur les revenus du capital et la création d’un fonds pour l’innovation de 10 Md€ confié à la BPI.

Si à « Génération entreprise – Entrepreneurs associés », nous saluons ces mesures, nous pensons cependant qu’il faudra aller encore beaucoup plus loin pour doper le financement de nos entreprises… Car il y a urgence.

Selon le dernier « Global up Ecosystem report », publié en 2017, Paris ne s’inscrit en effet qu’à la 11ème place des meilleurs écosystèmes du monde pour les start-up, loin derrière la Silicon Valley (1ère), Londres (3ème) ou encore Berlin (7ème)… Et l’un de nos principaux défauts se situe justement dans l’accès et les montants des financements.

Le rapport fait ainsi apparaître qu’une start-up parisienne peut en moyenne lever 270K€ de fonds d’amorçage, alors qu’une start-up londonienne peut en lever 451K€ et une start-up berlinoise 483K€, soit près de 2 fois plus ! Quant à une start-up de la Silicon Valley, elle peut lever en moyenne 762K€, soit près de 3 fois plus !

Alors, pourquoi ne pas libérer, enfin, les investissements privés ?

Multiplier nos Business Angels

Selon le think-tank IREF, on recense environ 20.000 « business angels » au Royaume-Uni, contre seulement 4.500 en France, soit 4 fois moins… Résultat : ces derniers ont investi plus de 300 M€ dans les start-up outre-Manche contre à peine 42 M€ dans l’hexagone, soit 6 fois moins !

Ce résultat n’a malheureusement rien de surprenant. La France reste en effet l’exception en matière de fiscalité du capital alors que l’essentiel de nos voisins européens ont compris, depuis bien longtemps, que le capital n’était pas un ennemi de classe à éradiquer, mais bel et bien la principale matière première de l’économie et de l’emploi !

Regardez notre taux maximal d’imposition sur les revenus du capital, il s’élève à 62% (incluant le taux à 45% de la tranche la plus élevée, la CSG à 15,5% et la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus à 3% ou 4%), contre 45% en Allemagne ou 50% en Belgique ! Or, « personne ne peut avoir envie d’investir dans un pays qui lui prend les 2/3 de ce qu’il gagne, c’est du suicide fiscal ! », disait Jacques Attali en octobre 2012…

Cette sur-taxation est grave : elle mine notre économie, constitue une infernale machine à exporter nos riches et nos talents, nuit à notre attractivité, assèche le carburant de nos investissements et freine les créations d’emplois !

Sauvons l’ISF-PME !

Dans ce contexte, la suppression de l’ISF, véritable arme de destruction massive pour notre économie et terrible « Incitation à Sortir de France », est une bonne nouvelle.

Mais Monsieur le Président de la République, la disparition de l’ « ISF-PME » est en revanche très inquiétante ! Ce dispositif, porté par les députés de Génération entreprise – Entrepreneurs associés », encourageait en effet les particuliers à soutenir nos entreprises en leur permettant de réduire leur impôt, de l'équivalent de 50% de leur investissement. 

L’ISF-PME a permis d’investir plus d’1 milliard d’euros chaque année dans nos PME, le poumon de notre économie ! Alors, pourquoi ne pas le conserver en transposant, sur le nouvel « Impôt sur la Fortune Immobilière », ce mécanisme incitatif essentiel pour le financement de nos PME ? C’est la survie de nos PME et l’emploi de nos concitoyens qui sont en jeu, alors que la France compte 6,2 millions de Français inscrits à Pôle Emploi et 2 millions de jeunes qui ne sont ni en formation ni au travail.

« Faire travailler l’argent »

Pourquoi ne pas également augmenter de manière significative l'avantage Madelin, qui permet de réduire son impôt sur le revenu en cas d'investissement dans les sociétés ?

Pour être plus incitatif, les particuliers pourraient ainsi réduire leur impôt à hauteur de 30%, voire 45% du montant souscrit dans les PME, contre 18% aujourd'hui, et le plafond pourrait passer de 100K€ à 1M€ par an. La France s’inspirerait alors de l’ « Entreprise Investments Scheme » (EIS) mis en place par le Royaume-Uni, dès 1994, avec une grande efficacité.

Taxe sur les plus-values à 0%

Notre Livre blanc, « La croissance d’abord », rédigé avant l’élection présidentielle, proposait également la suppression de la taxe sur les plus-values de cessions mobilières, comme en Belgique, en Suisse ou au Luxembourg !

Au lieu de faire fuir nos fortunes nationales, il s’agit en effet de renforcer les capitalistes français pour investir dans nos entreprises françaises, et non les brader à des fonds étrangers ! Cette mesure pourrait permettre de réinjecter plus de 2Mds€ dans notre économie et pourrait booster l’activité, à l’image de l’expérience américaine sous Roosevelt avec une croissance qui s’envola à 8% en 1939 et 1940 !

Enfin, le gouvernement pourrait encore simplifier le dispositif « Fourgous-Dassault » sur l’assurance-vie. Cet amendement permet de transférer des contrats d’assurance-vie libellée en euros vers des contrats multi supports investis en actions pour orienter l’épargne nationale vers l’économie réelle, vers nos entreprises, vers nos PME. Plus de 80 milliards d’euros ont ainsi été déplacés pour être mis au service de l’investissement productif et de la création d’emplois !

Incitons à la prise de risque

En en matière d’assurance-vie justement, si la «flat tax» à 30% sur les revenus du capital va dans la bonne direction, attention cependant car le diable est dans les détails !

Sur l’assurance-vie, les plus-values sont en effet taxées à 7,5% dès lors que le contrat a été investi il y a plus de huit années et à 23% après avoir ajouté les 15,5 % de prélèvements sociaux. La loi entraînerait donc une augmentation de 7 points !

La première erreur est donc de traiter de la même manière l’épargne productive et l’épargne improductive. Cette imposition uniforme n’inciterait ni à la prise de risque ni au financement de l’économie !

Certes, l’impôt « sanctionnera » l’épargnant qui place son épargne dans le fonds en euros de son assurance-vie, majoritairement investi en capital improductif. Mais il « sanctionnera » dans les mêmes proportions celui qui finance les entreprises, petites et grandes, via les unités de compte de son assurance-vie !

Voilà donc une occasion ratée d’orienter les quelque 1.300 milliards d’euros investis en fonds en euros vers les unités de comptes ! Voilà aussi une occasion manquée  d’inciter les épargnants à orienter leur capital, de la rente vers la croissance !

Alors, que faut-il faire ? Pourquoi ne pas taxer uniquement les revenus des fonds à capital garanti ? Les épargnants privilégieraient alors le risque au détriment de la rente… Et l’épargne nationale serait mise au service de notre croissance et de l’emploi de nos concitoyens !

Petit-déjeuner autour de Charles Znaty, Président de la maison Pierre Hermé

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Pascal Bois, Ian Boucard, Jean-Claude Bouchet, Paul Christophe, Claude de Ganay, Fabien di Filippo, Laurent Garcia, Annie Genevard,  Michel Herbillon, Christian Jacob, Philippe Latombe, Constance Le Grip, Maurice Leroy, Véronique Louwagie, Gérard Menuel, Pierre Morel-A-l'Huissier,  Christophe Naegelen, Olivier Paccaud, Bernard Perrut, Guy Teissier, Laurence Trastour-Isnart, Alexandra Ardisson, Pierre Vatin, Stéphane Viry

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Pascal Bois, Ian Boucard, Jean-Claude Bouchet, Paul Christophe, Claude de Ganay, Fabien di Filippo, Laurent Garcia, Annie Genevard,  Michel Herbillon, Christian Jacob, Philippe Latombe, Constance Le Grip, Maurice Leroy, Véronique Louwagie, Gérard Menuel, Pierre Morel-A-l'Huissier,  Christophe Naegelen, Olivier Paccaud, Bernard Perrut, Guy Teissier, Laurence Trastour-Isnart, Alexandra Ardisson, Pierre Vatin, Stéphane Viry

autour de Charles Znaty

Co-fondateur et Président de la maison Pierre Hermé

sur le thème :

"La fabuleuse histoire du macaron. De Paris à Tokyo, à l’espace : la maison Pierre Hermé Paris"

Petit-déjeuner autour de Marc Grosman, co-fondateur de Celio

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Boyer, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Marianne Dubois, Annie Genevard, Gilles Lurton, Alain Moyne-Bressand, Bernard Perrut, François Rochebloine, Fernard Siré, Claude Sturni, Pascal Thevenot, Arnaud Viala, Philippe Vitel

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Boyer, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Marianne Dubois, Annie Genevard, Gilles Lurton, Alain Moyne-Bressand, Bernard Perrut, François Rochebloine, Fernard Siré, Claude Sturni, Pascal Thevenot, Arnaud Viala, Philippe Vitel

autour de Marc Grosman

Co-fondateur de Celio

sur le thème :

"De fil en aiguille : les étapes de la création de la saga Celio"

Visite Accenture, un voyage au cœur de l'innovation et des enjeux numériques

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous et Vincent Ledoux

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous et Vincent Ledoux

A proximité de la Bibliothèque de France, Accenture a reçu les membres de GEEA. Cette entreprise est considérée comme la plus grande entreprise internationale de conseil en management, en technologies et externalisation.

En explorant aujourd'hui son Centre d’Innovation et sa Connectedclassroom, on comprend que l’innovation est au cœur de son offre de services. Son credo investir massivement dans la R&D, créer des partenariats avec son écosystème et placer l'individu au coeur de l'innovation.

Une vision à long terme pour cette société qui a de belles perspectives dans le monde de demain! Comme disait Abraham Lincoln " La meilleure façon de prédire l'avenir est de l'inventer"