Guillaume Chevrollier

Notre revue GEEA : Accélérons la croissance !

Le Figaro : «Loi Pacte : il faut aller plus loin pour libérer notre croissance !»

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Les membres de «Génération entreprise-Entrepreneurs associés» soutiennent les mesures de la loi Pacte mais demandent davantage d'audace. - Crédits photo : ERIC FEFERBERG/AFP

Alors que le gouvernement d'Édouard Philippe avait tablé sur une croissance de 2 % en 2018, celle-ci connaît en réalité un vrai coup d'arrêt. En stagnant à 0,2 % du PIB au deuxième trimestre, elle devrait ainsi davantage avoisiner les 1,7 % cette année, avec des conséquences en cascade sur notre niveau de chômage ou la situation de nos finances publiques.

Avec un taux de chômage de 9,2 %, la France reste ainsi en queue de peloton de la zone euro, mais elle apparaît surtout comme le membre de l'Union européenne dont le chômage décroît le plus lentement depuis le début de la reprise. Quant à notre dette, cette dernière continue inexorablement de grimper pour s'élever aujourd'hui à 97,6 % du PIB, un niveau sans précédent dans notre histoire.

Mais alors, après la magnifique victoire de la France au Mondial de football, que faire pour que notre pays devienne, aussi, le champion du monde de l'économie et de l'emploi?

Le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, dit loi Pacte, offre une opportunité historique pour déverrouiller les principaux freins à la croissance de nos entreprises, libérer leur capacité d'emploi et débrider, enfin, leur formidable potentiel d'innovation.

» LIRE AUSSI - Ce qui va changer pour les salariés et les entreprises avec la loi Pacte

L'installation d'un guichet unique pour la création d'entreprise, la rationalisation des procédures de redressement judiciaire ou encore la libération de l'intéressement et de la participation, conformément à l'objectif du général de Gaulle de mettre fin aux affrontements stériles entre capital et travail, vont notamment dans la bonne direction. Certaines de ces propositions étaient d'ailleurs présentes dans le livre blanc de «Génération entreprise- Entrepreneurs associés», remis au ministre de l'Économie et des Finances, par les 140 parlementaires membres de cette association d'intérêt général, en janvier de cette année.

Profiter d'une conjoncture économique favorable

C'est pourquoi, si nous soutenons les mesures qui visent à lever les obstacles du développement de nos entreprises, de leur création à leur transmission, en passant par leur financement, nous appelons également de nos vœux que certaines d'entre elles soient beaucoup plus ambitieuses. Comme le préconise le FMI, c'est en effet maintenant qu'il faut «réparer la toiture tant que le soleil brille» en profitant de cette conjoncture économique favorable pour mener des réformes courageuses.

C'est notamment le cas de la simplification des seuils sociaux, ces véritables freins à l'embauche qui conduisent notre pays à cette situation unique au monde: deux fois plus d'entreprises de 49 que de 50 salariés!

Certes, la mise en place d'un délai de cinq ans pour répondre aux obligations et l'harmonisation du mode de calcul des effectifs faciliteront la vie des entrepreneurs. Mais pourquoi ne pas aller plus loin en repoussant toutes les obligations du seuil de 50 salariés, même celles du Code du travail, à au moins 100 salariés? L'enjeu est de taille car si notre pays détient l'un des records du monde en termes de créations d'entreprises, avec 591 000 créations en 2017, ces dernières ne grandissent que trop lentement, avec seulement 5 800 entreprises de taille intermédiaire, contre plus de 12 500 en Allemagne!

Concernant le financement de nos entreprises, il faudrait également plus d'ambition tant le léger renforcement prévu du PEA-PME et des fonds Euro-croissance, deux instruments financiers mis en place sous le précédent quinquennat et qui n'ont jamais rencontré le succès escompté, semble insuffisant face à l'urgence de la situation.

Dès lors, pourquoi ne pas déplafonner le dispositif Madelin, le PEA-PME et le financement participatif? Une telle mesure permettrait de combler la fin de l'ISF-PME et de faire émerger de solides «business angels» pour transformer notre épargne stérile en une épargne fertile, au service de l'emploi des Français. Il s'agit en effet de s'attaquer au sujet crucial du renforcement de l'investissement direct des Français vers nos TPE, nos start-up et nos PME en augmentant considérablement l'incitation fiscale en proportion des risques pris, à l'image de l'exemple britannique avec une incitation forte à investir, jusqu'à 1 million de livres, déductible à 30 % de l'impôt sur le revenu.

Alors oui, ne manquons pas d'audace pour réconcilier les Français avec l'économie et leur donner envie de s'impliquer dans la vie de nos entreprises. C'est une exigence si nous voulons libérer les talents, les énergies, les volontés, pour devenir la «Silicon Valley» de l'Europe à horizon de dix ans et redonner à notre pays l'optimisme qu'il n'aurait jamais dû perdre.

Olivier Dassault, député de l'Oise et président de Génération entreprise- Entrepreneurs associés (GEEA), est par ailleurs administrateur de Dassault Médias, société propriétaire du Figaro. Jean-Michel Fourgous, président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, est délégué général de GEEA. La liste complète des 74 parlementaires cosignataires - parmi lesquels Valérie Bazin-Malgras, députée de l'Aube et vice-présidente de l'Assemblée, Michel Herbillon, député du Val-de-Marne et vice-président de l'Assemblée, Annie Genevard, députée du Doubs et vice-présidente de l'Assemblée - peut être consultée sur FigaroVox.

La liste des signataires:

Olivier Dassault, député de l'Oise; Jean-Michel Fourgous, Président Saint-Quentin-en-Yvelines; Valérie Bazin-Malgras, députée de l'Aube et Vice-Présidente; Michel Herbillon, député du Val de Marne et Vice Président; Annie Genevard, député du Doubs et Vice-Présidente de l'AN; Marc Le Fur, député des Côtes-d'Armor; Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes; Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais; Laure de La Raudière, députée d'Eure-et-Loir; Damien Abad, député de l'Ain; Sophie Auconie, députée d'Indre-et-Loire; Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle; Olivier Becht, député du Haut-Rhin; Martine Berthet, sénatrice de la Savoie; Jerome Bignon, sénateur de la Somme; Jean-Yves Bony, député du Cantal; Ian Boucard, député du territoire de Belfort; Céline Boulay-Esperonnier, sénatrice de Paris; Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône; Bernard Brochand, député des Alpes-Maritimes; Fabrice Brun, député de l'Ardèche; Olivier Cadic, Sénateur des français de l'étranger; Jacques Cattin, député du Haut-Rhin; Gérard Cherpion, député des Vosges; Guillaume Chevrollier, Sénateur de la Mayenne; Paul Christophe, député du Nord; Dino Cinieri, député de la Loire; Pierre Cuypers, sénateur de la Seine-et-Marne; Typhanie Degois, députée de Savoie; Remi Delatte, député de Côte-d'Or; Stéphane Demilly, député la Somme; Julien Dive, député de l'Aisne; Philippe Dominati, sénateur de Paris; Marianne Dubois, députée Du Loiret; Pierre-Henri Dumont, député duPas-de-Calais; Jean-Jacques Ferrara, député de Corse du Sud; Nicolas Forissier, Ancien ministre, député de l'Indre; Claude de Ganay, député du Loiret; Laurent Garcia, député de Meurthe-et-Moselle; Meyer Habib, député des Français de l'étranger; Philippe Gosselin, député de la Manche; Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin; Alain Houpert, sénateur de la Côte-d'Or; Brigitte Kuster, députée de Paris; Elisabeth Lamure, Sénatrice du Rhône; David Lorion, député de la Réunion; Sébastien Leclerc, député du Calvados; Ronan Le Gleut, Sénateur des français de l'étranger; Constance Le Grip, députée des hauts-de-seine; Vivette Lopez, sénatrice du Gard; Véronique Louwagie, député de l'Orne; Gilles Lurton, député d'Ille-et-Vilaine; Emmanuel Maquet, député de la Somme; Sébastien Meurant, sénateur du Val-d'Oise; Maxime Minot, député de l'Oise; Patricia Morhet-Richaud, sénatrice des Hautes-Alpes; Christophe Naegelen, député des Vosges; Olivier Paccaud, sénateur de l'Oise; Bernard Perrut, député du Rhône; Berengère Poletti, député des Ardennes; Benoit Potterie, député du Pas-de-Calais; Sophie Primas, Sénatrice des Yvelines; Didier Quentin, député de charente maritime; Damien Regnard, Sénateur des français de l'étranger; Jean-Luc Reitzer, député du Haut-Rhin; Maina Sage, député de la Polynésie française; Raphaël Schellenberger, député du Haut Rhin; Eric Straumann, député du Haut-Rhin; Jean-Charles Taugourdeau, député du Maine-et-Loire; Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône; Laurence Trastour-Isnart, députée du Alpes-Maritimes; Isabelle Valentin, député de Haute-Loire; Pierre Vatin, député de l'Oise; Arnaud Viala, député de l'Aveyron; Michel Vialay, député des Yvelines; Stéphane Viry, député des Vosges.

Entrepreneurs et élus, ensemble pour défendre l'attractivité du territoire et de l'emploi par Guillaume Chevrollier

Membre de la Commission Aménagement du territoire et du déve-loppement

durable, de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, Guillaume Chevrollier est aussi investi à l’Assemblée Parlementaire de laFrancophonie. Il est cadre dans une entreprise privée.

L’entreprise doit être réha- bilitée à sa juste valeur. Elleest un pourvoyeur d’emplois certes. Mais l’entreprise doit aussi être appréhendée et comprise comme un acteurstructurant qui crée unedynamique de développement territorial. Il serait bon qu’en-trepreneurs et élus se mettent plus souvent autour d’une table pour définir les contours d’un projet local et pérenne.C’est là un grand défi.

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Comment est structuré le tissu économique mayennais ?
La Mayenne, on l’imagine agricole. Et agricole uniquement. Cette réalité est tron- quée ! Le moteur historique, c’est l’agri- culture et l’agroalimentaire. Les turbines, c’est notre industrie, constituée de fleu- rons internationaux sur leurs marchés, et des entreprises à patrimoine familial très ancrées localement.

J’échange régulièrement avec le Président du Medef Mayenne, PDG du groupe Actual, Samuel Tual, sur les atouts de notre terri- toire. Pour lui, la Mayenne est « une terre d’équilibre où l’écosystème est favorable à l’entreprise. La valeur Travail y a un sens particulier. Comme partout, l’avenir du ter- ritoire dépend de la pérennité de ses entre- prises. Elles attendent de la stabilité pour plus de visibilité, de la simplification pour plus d’efficacité et de la liberté pour plus d’expérimentation. »

Comment concilier ruralité et modernité ?
Le monde rural regorge d’idées novatrices et sait produire de la valeur ajoutée aussi bien économique qu’environnementale. Il est conscient de ses atouts et sait que, pour dynamiser son attractivité, il doit faire le pari de la modernité. Ce pari peut être gagné grâce au déploiement du Très haut débit, révolution industrielle indispensable pour lutter contre le désenclavement de nos territoires ruraux, mais aussi le développe- ment des nouvelles technologies. En 1999, le Maire de Laval, François d'Aubert, a com- pris très vite la nécessité de dynamiser, au cœur de la ruralité, la création d’activités nouvelles orientées vers l’industrie du futur. Lorsque, sous son impulsion, se créée le Centre de la réalité virtuelle, Laval se posi- tionne alors comme un acteur précurseur et innovant de la réalité virtuelle et augmentée. Pour la 20ème édition cette année est orga- nisé le salon International des Technologies et Usages du Virtuel qui rassemble startups, multinationales, laboratoires de recherche.

Comment attirer des compé-tences sur un territoire commela Mayenne ?
Avec un taux de chômage de 6,2%, l’enjeu pour la Mayenne, c’est de trouver des com- pétences en adéquation avec les besoins de l’entreprise. Plus de 2 000 emplois sont à pourvoir ! J’attends beaucoup de la réforme de la formation professionnelle et de la promotion de l’apprentissage.

Aussi, il est fondamental de repenser la relation entre l’entreprise et le salarié qui souffre d’une crise de confiance. Il faut favoriser la participation du salarié aux fruits de l’entreprise, créer un sentiment d’appartenance fort, et maintenir un équi- libre entre la recherche de la compétitivité des entreprises et les conditions de travail des salariés. Réinjecter de la souplesse dans l’organisation du travail augmentera la productivité des salariés.

En ce qui concerne l’attractivité, « les entrepreneurs attendent de l’Etat et des collectivités locales la mise en place de projets structurants pour favoriser la connexion du territoire au monde par les axes routiers, le ferroviaire et le très haut débit » selon Samuel Tual. « Une politique volontaire avec des mesures de bon sens au service de l’intérêt commun. »

Quelles relations entre l’Etat et l’entreprise ?
Que chacun reste bien dans son rôle. L’économie française a trop longtemps souffert d’une hypertrophie de l’Etat qui a infantilisé l’entreprise. Le colbertisme à la française. La tentation protectionniste, la centralisation de la politique indus- trielle : c’est fini. Pour autant, le dialogue doit être maintenu et entretenu. C’est l’une des préoccupations du Sénat, qui a à cœur d’accompagner croissance et emploi sur les territoires. La Journée des entreprises qui rassemble entrepreneurs et élus en témoigne. Cette année, nous avons échangé sur les moyens à mettre en œuvre pour améliorer l’adéquation entre les candidats à l’emploi et les besoins des entreprises. L’Etat doit jouer un rôle de facilitateur pour libérer l’entreprise, et créer un environnement propice à son développement.

Notre revue GEEA : Un autre regard sur l'industrie

Petit-déjeuner autour de Nikolaus Meyer-Landrut

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Valérie Beauvais, Jacques Cattin, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier,  Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Jean-Jacques Ferrara, Fabien di Filippo, Philippe Gosselin, Michel Herbillon, Jean-Luc Lagleize, Philippe Latombe, Sébastien Leclerc, Marc Le Fur, Constance Le Grip, Vivette Lopez, Véronique Louwagie, Sylvain Maillard, Eric Pauget, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Jean-Charles Taugourdeau, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Charles de la Verpillère, Arnaud Viala, Michel Vialay

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Bazin-Malgras, Valérie Beauvais, Jacques Cattin, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier,  Pierre Cordier, Olivier Damaisin, Jean-Jacques Ferrara, Fabien di Filippo, Philippe Gosselin, Michel Herbillon, Jean-Luc Lagleize, Philippe Latombe, Sébastien Leclerc, Marc Le Fur, Constance Le Grip, Vivette Lopez, Véronique Louwagie, Sylvain Maillard, Eric Pauget, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Jean-Charles Taugourdeau, Laurence Trastour-Isnart, Pierre Vatin, Charles de la Verpillère, Arnaud Viala, Michel Vialay

Petit déjeuner GEEA autour de Nikolaus Meyer-Landrut, ambassadeur d'Allemagne en France

sur le Thème:

"L'apprentissage en Allemagne : un modèle à importer?"

Revue GEEA : Top départ pour la France !

Petit-déjeuner autour de Marc Grosman, co-fondateur de Celio

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Boyer, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Marianne Dubois, Annie Genevard, Gilles Lurton, Alain Moyne-Bressand, Bernard Perrut, François Rochebloine, Fernard Siré, Claude Sturni, Pascal Thevenot, Arnaud Viala, Philippe Vitel

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Boyer, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Marianne Dubois, Annie Genevard, Gilles Lurton, Alain Moyne-Bressand, Bernard Perrut, François Rochebloine, Fernard Siré, Claude Sturni, Pascal Thevenot, Arnaud Viala, Philippe Vitel

autour de Marc Grosman

Co-fondateur de Celio

sur le thème :

"De fil en aiguille : les étapes de la création de la saga Celio"

Petit-déjeuner autour de Pierre-Emmanuel Taittinger

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En présence d'Olivier Dassault, Guillaume Chevrollier, Yves Censi,  Jean-Michel Fourgous, Jean-François Mancel, Jean-Claude Mathis, Gérard Menuel, Bernard Perrut, Arnaud Robinet, François Rochebloine, Claudine Schmid, Eric Straumann, Catherine Vautrin, Arnaud Viala, Philippe Vitel

autour de Pierre-Emmanuel Taittinger

 

Président de la maison de champagne Taittinger

sur le thème :

" Comment faire pétiller notre savoir-faire français à l'international? "

Petit-déjeuner autour de Martin Bouygues

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Jacques-Alain Bénisti, Philippe Briand, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Edouard Courtial, Virginie Duby-Muller, Claude de Ganay, Annie Genevard, Claude Greff, Valérie Lacroute, Charles de la Verpillère, Isabelle Le Callennec, Marc Le Fur, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Patrice Martin-Lalande, Yannick Moreau, Pierre Morel A l'Huissier, Yves Nicolin, Patrick Ollier, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Arnaud Robinet, François Scellier, 

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Jacques-Alain Bénisti, Philippe Briand, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Edouard Courtial, Virginie Duby-Muller, Claude de Ganay, Annie Genevard, Claude Greff, Valérie Lacroute, Charles de la Verpillère, Isabelle Le Callennec, Marc Le Fur, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Patrice Martin-Lalande, Yannick Moreau, Pierre Morel A l'Huissier, Yves Nicolin, Patrick Ollier, Bernard Perrut, Frédéric Reiss, Arnaud Robinet, François Scellier, 

autour de Martin Bouygues

Président Directeur Général du groupe Bouygues

sur le thème :

"Normes et contraintes fiscales : comment continuer à être performant ?"

Ancrage territorial, un atout pour le développement économique de notre Nation par Guillaume Chevrollier

Guillaume Chevrollier est élu député de la Mayenne depuis juin 2012. Il visite et soutient régulièrement les nombreuses entreprises de la Mayenne qui forment un réseau dense dans des domaines très variés où la part de l’agro-alimentaire demeure importante.

Pourquoi vous intéressez-vous aux entreprises patrimoniales ?

Les entreprises patrimoniales constituent la force vive de l’économie et de l’emploi de notre pays et ne sont pas suffisamment connues et reconnues. Pour prendre l’exemple de mon département, la Mayenne, nous avons des entreprises patrimoniales qui sont de véritables fleurons. Certaines  existent depuis quelques générations comme les Toiles de la Mayenne créées en 1806, ou le carrossier Gruau qui existait déjà à la fin du XIXème siècle. Elles concernent des domaines très variés comme l’alimentation (Lactalis, Réauté…), l’industrie (Gruau, Dirickx, MPO, SERAP…), la haute technologie, le travail des matières nobles comme le bois pour Dasras, Ferrand, et aussi beaucoup d’entreprises artisanales (Bichot, Romet…). Vous avez des entreprises dont le rayonnement est local, d’autres national ou d’autres enfin international (comme Gys, fabricant de chargeurs de batteries et de postes de soudage qui développe l’export en s’appuyant sur le haut de gamme).

Quels sont selon vous les atouts de ces entreprises ?

Elles ont un réel ancrage territorial et, malgré les difficultés rencontrées, font tout pour préserver l’emploi. Comme je le vois en Mayenne, leurs collaborateurs, locaux ou non, sont soucieux du développement et de l’avenir de leur entreprise et de ce département où ils trouvent une qualité de vie leur permettant de concilier vie familiale et vie professionnelle. Ils sont donc très investis dans la société et consciencieux. Ces entreprises reposent le plus souvent sur des bases saines à savoir un pragmatisme économique, une recherche de l’intérêt commun, et un dialogue social sain et équilibré. Elles ont une souplesse et une réactivité qui leur permettent de s’adapter et de rester performantes.

Pourquoi dites-vous qu’elles sont méconnues ?

Parce que ces familles sont souvent inconnues du grand public. Cela tient notamment au fait que notre pays a un rapport faussé avec l’héritage, la réussite et l’argent, qui deviennent vite suspects, ce qui ne se retrouve pas dans les pays voisins. D’où, sans doute, la volonté de discrétion de ces familles. Pourquoi ces entreprises ont-elles besoin d’être soutenues ? Car nous avons dans notre pays un système fiscal lourd et complexe qui ne facilite pas la transmission, et qui met beaucoup de ces entreprises en péril lorsque cette transmission doit se faire. Là encore, nous nous distinguons des pays voisins où cette transmission se fait mieux, ce qui permet à ce type d’entreprises d’être plus nombreuses et de perdurer comme en Allemagne par exemple. Les chiffres sont éloquents. Le taux de transmission des entreprises patrimoniales en France est très faible, 14 %, alors qu’il est de 51 % en Allemagne et de 70 % en Italie. 

Il est dommageable de voir des sociétés viables contraintes d’arrêter faute de repreneurs.On doit aider cette transmission. Car elle n’est pas facile à envisager pour un patron créateur de son entreprise. La question de la légitimité de l’héritier se pose. Il a donc un choix difficile à faire entre un héritier ou un manager extérieur. Une succession réussie, qui comporte plusieurs volets (management, savoir-faire, gouvernance) doit se préparer des années à l’avance, ce qui n’est pas évident pour un entrepreneur déjà sur-occupé.

L’urgence est là puisque 27 000 entreprises patrimoniales par an doivent se transmettre en France d’ici 2020, mettant en jeu chaque année 330 000 emplois. J’ai pu voir des transitions se faire dans de bonnes conditions, comme la reprise de l’entreprise familiale Réauté par Buton, groupe familial ligérien.

D’autre part, il est anormal que notre système social et fiscal freine la croissance de ces sociétés. En effet, et je l’entends souvent, les patrons de ces entreprises hésitent à faire croître leurs sociétés du fait des contraintes fiscales, syndicales et sociales.

Quelles sont les réformes à apporter ?

Elles sont nombreuses et variées. Au niveau social d’abord, il faut assouplir ou mettre fin aux 35 heures, reculer et lisser les seuils sociaux, favoriser la formation et l’apprentissage… Il faut simplifier, cesser d’accumuler les normes et les contraintes. Nos PME étouffent sous les charges administratives alors que l’on continue à leur imposer des obligations nouvelles comme le compte pénibilité…

Au niveau fiscal ensuite. Notre fiscalité, on l’a vu, est meurtrière en ce qui concerne les droits de transmission, ce qui a provoqué la disparition ou la vente d’un trop grand nombre d’entreprises patrimoniales et familiales dans notre pays. Il faut simplifier et rendre lisible et stable notre système fiscal. Il faut alléger la fiscalité sur les entreprises, sur le capital, mettre en place un système fiscal attractif pour l’investissement des entreprises et pour l’épargne. Le coût de ces allègements sera compensé par la croissance qui sera favorisée. Il faut mieux accompagner le financement de la croissance. L’autofinancement, qui est le mode de financement privilégié de ces entreprises, est au plus bas en France depuis plusieurs années, bien inférieur à celui des entreprises allemandes.

En outre, les actionnaires familiaux non dirigeants sont tellement fiscalisés que l’investissement productif est freiné de ce fait. Il convient aussi d’aider les entrepreneurs à recourir davantage à du conseil extérieur, à renforcer l’information et l’accompagnement des dirigeants ce qui peut les aider pour leur développement, pour leur donner des outils de structuration financière, pour envisager leur transmission. Le soutien à l’innovation est également essentiel, à ce titre je me félicite de la labellisation French Tech pour la ville de Laval, Préfecture de la Mayenne.

Il convient enfin de valoriser l’image des entreprises patrimoniales françaises et de promouvoir leurs performances et leurs valeurs. Le dynamisme de ces entreprises, le courage de ces entrepreneurs doivent être reconnus. La relance économique de notre pays en dépend.

La dernière revue est en ligne !

Petit-déjeuner GEEA autour de Gilles Pelisson, PDG de TF1

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, BERNARD BROCHAND, GUILLAUME CHEVROLLIER, ANNIE GENEVARD, BERNARD GÉRARD, JACQUES LAMBLIN, MARC LE FUR, PIERRE MOREL-A-L'HUISSIER, ALAIN MOYNE-BRESSAND, FRANÇOIS ROCHEBLOINE, CLAUDINE SCHMID, ERIC STRAUMANN, GUY TEISSIER, PASCAL THÉVENOT, ARNAUD VIALA, PHILIPPE VIGIER, PHILIPPE VITEL

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, BERNARD BROCHAND, GUILLAUME CHEVROLLIER, ANNIE GENEVARD, BERNARD GÉRARD, JACQUES LAMBLIN, MARC LE FUR, PIERRE MOREL-A-L'HUISSIER, ALAIN MOYNE-BRESSAND, FRANÇOIS ROCHEBLOINE, CLAUDINE SCHMID, ERIC STRAUMANN, GUY TEISSIER, PASCAL THÉVENOT, ARNAUD VIALA, PHILIPPE VIGIER, PHILIPPE VITEL

Petit déjeuner GEEA autour de Gilles Pelisson, PDG de TF1

sur le Thème:

"Le rôle d'un grand média comme TF1 au sein de la société française"

Petit-déjeuner GEEA autour d'Airbnb

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, YVES CENSI, GUILLAUME CHEVROLLIER, JEAN-MICHEL COUVE, DAVID DOUILLET, DANIEL FASQUELLE, MARIE-LOUISE FORT, YVES FOULON, CLAUDE DE GANAY, BERNARD GÉRARD, ARLETTE GROSSKOST, ALAIN HOUPERT, VALÉRIE LACROUTE, ISABELLE LE CALLENNEC, VÉRONIQUE LOUWAGIE, FRÉDÉRIC REISS, FRANÇOIS ROCHEBLOINE, FERNAND SIRÉ, CLAUDE STURNI, PASCAL THÉVENOT, ARNAUD VIALA

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, YVES CENSI, GUILLAUME CHEVROLLIER, JEAN-MICHEL COUVE, DAVID DOUILLET, DANIEL FASQUELLE, MARIE-LOUISE FORT, YVES FOULON, CLAUDE DE GANAY, BERNARD GÉRARD, ARLETTE GROSSKOST, ALAIN HOUPERT, VALÉRIE LACROUTE, ISABELLE LE CALLENNEC, VÉRONIQUE LOUWAGIE, FRÉDÉRIC REISS, FRANÇOIS ROCHEBLOINE, FERNAND SIRÉ, CLAUDE STURNI, PASCAL THÉVENOT, ARNAUD VIALA

 

L’implantation d’Airbnb dans le paysage Français n’a évidemment échappé ni aux élus, ni au Gouvernement et surtout pas à Bercy !

Les parlementaires étaient très nombreux au petit déjeuner organisé par le Président Olivier Dassault pour évoquer avec Emmanuel Marill, l’évolution de cette plateforme dans les régions Françaises, qui met en relation les volontaires au voyage et les hébergeurs de la planète.

 

Mais comment expliquer le succès d’Airbnb ?

Pour certains, cette économie est une solution durable, un amortisseur social, vers une sortie de crise, quand d’autres crient à la concurrence déloyale.
D’après Emmanuel Marill, tout le monde est gagnant : les touristes peuvent vivre comme chez l’habitant et se créer des souvenirs, les hôtes bénéficient un revenu complémentaire et les commerces de proximité jouissent de l’impact lié à l’augmentation du nombre de touristes.

Pour la France, deuxième destination au monde après les Etats-Unis, 350 000 logements sont enregistrés sur la plateforme et comptabilise 80% de ces derniers en dehors de Paris. Cette tendance va crescendo : aujourd’hui, Airbnb est présent dans pratiquement 1 commune sur 2 et l’entreprise souhaite participer à la revitalisation et à l’aménagement des territoires.

Les villes y trouvent leur compte. Pour l’instant Airbnb a commencé son expérimentation de la collecte de la taxe de séjour dans 20 villes et l’assumera dans l’ensemble des villes et villages de France à partir du deuxième trimestre 2017. A titre d’exemple, en seulement, un an, rien qu’à Paris, 5,5 millions d’euros de taxe de séjour ont été collectés.

 

D’après Emmanuel Marill, l’hospitalité est au cœur du développement touristique de demain, comme la sécurité des sites. Actuellement, le tourisme représente 7,4% du PIB. Airbnb souhaite créer de la valeur ajoutée dans les zones encore trop faiblement exploitées : « On pourrait en faire bénéficier des centaines de plages, de musées, des milliers de villages qui ne reçoivent pas la visite de touristes étrangers ».

 

Les élus ont beaucoup échangé sur la concurrence,jugée déloyale pour certains, avec l’hôtellerie. La réponse du patron d’Airbnb est limpide : « il n’existe pas d’étude qui démontre qu’Airbnb soit à l’origine de la fermeture d’un hôtel.

Dans certains segments et même quartiers, l’impact d’Airbnb est évident sur l’hôtellerie, mais à une époque récente où le flux de voyageurs ne cessait de croître en France, tout le monde s’y retrouvait. Aujourd’hui, suite aux drames le gâteau est stable et met à l’aune de nos réflexions ce sujet de concurrence.

Je pense qu’il faut garder la tête froide. Des frictions n’auront aucun intérêt à partir du moment où nous sommes à la recherche de flux internationaux ».

GEEA vient de publier son livre blanc !

Petit déjeuner autour de Michel Combes, Président Directeur Général de Numericable-SFR

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Guillaume Chevrollier, Julien Dive, Philippe Dominati, Claude de Ganay, Bernard Gérard, Denis Jacquat, Charles de la Verpillère, Isabelle Le Callennec, Gilles Lurton, Alain Moyne-Bressand, Pierre Morel-A-l'Huissier, Frédéric Reiss, Fernand Siré, Guy Teissier, Pascal Thévenot, Arnaud Viala, Philippe Vitel

A l'occasion de son petit-déjeuner mensuel, GEEA, présidé par Olivier Dassault a reçu Michel Combes, PDG de Numericable-SFR sur le thème : 

" La France connectée "

Réunion de travail autour de Serge Dassault

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Rencontre à l'Assemblée nationale avec Serge Dassault, Sénateur de l'Essonne et Secretaire national à la participation les Républicains sur le thème :

"Libérer le travail, le capital et l’innovation : quelles mesures chocs pour y parvenir ?" dans le cadre de la nouvelle édition du livre blanc GEEA avec de nouvelles propositions économiques.

Nous étions en présence de Jean-Michel Fourgous, délégué général de GEEA et d'une délégation de parlementaires Sophie Dion, Jean-François Mancel, Jean-Charles Taugourdeau, Marcel Bonnot, Marc Le Fur, Hervé Mariton, Claudine Schmid, Guy Teissier, Guillaume Chevrollier, Christian Jacob, Jean-Pierre Costes, Eric Ciotti, Jean-Michel Couve, Yves Censi, Meyer Habib, Claude de Ganay, Thierry Mariani, Michel Voisin.

"Petit déjeuner autour de Bernard Spitz, Président de la FFSA

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Guillaume Chevrollier, Daniel Gibbs, Gilles Lurton, Pierre Morel-A-l’Huissier, François Rochebloine, Claudine Schmid, Jean-Pierre Vial

Faut-il mettre fin au principe de précaution?

C’était le thème auquel a bien voulu répondre Bernard Spitz, Président de la fédération des sociétés d’assurance, invité le 24 novembre 2015, dans le cadre du petit-déjeuner mensuel organisé à l’Hôtel de la Questure de l’Assemblée nationale.

D’après Bernard Spitz, l’arrêt de la cour de cassation de mai 2011 paralyse notre système par rapport à la notion de risque. « Le principe de précaution est un parapluie qui décourage les entreprises. Personne ne peut résister, il s’applique même dans le financement de l’économie. A cela s’ajoute les difficultés de compétitivité : les complexités fiscale et administrative empêchent et découragent ».

Il ajoute « Nous avons les moyens de créer de la richesse et des emplois qui sont freinés par une administration laxiste, paralysant l’initiative et la créativité de ce pays. Nous gâchons nos atouts ! »

Les questions de la salle ont conduit le débat sur d’autres questions d’actualité : la paralysante directive Solvabilité 2, la dette publique Française, l’avenir de nos jeunes, sans oublier l’amendement Fourgous - Dassault qui a permis de déplacer 75 milliards d’euros dans l’économie.

Bernard Spitz est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages politiques et son 14ème livre vient de paraître « On achève bien les jeunes » (chez Grasset).

Petit déjeuner autour de Mohed Altrad, entrepreneur mondial 2015

Il est né dans le désert syrien et s’il avait écouté son entourage, il aurait gardé les chèvres, comme chaque bédouin de sa tribu. Ses efforts, sa détermination, lui ont permis de vaincre les à priori, d’avancer et de construire en 30 ans un groupe qui compte 17 000 salariés pour un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros.

Elu en juin 2015 entrepreneur mondial de l’année, Mohed Altrad, le champion des échafaudages et des bétonnières dédie sa victoire à la France, le pays qui lui a donné toutes les chances pour réussir.

Lors du petit-déjeuner, Mohed Altrad nous a délivré un beau message d’espoir « Je fais le maximum pour que mon histoire soit connue, pour montrer qu’il n’y a rien d’impossible en termes de création économique dans notre pays. On peut faire beaucoup en partant de rien. » et ajoute « Lorsque j’interviens dans des lycées ou collèges des quartiers défavorisés, où l’immigration est importante, le discours de ces jeunes est dur. Ils disent que la France est raciste, xénophobe, que la France ne fait rien pour eux. J’essaie de leur expliquer que c’est tout le contraire en leur présentant mon parcours. Je leur explique que lorsqu’on est Français, d’origine étrangère en France, on doit trouver sa place dans la société. Je suis Français tout en étant d’ailleurs et je n’oublie pas mes racines et ma culture ; Etre Français, ça impose des droits mais aussi des devoirs. »

Tribune dans Le Figaro : Pour vaincre le chômage des jeunes, misons sur l'entreprise !

L'intelligence économique, source de compétitivité pour les entreprises par Guillaume Chevrollier

Guillaume Chevrollier, député de la Mayenne, souhaite diffuser la culture d'intelligence économique. Source incontestable de compétitivité des entreprises françaises dans un contexte de globalisation, l'intelligence économique doit être portée par l'Etat et la sphère politique comme un outil de création d'emploi et de croissance.

La notion d'intelligence économique est encore floue pour bon nombre de nos concitoyens et c'est aussi vrai pour nos dirigeants de sociétés. En quoi cette pratique est-elle essentielle pour la compétitivité des entreprises françaises ?

En France, l'Intelligence économique est connue et reconnue au plus haut niveau de l'Etat et dans les conseils d'administration des grands groupes. Mais le citoyen lambda ou le chef d'une ETI, d'une TPE-PME a une vision de l'intelligence économique trop parcellaire. Elle se limite généralement au seul aspect de veille technologique, réglementaire, commerciale...

Or, la mise en oeuvre d'une pratique d'intelligence économique, outre effectivement le volet veille, implique également un volet sécurisation et un volet influence.

Ces trois aspects fondamentaux de l'IE sont aujourd'hui face à la globalisation économique, à un environnement mouvant et aux surprises stratégiques. La concurrence est exacerbée, il suffit de regarder du côté des BRICS (Brésil- Russie- Indes- Chine- Afrique du Sud) pour s'en convaincre : ils développent leur secteur industriel et leur secteur des services sur les bases d'une compétitivité dangereuse pour nos entreprises.

Si nous voulons rester dans la course, si nous voulons créer des emplois, il est indispensable de s'adapter aux nouvelles règles du jeu. La mondialisation est une source d'opportunités si on sait se prémunir des risques.

Les Américains, depuis bien longtemps et les Chinois plus récemment, ont comprisles vertus de l'IE. Les révélations autour des pratiques de la NSA montrent bien que l'obtention et la maîtrise de l’information sont essentielles. Elles montrent également combien il est nécessaire de sécuriser les systèmes d'information des entreprises.

La France doit suivre ce mouvement, c'est encore plus vrai aujourd'hui face à la crise et demain dans la perspective de l'Accord de libre-échange entre l'Europe et les Etats-Unis. Les entreprises agricoles et agro-alimentaires, par exemple, seront confrontées aux géants américains du secteur. La maîtrise des pratiques de l'IE et la connaissance stratégique seront obligatoires pour leur développement commercial et leur pérennité.

 

L'intelligence économique assure le développement des entreprises. Comment les ETI et les TPE-PME ont intégré cette notion ?

 

Les ETI et les TPE-PME sont les moteurs de notre économie, je le vois chaque jour sur mon territoire en Mayenne. Or ces entreprises qui possèdent des savoir-faire et des actifs immatériels susceptibles d'être protégés, ne sont pas suffisamment sensibilisées à la culture et aux méthodes de l'Intelligence économique. En France, seules 15 à 20% des entreprises de moins de 200 employés pratiquent l'Intelligence économique.

Pourtant, dans le contexte actuel de guerre économique, elles ont, au même titre que les grandes entreprises, besoin d'avoir à leur disposition de l'aide à la décision et des outils de protection.

Bien sûr, beaucoup d'entre elles n'ont ni les moyens financiers ni les moyens humains de mettre en oeuvre une politique d'intelligence économique. Mais elles peuvent mutualiser leurs efforts au sein de pôles de compétitivité ou de grappes d'entreprises, démarches qui sont soutenues par l'Etat.

Les petites entreprises doivent également sortir d'une logique « retour-sur-investissement-rapide » et travailler sur des démarches de long terme, de développement durable. Certes, la période actuelle pousse à réfléchir à deux fois en termes d'investissement mais les entreprises doivent être convaincues qu'investir dans les procédures de recherche et de développement et, plus précisément dans les procédures d'intelligence économique, leur sera bénéfique. À l’inverse, la défaillance informationnelle pourrait leur être fatale.

 

Quelles sont, selon vous, les clés d'une politique d'intelligence économique réussie ?

L’Etat doit sensibiliser à la pratique de l’IE. C’est incontournable. Il doit proposer des formations à nos étudiants et aux professionnels, poursuivre et accentuer le travail de sensibilisation en cohérence avec sa politique d'intelligence économique territoriale.

La garantie de la sécurisation et de la compétitivité des secteurs stratégiques préalablement identifiés par l’Etat est indispensable. Elle passe par le jeu de la collaboration avec les entreprises, où l’Etat devient le transmetteur des informations nécessaires à leur développement.

Mais surtout, la puissance publique est tenue d’avoir un positionnement pro-actif en termes d'influence. Nous sommes soumis aux contraintes de la globalisation. Plutôt que de les subir, agissons.

Un rapprochement de la France de toutes les organisations internationales, multilatérales ou européennes à vocation économique et financières (OMC, OCDE, FMI...) qui dictent les règles du jeu, est inévitable. En faisant entendre la voix de la France, en participant à l'activité normative, nos entreprises bénéficieront d'une compétitivité égale à leurs concurrents internationaux. Cette présence dans les organisations internationales, espace d'informations ouvert, est également essentielle en termes stratégiques. Il s’agit pour nos représentants de penser Intelligence Economique en faisant de l'influence au profit de l'équipe France, en collectant l'information utile etpertinente sur nos concurrents, sur l'environnement, sur les futures normes qui permettront à notre économie d'anticiper.

Mais surtout, notre pays bénéficie encore d'un rayonnement culturel sur lequel il doit s'appuyer. Travaillons avec notre réseau de la francophonie. Imposons nos modes de pensée, nos ressorts culturels et nos visions. Non seulement, nous maintiendrons notre identité industrielle et culturelle, mais nous façonnerons aussi les marchés à notre image. Nos entreprises seront davantage en capacité de dominer la concurrence car ce seront nos normes qui seront imposées.

Enfin, militons pour une politique d'Intelligence économique communautaire, même si aujourd'hui à Bruxelles la conception française est encore trop perçue comme un patriotisme économique. La France a besoin d'une Europe forte et il faut que chaque Etat sorte d'une logique purement nationale.

 

Que pensez-vous de la notion actuelle du Secret des affaires ?

Il faut que les parlementaires, notamment ceux de la commission des lois qui travaillent sur le sujet, prennent cette question très au sérieux. Une refonte du droit des affaires s’impose, afin de prendre des mesures adaptées à la défense du secret des affaires.

Une réforme du Code de la procédure civile est nécessaire, à l'image de ce qui est déjà applicable devant l'Autorité de la concurrence où le rapporteur général peut refuser à une partie la communication de pièce mettant en jeu le secret des affaires. Le secret des affaires est donc à redéfinir juridiquement.

 

Nous devons tous nous imprégner de la culture IE et c'est à nous, politiques de choisir pour notre économie cette direction et engager une démarche collective entreprise-Etat. Il en va de notre compétitivité et de nos emplois, c'est un enjeu national, l’intérêt général le commande.