Francois Rochebloine

Petit-déjeuner autour de Marc Grosman, co-fondateur de Celio

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Boyer, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Marianne Dubois, Annie Genevard, Gilles Lurton, Alain Moyne-Bressand, Bernard Perrut, François Rochebloine, Fernard Siré, Claude Sturni, Pascal Thevenot, Arnaud Viala, Philippe Vitel

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Boyer, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Marianne Dubois, Annie Genevard, Gilles Lurton, Alain Moyne-Bressand, Bernard Perrut, François Rochebloine, Fernard Siré, Claude Sturni, Pascal Thevenot, Arnaud Viala, Philippe Vitel

autour de Marc Grosman

Co-fondateur de Celio

sur le thème :

"De fil en aiguille : les étapes de la création de la saga Celio"

Petit-déjeuner autour de Pierre-Emmanuel Taittinger

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  En présence d'Olivier Dassault, Guillaume Chevrollier, Yves Censi,  Jean-Michel Fourgous, Jean-François Mancel, Jean-Claude Mathis, Gérard Menuel, Bernard Perrut, Arnaud Robinet, François Rochebloine, Claudine Schmid, Eric Straumann, Catherine Vautrin, Arnaud Viala, Philippe Vitel

En présence d'Olivier Dassault, Guillaume Chevrollier, Yves Censi,  Jean-Michel Fourgous, Jean-François Mancel, Jean-Claude Mathis, Gérard Menuel, Bernard Perrut, Arnaud Robinet, François Rochebloine, Claudine Schmid, Eric Straumann, Catherine Vautrin, Arnaud Viala, Philippe Vitel

autour de Pierre-Emmanuel Taittinger

 

Président de la maison de champagne Taittinger

sur le thème :

" Comment faire pétiller notre savoir-faire français à l'international? "

Mon espérance pour les entrepreneurs de France par François Rochebloine

François Rochebloine, a choisi de s’inscrire au groupe d’études afin de marquer son soutien aux entreprises. Il est ancien directeur commercial d’une PME, et est député de la Loire depuis sa première élection en juin 1988. Constamment réélu depuis, il a été 1er adjoint au Maire de St Chamond (1989-2001) et vice-président du Conseil général de la Loire (1991-2010).

Pourquoi intervenir en faveur des entreprises ? 


N’y-a-t-il pas déjà suffisamment de mesures favorables à l’économie et à l’emploi ? Beaucoup de mesures ont été prises, mais manifestement toutes n’ont pas été à la hauteur des enjeux, sinon notre pays ne serait pas dans la situation dans laquelle il se trouve aujourd’hui. Il y a trop de réglementations qui brident l’économie et sont de ce fait contre-productives. Les entrepreneurs sont les mieux qualifiés pour créer de l’emploi, en produisant et créant de la richesse. Cette dynamique, l’Etat ne doit pas la casser. Or trop souvent ces dernières années, on a pu avoir le sentiment que le développement économique et par voie de conséquence l’emploi n’était plus  une priorité nationale. L’esprit d’entreprise est un moteur qu’il faut soutenir. Dans mon action de député, je mets un point d’honneur à me rendre totalement disponible auprès des entreprises de ma circonscription. C’est un engagement concret, car ce sont les entreprises – et d’ailleurs toutes les entreprises- qui font la vitalité d’un territoire. Les TPE, PME et ETI de notre pays, constituent un fabuleux réservoir de ressources, de dynamisme, d’inventivité… 

Le parlementaire que vous êtes, perçoit-il cela sur le terrain dans sa région ? 

C’est une réalité. Il est vrai que je viens de l’industrie, puisque j’ai fait une partie de ma carrière professionnelle comme directeur commercial d’une PME. J’ai la culture d’entreprise et je suis toujours resté en contact avec les entreprises de ma région, TPE ou PME, qui sont le moteur de notre économie. De plus, traditionnellement, le tissu économique des bassins d’emplois du département de la Loire ont été marqués par l’industrie, notamment de la sous-traitance et des réseaux de TPE-PME, avec d’innombrables savoirs-faire et des compétences reconnues. Cependant, la désindustrialisation (houillères, sidérurgie, mécanique lourde, textile…) de notre pays a fortement impacté ce tissu économique et lorsque de gros donneurs d’ordre ont fermé leurs portes, il a fallu relever le défi des reconversions. Les entreprises qui ont pu résister à ces profondes transformations ont su faire preuve d’une formidable capacité d’adaptation pour investir, former, innover et rester compétitives malgré la complexité des normes ou des réglementations. Avec le recul, je pense que nous n’étions pas vraiment préparés à affronter de tels changements, et ce dans la plupart des domaines. Tout cela est allé très vite, peut-être trop vite. Aujourd’hui, de nouvelles générations d’entrepreneurs se battent pour conquérir de nouveaux marchés ou tout simplement résister à la concurrence. La situation est souvent difficile, on ressent qu’il s’agit là d’un combat de tous les jours. Personnellement, je rends hommage à toutes celles et tous ceux qui assument la responsabilité de chef d’entreprise dans ce contexte.


Plus le temps passe, et plus on accumule des normes, des textes, toujours plus compliqués et plus difficiles à appliquer. Le code du travail lui-même n’est pas lisible par le commun des mortels.

Croyez-vous qu’il soit possible d’échapper à cette tendance ? 

C’est un fait indéniable, notre droit est plus que jamais une affaire de spécialiste. Il faut souligner que l’épaisseur du code ou le nombre de pages ne dépend pas uniquement de la fièvre législative des gouvernements, on le sait bien, car la jurisprudence vient enrichir chaque année elle aussi le droit du travail, ce qui fait le bonheur des juristes. Quant à la simplification, on sait d’expérience, que plus on en parle, moins elle semble d’actualité… Souhaitons que la future majorité ait plus le souci de la simplification que celui d’ajouter des couches supplémentaires au millefeuille ! L’alternance politique doit permettre de renverser l’ordre des priorités, et c’est bien l’orientation politique des réformes qui doit être revue. Je ne voudrais pas revivre le débat surréaliste sur le compte personnel d’activité de la loi El Khomri, et l’affaire du compte pénibilité, véritable « usine à gaz » s’il en est… ; en légiférant de la sorte, le Gouvernement s’est fourvoyé, en envoyant le plus mauvais signal aux entrepreneurs de notre pays, déjà peu enclins à développer et à embaucher dans le contexte actuel, avec les résultats que l’on sait sur la courbe du chômage. 

Quelle est votre position à l’égard de la loi sur les 35 H ?

J’y suis totalement opposé, et cela depuis toujours. L’adoption de cette loi a sonné le glas de la lutte contre le chômage en France. Je me souviens de la réaction de mon ami Jacques BARROT, après le vote des lois AUBRY, il reconnaissait qu’il s’agissait probablement, de la mesure, je le cite, « la plus scélérate » que la gauche ait pu faire voter à l’époque. Reconnaissons que l’économie française a été et est encore lourdement pénalisée par les 35 heures, une réforme qui prétendait engager la France dans une démarche générale, marquée du sceau de l’obligation légale et de l’uniformité. La réduction du temps de travail, vue comme la solution face au chômage, au nom de l’idéologie du partage du travail, n’a jamais été une réponse pertinente. Les promoteurs de cette idée n’ont jamais recherché l’efficacité économique ni la croissance. Bien au contraire, la réforme a consacré le renoncement de la France à combattre à la racine ce mal endémique qu’est le chômage de masse depuis une quarantaine d’années. Ses promoteurs ont fait abstraction de la mondialisation qui s’est pourtant généralisée depuis, obligeant nos entreprises à s’engager dans une bataille de compétitivité toujours plus exacerbée et alors que par des lois contraignantes le législateur n’a cessé de leur imposer de nouvelles obligations. La théorie était peut-être séduisante mais à l’épreuve des faits, elle n’a fait qu’aggraver le chômage et contribuer à faire reculer la France dans de nombreux secteurs. 
D’ailleurs, combien de pays ont adopté cette démarche ? 
Il y a eu avec cette réforme, un manque de réalisme coupable, en ne prenant jamais en considération la réalité du salariat dans les TPE et les PME, et en consacrant globalement un véritable renoncement national face aux différentes crises. Les 35 heures furent une véritable catastrophe pour l’économie française.

Cette mesure reste un sujet sensible, paralysant pour les Gouvernements de droite et de gauche. D’autres réformes ont été mises en œuvre depuis mais jamais la suppression des 35 heures. Croyez-vous qu’il soit possible de changer les choses ?

Le débat sur la loi El Khomri a été à cet égard un révélateur de l’ampleur des blocages qui nous empêchent de libérer les énergies dans ce pays ! La montagne a accouché d’une souris, et le Gouvernement a réussi le tour de force de faire la quasi-unanimité contre lui. C’est malheureusement une nouvelle occasion ratée pour notre pays en panne de réformes utiles et efficaces. Il est vrai qu’il aurait fallu, dès l’alternance de 2002, mettre à l’ordre du jour la suppression des 35 heures et une réforme en profondeur du code du travail. Je regrette à cet égard que la droite et le centre n’aient pas eu la volonté de franchir le pas. Je ne sais pas si c’est par manque de courage de la part des gouvernements successifs que le vaste chantier de la flexibilité du travail n’a pu être ouvert plus tôt. Il est certain qu’il y a là une clé pour le marché de l’emploi. Mais on pourrait également parler de la relance indispensable de l’apprentissage et de l’alternance, trop longtemps délaissés, la revalorisation des métiers manuels, le respect des compétences et des savoirs-faire, de l’application des normes européennes et nationales par les administrations, avec ce minimum de bon sens qui fait trop souvent défaut, etc. Il est urgent d’adapter au plus vite notre législation aux réalités économiques présentes, et notamment à cette compétition économique qui n’autorise aucun renoncement et réclame surtout beaucoup d’efforts, du travail et de la constance. Dès 2017, l’ouvrage devra être remis sur le métier, c’est à mon sens une des actions que devra initier en priorité le futur gouvernement d’alternance.

La France semble donc toujours en panne sur le plan économique et social, en état de « crise » permanente. Or au fur et à mesure que l’état providence montre ses faiblesses et son incapacité de s’adapter aux exigences du temps présent, l’entreprenariat semble séduire de plus en plus de jeunes et être une idée qui progresse dans notre pays. Qu’en pensez-vous ?

Oui en effet, sous l’effet de la globalisation, de l’influence européenne et de la révolution technologique, on ressent cette aspiration au changement et ce besoin de libérer les énergies. Plus largement, le travail doit être revalorisé dans notre société. Cependant, tant que la France ne changera pas son regard sur le travail, sur les métiers manuels, tant que l’on entretiendra l’assistanat au détriment de l’effort et, tant que l’on reportera sur les générations futures notre incapacité à gérer le présent, je redoute ce déclassement que l’on semble percevoir dans certains domaines (désindustrialisation, perte d’influence,…), parce que notre pays aura du mal à se réformer et qu’il ne pourra pas affronter la concurrence mondiale de demain, développer son attractivité, innover et faire preuve de cette audace, de ce génie qu’on lui reconnaît.

La dernière revue est en ligne !

Petit-déjeuner GEEA autour de Gilles Pelisson, PDG de TF1

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, BERNARD BROCHAND, GUILLAUME CHEVROLLIER, ANNIE GENEVARD, BERNARD GÉRARD, JACQUES LAMBLIN, MARC LE FUR, PIERRE MOREL-A-L'HUISSIER, ALAIN MOYNE-BRESSAND, FRANÇOIS ROCHEBLOINE, CLAUDINE SCHMID, ERIC STRAUMANN, GUY TEISSIER, PASCAL THÉVENOT, ARNAUD VIALA, PHILIPPE VIGIER, PHILIPPE VITEL

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, BERNARD BROCHAND, GUILLAUME CHEVROLLIER, ANNIE GENEVARD, BERNARD GÉRARD, JACQUES LAMBLIN, MARC LE FUR, PIERRE MOREL-A-L'HUISSIER, ALAIN MOYNE-BRESSAND, FRANÇOIS ROCHEBLOINE, CLAUDINE SCHMID, ERIC STRAUMANN, GUY TEISSIER, PASCAL THÉVENOT, ARNAUD VIALA, PHILIPPE VIGIER, PHILIPPE VITEL

Petit déjeuner GEEA autour de Gilles Pelisson, PDG de TF1

sur le Thème:

"Le rôle d'un grand média comme TF1 au sein de la société française"

Petit-déjeuner GEEA autour d'Airbnb

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, YVES CENSI, GUILLAUME CHEVROLLIER, JEAN-MICHEL COUVE, DAVID DOUILLET, DANIEL FASQUELLE, MARIE-LOUISE FORT, YVES FOULON, CLAUDE DE GANAY, BERNARD GÉRARD, ARLETTE GROSSKOST, ALAIN HOUPERT, VALÉRIE LACROUTE, ISABELLE LE CALLENNEC, VÉRONIQUE LOUWAGIE, FRÉDÉRIC REISS, FRANÇOIS ROCHEBLOINE, FERNAND SIRÉ, CLAUDE STURNI, PASCAL THÉVENOT, ARNAUD VIALA

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, YVES CENSI, GUILLAUME CHEVROLLIER, JEAN-MICHEL COUVE, DAVID DOUILLET, DANIEL FASQUELLE, MARIE-LOUISE FORT, YVES FOULON, CLAUDE DE GANAY, BERNARD GÉRARD, ARLETTE GROSSKOST, ALAIN HOUPERT, VALÉRIE LACROUTE, ISABELLE LE CALLENNEC, VÉRONIQUE LOUWAGIE, FRÉDÉRIC REISS, FRANÇOIS ROCHEBLOINE, FERNAND SIRÉ, CLAUDE STURNI, PASCAL THÉVENOT, ARNAUD VIALA

 

L’implantation d’Airbnb dans le paysage Français n’a évidemment échappé ni aux élus, ni au Gouvernement et surtout pas à Bercy !

Les parlementaires étaient très nombreux au petit déjeuner organisé par le Président Olivier Dassault pour évoquer avec Emmanuel Marill, l’évolution de cette plateforme dans les régions Françaises, qui met en relation les volontaires au voyage et les hébergeurs de la planète.

 

Mais comment expliquer le succès d’Airbnb ?

Pour certains, cette économie est une solution durable, un amortisseur social, vers une sortie de crise, quand d’autres crient à la concurrence déloyale.
D’après Emmanuel Marill, tout le monde est gagnant : les touristes peuvent vivre comme chez l’habitant et se créer des souvenirs, les hôtes bénéficient un revenu complémentaire et les commerces de proximité jouissent de l’impact lié à l’augmentation du nombre de touristes.

Pour la France, deuxième destination au monde après les Etats-Unis, 350 000 logements sont enregistrés sur la plateforme et comptabilise 80% de ces derniers en dehors de Paris. Cette tendance va crescendo : aujourd’hui, Airbnb est présent dans pratiquement 1 commune sur 2 et l’entreprise souhaite participer à la revitalisation et à l’aménagement des territoires.

Les villes y trouvent leur compte. Pour l’instant Airbnb a commencé son expérimentation de la collecte de la taxe de séjour dans 20 villes et l’assumera dans l’ensemble des villes et villages de France à partir du deuxième trimestre 2017. A titre d’exemple, en seulement, un an, rien qu’à Paris, 5,5 millions d’euros de taxe de séjour ont été collectés.

 

D’après Emmanuel Marill, l’hospitalité est au cœur du développement touristique de demain, comme la sécurité des sites. Actuellement, le tourisme représente 7,4% du PIB. Airbnb souhaite créer de la valeur ajoutée dans les zones encore trop faiblement exploitées : « On pourrait en faire bénéficier des centaines de plages, de musées, des milliers de villages qui ne reçoivent pas la visite de touristes étrangers ».

 

Les élus ont beaucoup échangé sur la concurrence,jugée déloyale pour certains, avec l’hôtellerie. La réponse du patron d’Airbnb est limpide : « il n’existe pas d’étude qui démontre qu’Airbnb soit à l’origine de la fermeture d’un hôtel.

Dans certains segments et même quartiers, l’impact d’Airbnb est évident sur l’hôtellerie, mais à une époque récente où le flux de voyageurs ne cessait de croître en France, tout le monde s’y retrouvait. Aujourd’hui, suite aux drames le gâteau est stable et met à l’aune de nos réflexions ce sujet de concurrence.

Je pense qu’il faut garder la tête froide. Des frictions n’auront aucun intérêt à partir du moment où nous sommes à la recherche de flux internationaux ».

GEEA vient de publier son livre blanc !

Petit déjeuner autour de Paul-François Fournier, Directeur Innovation de BPIFrance

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Olivier Carré, Marianne Dubois, Annie Genevard, François Guégot, Arlette Grosskost, Claude Greff, Michel Herbillon, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Alain Moyne-Bressand, François Rochebloine, Catherine Vautrin, Philippe Vitel

Alors que la BPIFrance tient en ce moment l’affiche pour motiver les entrepreneurs et séduire les jeunes : « Entrepreneurs, vous envoyez du bois, nous enverrons du blé », GEEA a souhaité interroger son directeur exécutif et directeur de l’innovation, Paul-François Fournier, sur le rôle de cette banque publique dans le financement des projets innovants.

Paul-François Fournier nous a informé que la BPI France avait fait le choix de « l’effet d’accélération pour les start-up » même si elle continue sa mission de service public là où les banques sont absentes.

Il a rappelé l’importance de l’innovation pour créer de la croissance et des emploiset ajoute que : « l’entreprise innovante croît en moyenne de plus de 10% par an. Celle qui n’est pas innovante a un chiffre d’affaires qui décroît de 2 à 3% par an. Le sujet de l’innovation est au cœur de la problématique de la création de valeurs et derrière c’est l’international. »

Paul-François Fournier a rappelé combien le crédit impôt recherche était essentiel dans le soutien à l’innovation puisqu’une enquête de l’OCDE montre que la France est le troisième pays au monde dans les dispositifs d’incitation à innover.

"Petit déjeuner autour de Bernard Spitz, Président de la FFSA

En présence d’Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Guillaume Chevrollier, Daniel Gibbs, Gilles Lurton, Pierre Morel-A-l’Huissier, François Rochebloine, Claudine Schmid, Jean-Pierre Vial

Faut-il mettre fin au principe de précaution?

C’était le thème auquel a bien voulu répondre Bernard Spitz, Président de la fédération des sociétés d’assurance, invité le 24 novembre 2015, dans le cadre du petit-déjeuner mensuel organisé à l’Hôtel de la Questure de l’Assemblée nationale.

D’après Bernard Spitz, l’arrêt de la cour de cassation de mai 2011 paralyse notre système par rapport à la notion de risque. « Le principe de précaution est un parapluie qui décourage les entreprises. Personne ne peut résister, il s’applique même dans le financement de l’économie. A cela s’ajoute les difficultés de compétitivité : les complexités fiscale et administrative empêchent et découragent ».

Il ajoute « Nous avons les moyens de créer de la richesse et des emplois qui sont freinés par une administration laxiste, paralysant l’initiative et la créativité de ce pays. Nous gâchons nos atouts ! »

Les questions de la salle ont conduit le débat sur d’autres questions d’actualité : la paralysante directive Solvabilité 2, la dette publique Française, l’avenir de nos jeunes, sans oublier l’amendement Fourgous - Dassault qui a permis de déplacer 75 milliards d’euros dans l’économie.

Bernard Spitz est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages politiques et son 14ème livre vient de paraître « On achève bien les jeunes » (chez Grasset).

Tribune dans le Figaro : Révolution numérique n'ayons pas peur !

Petit-déjeuner autour de François Moutot, ACPMA

Sur le thème :

" Quel artisanat pour demain ? "

 

François Moutot est directeur général de l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat

« Quel artisanat pour demain ? » était le thème très large sur lequel devait composer le directeur général de l’APCMA, François Moutot.

Au cours de ce petit-déjeuner, le directeur général dénoncera les conséquences du compte personnel pénibilité « Au-delà des contraintes administratives que cela implique, ce compte personnel est encore pire en termes de symbole et de signification. On a réussi à instiller dans la société Française que travailler, c’est pénible ! »

Premier recruteur de jeunes apprentis, le secteur de l’artisanat par l’intermédiaire de son représentant reproche qu’aucune mesure anti-conjoncture n’ait été prise pour éviter la baisse de l’apprentissage, bien au contraire ! « Le Gouvernement précédent avait mis en place les développeurs d’apprentissage qui allaient dans chaque entreprise inciter le chef d’entreprise à recevoir un apprenti. On a réussi à les maintenir pendant deux ans, ils disparaîtront en 2015. Le Gouvernement actuel a aussi supprimé les primes à l’apprentissage et l’avantage fiscal. »

A la question de Véronique Louwagie, députée de l’Orne sur la lourdeur administrative dans l’utilisation des machines dangereuses par que les apprentis mineurs, le directeur général précise que « la France a souhaité être plus sévère que les directives européennes lui imposait. Les administrateurs hors sol ont une vision manichéenne de l’entreprise. On se retrouve avec des textes aberrants. Les jeunes de 15-16 ans ne peuvent pas se servir d’une perceuse, d’une foreuse alors que les enfants de 10 ans aux Etats-Unis les utilisent dans leur formation.

Comment un charpentier pourra apprendre son métier s’il ne peut pas monter sur le toit ?

Moralité, nos entreprises rechignent à employer des apprentis mineurs. Nous n’allons embaucher que des apprentis majeurs. »

Quand François Rochebloine, député de la Loire, souligne les difficultés rencontrées par les artisans suite aux dysfonctionnements du RSI et les méthodes de recouvrements, François Moutot dénonce les situations kafkaïennes dans lesquels se retrouvent les artisans vertueux. « Certes, le RSI est l’interlocuteur social unique, mais il délègue certaines fonctions au réseau des URSSAF, comme le calcul et l’encaissement des cotisations et tout ou partie du recouvrement. L’URSSAF agit alors pour le compte et sous l’appellation du RSI avec des outils informatiques et méthodes qui n’ont pas été harmonisés. » 

Plusieurs parlementaires présents tels qu’Etienne Blanc, député de l’Ain ont souligné que l’impact de la suppression de 11,7 milliards de dotations aux collectivités locales aurait inévitablement un impact sur l’artisanat qui n’a pas été quantifié par le Gouvernement.

 

Petit-déjeuner autour de Philippe d'Ornano, Co-président d'Asmep-ETI

GEEA a reçu le co-président d’Asmep-ETI et Président du directoire de Sisley pour échanger, avec les adhérents et les parlementaires, sur la situation des « ETI : le capitalisme de long terme au service des territoires ».

Le nombre d’ETI Françaises est très faible, 4 600, en comparaison à l’Allemagne (12 500), au Royaume-Uni (10 000), ou encore l’Italie (8 000).  

Pourtant, ces ETI sont des atouts économiques majeurs. « Elles sont à 65% avec des sièges sociaux hors de l’Ile de France ; ce sont des entreprises des régions et qui donnent à nos territoires une stabilité grâce à leur solidité.

Elles représentent : 27% du chiffre d’affaires des entreprises françaises, 1/3 des exportations et 22% de l’emploi salarié. Leur modèle économique est très apprécié par les salariés. Elles allient la proximité grâce à leur taille humaine et en même temps donnent une sécurité aux salariés du fait de leur dimension. Contrairement aux PME, elles n’ont pas de problème de financement. 80% des ETI sont des entreprises familiales. » développe le Président Philippe d’Ornano.

Mais comment développer nos ETI ? « C’est justement l’ambition de l’Asmep » répond-il. « Si on veut créer davantage d’ETI sur le modèle allemand, il faut créer un écosystème raisonnablement compétitif par rapport à la moyenne européenne. En France, nous n’avons pas intégré que les entreprises travaillent dans un environnement et une concurrence mondiale. On ne peut pas vivre replié sur nous-même sans analyser les conséquences des mesures qu’on prend. Il est important de comparer nos systèmes. »

Et quand il parle de la fiscalité des entreprises, la comparaison avec les autres états européens fait mouche : « On taxe 40% de plus les entreprises Françaises, non pas qu’en Chine, mais que la moyenne européenne ! Comment peut-on durablement construire des entreprises et développer les ETI dans ces conditions ? Il y a un enjeu énorme sur la taxation des outils de production.

La France a le taux d’impôt sur les sociétés le plus élevé d’Europe qui peut monter jusqu’à 38%. Comme les marges sont historiquement faibles et que c’est un impôt sur les bénéfices, le produit de cet impôt est dans la moyenne européenne. On parle d’élargir encore l’assiette, c’est-à-dire taxer encore plus les entreprises ! Il est probable que ça aura encore un impact sur les marges et sur les investissements sans pour autant augmenter le rendement.

Le deuxième niveau d’impôt, où il existe un énorme écart par rapport à la moyenne européenne, ce sontles taxes hors IS, locales et sectorielles. Officiellement, il y en a 192 mais certainement beaucoup plus. Les « think tank » travaillent pour les lister de manière plus précise. Quand on les additionne, elles représentent 2/3 de l’impôt sur les sociétés. »

Il conclura ce petit-déjeuner en rappelant que « ce climat anxiogène chez les chefs d’entreprises, qui essaient de créer, est néfaste au site France. Si on veut rediriger l’argent des Français vers l’investissement de long terme, il faut créer un statut et il faut déconnecter la fiscalité du patrimoine de l’investissement avec un engagement de conservation. Si on le fait, on aura fait un grand pas vers la création d’un « Mittelstand » en France. »

Lire le compte-rendu

Petit-déjeuner autour de Jean-François Roubaud, Président de la CGPME

Après 22 ans d’expérience au sein des organisations patronales et avant de laisser la place à François Asselin à la tête de la CGPME, Jean-François Roubaud nous a livré son analyse sur « les conditions du retour à la croissance ».

« Nos entreprises font face à de vraies difficultés. La principale, c’est bien la faiblesse des carnets de commande. Les chefs d’entreprises sont inquiets aussi parce qu’il y a beaucoup de mesures mais pas de cohérence. »

Et il rajoute : « On nous a dit que les charges allaient baisser au 1er janvier pour les salaires au niveau du SMIC. Mais qu’est ce qui va augmenter ? On vient de créer une super « usine à gaz » avec le compte pénibilité. Contraindre le chef d'entreprise à tenir des fiches pénibilité pour chacun de ses salariés, c'est tout simplement nier la réalité du monde du travail. Aux antipodes du discours ambiant, la fiche pénibilité représente un sommet inégalé dans la complexité imposée aux entreprises. »

Il reviendra également sur les seuils sociaux qu’il désigne comme des freins à l’emploi.

Pendant ce petit-déjeuner, Jean-François Roubaud demandera que des mesures immédiates pour créer des emplois instantanément soient mises en place. « Si vous dites que dans les petites entreprises, vous créez des emplois sans charge, je vous assure que vous allez en créer des milliers ! Il faut plus de souplesse. Entre 2012 et 2014 : 120 pages supplémentaires ont été rajoutées au code du travail et elles sont contradictoires les unes aux autres. » termine le président Roubaud.

A la question d’Alain Chrétien, député de la Haute Saône : « Vos adhérents vous ont-ils déjà donné un retour sur l’obligation de publicité en cas de cession d’entreprise ? »

Jean-François Roubaud répond : « Informer le personnel deux mois avant signifie que les bons éléments s’en vont, les clients s’en vont et donc l’entreprise est fichue ! J’avais proposé au moment de l’examen de la loi Hamon que les salariés qui souhaitent reprendre l’entreprise, aient un délai de deux ans pour réaliser leur projet.  On ne s’improvise pas chef d’entreprise ! ».

Compte-rendu du petit-déjeuner

Tribune dans le Monde : Arrêtons d'accabler nos entrepreneurs !