Claude Sturni

Petit-déjeuner autour de Marc Grosman, co-fondateur de Celio

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Boyer, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Marianne Dubois, Annie Genevard, Gilles Lurton, Alain Moyne-Bressand, Bernard Perrut, François Rochebloine, Fernard Siré, Claude Sturni, Pascal Thevenot, Arnaud Viala, Philippe Vitel

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Valérie Boyer, Bernard Brochand, Guillaume Chevrollier, Marianne Dubois, Annie Genevard, Gilles Lurton, Alain Moyne-Bressand, Bernard Perrut, François Rochebloine, Fernard Siré, Claude Sturni, Pascal Thevenot, Arnaud Viala, Philippe Vitel

autour de Marc Grosman

Co-fondateur de Celio

sur le thème :

"De fil en aiguille : les étapes de la création de la saga Celio"

Développement économique, dynamisation et attractivité : le rôle essentiel de l’élu pour son territoire par Claude Sturni

Député du Bas-Rhin, Claude Sturni est diplômé de l’École de management de l’Université de Strasbourg. Après 20 ans de carrière au sein de Millipore, entreprise américaine de biotechnologies, à des postes de direction en France et à l’étranger, Claude Sturni a été élu maire de Haguenau en 2008 puis député du Bas-Rhin en 2012. Membre de la Commission des Affaires Culturelles et de l’Education, du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques, il est aussi vice-président du groupe d’études sur les Industries Mécaniques. 

Qu’est-ce que « l’industrie du futur » et comment le pouvoir politique peut-il accompagner ce mouvement ? 

L’industrie du futur, qui existe déjà en France et notamment en Alsace où plusieurs entreprises ont été labellisées, est un programme général qui implique nouvelles technologies, production de pointe, qualifications affinées pour les salariés ainsi qu’un management moderne. L’usine du futur est une réponse pour un secteur en recherche de compétitivité et pour un territoire qui développe son attractivité pour y faire venir des talents, d’autres entreprises partenaires et des pôles de formation.

Mais il ne s’agit pas de faire table rase et de partir d’une page blanche car d’une part l’industrie française possède des fleurons qu’il faut valoriser, et d’autre part il s’agit surtout d’une transformation interne aux entreprises. Pour ce faire les élus comme le gouvernement doivent mettre en œuvre les moyens nécessaires pour accompagner leur réussite et leur permettre de devenir un moteur de la croissance. Malheureusement trop de contraintes réglementaires pèsent encore sur l’industrie.

Elle a besoin de souplesse, de stabilité et de visibilité. Les entreprises attendent du gouvernement qu’il mette concrètement en œuvre le choc de simplification afin que celui-ci ne se réduise pas à de simples effets d’annonce. Or les améliorations ne sont pas flagrantes et le sujet beaucoup moins médiatisé… En tant qu’homme politique, je m’investis pour une industrie française créatrice de valeurs et d’emplois, connectée avec ses collaborateurs, ses outils de production, ses prestataires et partenaires, et son territoire.

Une industrie conçue pour répondre aux défis économiques, technologiques, organisationnels, environnementaux et sociétaux. Les entreprises ont en effet besoin de pouvoir compter sur la réactivité des acteurs publics car leur rôle est essentiel dans la performance industrielle de demain. Il est notamment impératif de renforcer la dynamique de valorisation des métiers de l’industrie auprès des jeunes. 

Quel doit être le rôle des territoires dans l’industrie française actuelle ? 

Beaucoup de territoires croient en l’industrie, notamment en l’industrie du futur. 
J’ignore s’il est possible de créer dans un territoire les conditions d’un tissu industriel s’il n’y en a pas déjà mais, dans ma circonscription proche de l’Allemagne, nous bénéficions de nombreuses entreprises bien implantées. Pour les garder nous leur prouvons combien nous y sommes attachés en les visitant régulièrement et en rencontrant fréquemment leurs dirigeants. Nous avons d’ailleurs créé un guichet unique pour faciliter leurs démarches administratives. 

Par ailleurs, nous prenons quelques mesures basiques pour asseoir la compétitivité de notre territoire en concentrant nos efforts sur l’accessibilité ou l’approvisionnement en énergie bon marché des industries. Nous nous efforçons de qualifier la main-d’œuvre en fonction des besoins des entreprises, d’où la création d’offres de formation de tous niveaux, notamment au niveau post-bac : l’industrie du futur aura en particulier besoin de techniciens, des techniciens supérieurs, ingénieurs. Notre bassin d’emploi représente 150 000 personnes à 30 kilomètres seulement de Strasbourg, et nous y avons installé des centres de formation et un IUT. Cet automne nous inaugurons une résidence pour jeunes alternants qui viendront effectuer une alternance ou un stage dans notre agglomération. 

Il s’agit là d’un investissement de 10 millions d’euros portés par les collectivités, l’Etat et le programme d’investissement d’avenir. 

Tous les niveaux de collectivité s’impliquent-ils de la même manière dans ces projets ? 
Avec les récents mouvements de création des métropoles puis des grandes régions, une dynamique de territorialisation est apparue, guidée par la nécessité pour les territoires de se positionner face aux métropoles et de développer leurs atouts, en termes de qualité de vie bien sûr, et aussi d’offre économique. L’industrie doit être au cœur des préoccupations des élus locaux. 

Il y a de très belles initiatives individuelles mais globalement, le manque de mobilisation et de dynamisme domine. En dehors de l’ambition d’une France industrielle, je m’interroge sur le degré d’intérêt des pouvoirs publics à mettre en face les outils favorables à la modernisation du système productif. L’inégalité territoriale est le point d’ombre avec le risque d’une fracture sociale. Conscient de cet enjeu majeur l’une de mes premières actions en tant que Maire de Haguenau, a été de favoriser l’accès au très haut débit dans ma commune. 

A Haguenau encore, notre priorité était d’encourager les industries existantes. Une usine du groupe Siemens a pratiquement doublé de taille en quatre ans et compte aujourd’hui plus de 800 personnes. 

Il convenait également d’encourager les nouveaux projets, tels que celui du groupe Mars, qui hésitait pour développer ses activités, entre le site de Haguenau et un site en Pologne. Notre démarche, commune à tous les pouvoirs publics, a convaincu le groupe de choisir le site alsacien, à proximité d’une usine de valorisation énergétique qui lui apporte de la vapeur verte. Le groupe Mars a donc investi 40 millions d’euros sur notre site, qui est devenu leader pour la fabrication des M&M’s.

Dans le système général d’éducation et de formation, la place de la filière industrielle est-elle à la hauteur des enjeux ? 

Concernant l’industrie, les pouvoirs publics doivent avoir à cœur de relever les défis de la formation des jeunes et veiller à ce qu’elle soit en phase avec les besoins en compétences des entreprises et du territoire. Il faut montrer aux jeunes, aux parents et aux conseillers d’orientation les opportunités offertes par le monde industriel et sa maîtrise des hautes technologies. La vague du digital va créer de nouvelles qualifications dans les usines et en faire disparaître d’autres. 


Dans ce contexte- là, la formation continue va s’avérer être un instrument indispensable pour mener à bien ces mutations. L’entreprise doit pouvoir être un lieu d’apprentissage étant donné l’accélération des compétences. La formation initiale sera également chamboulée par le numérique et obligera les écoles à « apprendre à apprendre ». C’est pour préparer au mieux les étudiants à ce nouveau monde industriel que l’IUT de Haguenau a mis en place une plate-forme pédagogique appelée « Smart Prod ». Il s’agit d’une ligne de production didactique haut de gamme pour préparer les élèves aux technologies du futur. 

Proche des entreprises et des industries implantées sur son territoire, la région est tout à fait légitime pour corréler l’orientation des jeunes avec le tissu économique local. Comme je le disais plus haut, la commune ou l’agglomération doit attirer des formations qui permettront une montée en gamme des compétences et proposer, comme à Haguenau, des solutions d’hébergement pour les jeunes alternants ou salariés.


Enfin je souhaiterais évoquer de manière plus générale le besoin en formation linguistique des jeunes surtout dans les zones frontalières, la formation à l’Allemand en Alsace, et l’importance du bilinguisme comme compétence favorisant l’accès aux emplois qualifiés.
 

La dernière revue est en ligne !

Petit-déjeuner GEEA autour d'Airbnb

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, YVES CENSI, GUILLAUME CHEVROLLIER, JEAN-MICHEL COUVE, DAVID DOUILLET, DANIEL FASQUELLE, MARIE-LOUISE FORT, YVES FOULON, CLAUDE DE GANAY, BERNARD GÉRARD, ARLETTE GROSSKOST, ALAIN HOUPERT, VALÉRIE LACROUTE, ISABELLE LE CALLENNEC, VÉRONIQUE LOUWAGIE, FRÉDÉRIC REISS, FRANÇOIS ROCHEBLOINE, FERNAND SIRÉ, CLAUDE STURNI, PASCAL THÉVENOT, ARNAUD VIALA

EN PRÉSENCE D'OLIVIER DASSAULT, JEAN-MICHEL FOURGOUS, YVES CENSI, GUILLAUME CHEVROLLIER, JEAN-MICHEL COUVE, DAVID DOUILLET, DANIEL FASQUELLE, MARIE-LOUISE FORT, YVES FOULON, CLAUDE DE GANAY, BERNARD GÉRARD, ARLETTE GROSSKOST, ALAIN HOUPERT, VALÉRIE LACROUTE, ISABELLE LE CALLENNEC, VÉRONIQUE LOUWAGIE, FRÉDÉRIC REISS, FRANÇOIS ROCHEBLOINE, FERNAND SIRÉ, CLAUDE STURNI, PASCAL THÉVENOT, ARNAUD VIALA

 

L’implantation d’Airbnb dans le paysage Français n’a évidemment échappé ni aux élus, ni au Gouvernement et surtout pas à Bercy !

Les parlementaires étaient très nombreux au petit déjeuner organisé par le Président Olivier Dassault pour évoquer avec Emmanuel Marill, l’évolution de cette plateforme dans les régions Françaises, qui met en relation les volontaires au voyage et les hébergeurs de la planète.

 

Mais comment expliquer le succès d’Airbnb ?

Pour certains, cette économie est une solution durable, un amortisseur social, vers une sortie de crise, quand d’autres crient à la concurrence déloyale.
D’après Emmanuel Marill, tout le monde est gagnant : les touristes peuvent vivre comme chez l’habitant et se créer des souvenirs, les hôtes bénéficient un revenu complémentaire et les commerces de proximité jouissent de l’impact lié à l’augmentation du nombre de touristes.

Pour la France, deuxième destination au monde après les Etats-Unis, 350 000 logements sont enregistrés sur la plateforme et comptabilise 80% de ces derniers en dehors de Paris. Cette tendance va crescendo : aujourd’hui, Airbnb est présent dans pratiquement 1 commune sur 2 et l’entreprise souhaite participer à la revitalisation et à l’aménagement des territoires.

Les villes y trouvent leur compte. Pour l’instant Airbnb a commencé son expérimentation de la collecte de la taxe de séjour dans 20 villes et l’assumera dans l’ensemble des villes et villages de France à partir du deuxième trimestre 2017. A titre d’exemple, en seulement, un an, rien qu’à Paris, 5,5 millions d’euros de taxe de séjour ont été collectés.

 

D’après Emmanuel Marill, l’hospitalité est au cœur du développement touristique de demain, comme la sécurité des sites. Actuellement, le tourisme représente 7,4% du PIB. Airbnb souhaite créer de la valeur ajoutée dans les zones encore trop faiblement exploitées : « On pourrait en faire bénéficier des centaines de plages, de musées, des milliers de villages qui ne reçoivent pas la visite de touristes étrangers ».

 

Les élus ont beaucoup échangé sur la concurrence,jugée déloyale pour certains, avec l’hôtellerie. La réponse du patron d’Airbnb est limpide : « il n’existe pas d’étude qui démontre qu’Airbnb soit à l’origine de la fermeture d’un hôtel.

Dans certains segments et même quartiers, l’impact d’Airbnb est évident sur l’hôtellerie, mais à une époque récente où le flux de voyageurs ne cessait de croître en France, tout le monde s’y retrouvait. Aujourd’hui, suite aux drames le gâteau est stable et met à l’aune de nos réflexions ce sujet de concurrence.

Je pense qu’il faut garder la tête froide. Des frictions n’auront aucun intérêt à partir du moment où nous sommes à la recherche de flux internationaux ».

GEEA vient de publier son livre blanc !

Lu dans les Echos : La loi El Khomri, symbole de tous les renoncements

Lu dans les Echos : La loi El Khomri, symbole de tous les renoncements

90 parlementaires, membres de GEEA ont publié cette tribune dans les Echos pour dénoncer le projet de loi El Khomri.

Petit-déjeuner autour de Thibaud Simphal, directeur d'Uber France

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Arlette Grosskost, Michel Herbillon, Denis Jacquat, Jean-Michel Couve, Virginie Duby-Muller, Gérard Menuel, Frédéric Reiss, Arnaud Viala, Jean-Pierre Vial, Claude Sturni, Pierre-Morel-A-l'Huissier, Bérengère Poletti, Jean-François Mancel, Jean-Baptiste Lemoyne, Gilles Lurton, Claude de Ganay, Philippe Gosselin, Claude Greff, Isabelle Le Callennec

En présence d'Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Arlette Grosskost, Michel Herbillon, Denis Jacquat, Jean-Michel Couve, Virginie Duby-Muller, Gérard Menuel, Frédéric Reiss, Arnaud Viala, Jean-Pierre Vial, Claude Sturni, Pierre-Morel-A-l'Huissier, Bérengère Poletti, Jean-François Mancel, Jean-Baptiste Lemoyne, Gilles Lurton, Claude de Ganay, Philippe Gosselin, Claude Greff, Isabelle Le Callennec

A l'occasion de son petit-déjeuner mensuel, GEEA, présidé par Olivier Dassault a reçu Thibaud Symphal, General Manager Uber France sur le thème : 

" UBER ou la révolution des services? "

 

Tribune dans le Figaro : Révolution numérique n'ayons pas peur !

Tribune dans Le Figaro : Pour vaincre le chômage des jeunes, misons sur l'entreprise !

La question écrite de GEEA sur le relèvement des seuils sociaux et fiscaux

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Afin de concrétiser la proposition n°11 du livre blanc, GEEA a proposé à ses parlementaires membres de dépose une question écrite auprès du ministre du travail. L'objectif : relever les seuils sociaux et fiscaux de 10 à 20 et de 50 à 100 salariés. 

"Les comparaisons internationales de démographie d'entreprises montrent, qu'en France, l'augmentation des effectifs d'une entreprise et donc le franchissement de certains seuils, accroît très significativement le coût social pour l'employeur tout en y additionnant de nouvelles réglementations. En France, 7 ans après sa création, une entreprise emploie en moyenne 20 salariés, contre 80 en Grande-Bretagne. L'effectif moyen de toutes les entreprises françaises à leur création est de 2,7 personnes contre 6,6 aux États-unis ou encore 4,5 en Allemagne. Véritable frein psychologique à l'embauche, ces seuils sont perçus par l'employeur comme un facteur de complexification administrative et de hausse des cotisations. À titre d'exemple, le franchissement de la barre des 50 salariés a pour conséquence l'application de 34 législations et réglementations supplémentaires pour un coût représentant 4 % de la masse salariale. Il souhaite savoir si le Gouvernement prendra en compte la proposition de Génération entreprise-entrepreneurs associés, composée 120 de parlementaires, demandant le relèvement des seuils sociaux de 10 à 20 et de 50 à 100 salariés. Une telle mesure atténuera la « peur d'embaucher ». Son impact sur l'emploi serait important : 22 500 entreprises embaucheraient des salariés supplémentaires sans ces seuils sociaux. En 2012, l'INSEE et l'IFRAP évaluaient la perte d'emplois générés par les seuils sociaux entre 70 000 et 140 000 emplois."

Tribune dans Valeurs Actuelles : Monsieur Hollande, ouvrez les yeux !

– Valeurs Actuelles – TRIBUNE, juillet 2013 –

Monsieur Hollande, ouvrez les yeux !

Alors que la France est en récession, le gouvernement n’a d’autre réponse que d’augmenter les prélèvements sur les entreprises.

Alors que nous sommes en pleine crise économique, que les marges brutes des entreprises françaises sont les plus basses d’Europe, que les plans sociaux s’accumulent, qu’on dénombre 1 328 chômeurs supplémentaires chaque jour, nous avons quotidiennement de nouvelles preuves de l’amateurisme du président de la République et de son gouvernement.

François Hollande veut se convaincre que le délai de grâce de deux ans pour revenir à un déficit de 3 % accordé par la Commission européenne est une bonne nouvelle. Mais c’est reculer pour mieux sauter ! L’austérité qui sera menée sera peut-être un peu moins brutale car étalée dans le temps, mais elle restera forte (avec un ajustement annuel de 1,3 point de PIB de 2012 à 2015) et très douloureuse car il n’y a aucune chance pour que le chômage baisse avant 2015.

Bercy a déposé il y a quelques jours au Parlement son projet de loi de règlement du budget de l’État au titre de l’année 2012, aux fins d’approbation des comptes. Alors que la France est entrée en récession, le gouvernement s’autocongratule en affirmant que « la France […]a bien résisté, ne subissant pas de repli marqué de son activité à l’inverse de ses partenaires de la zone euro ». Pourtant, en 2012, tous les secteurs d’activité sont marqués par la dégradation de l’activité.

À l’été 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a augmenté brutalement le forfait social en le faisant passer de 8 à 20 %. S’il avait voulu déstabiliser le climat social des PME et des grandes entreprises, il ne s’y serait pas pris autrement. Cette décision a notamment abouti pour de nombreux salariés à la fin de l’abondement d’employeur aux plans d’épargne d’entreprise (PEE) et plans d’épargne pour la retraite collectifs (Perco). Sans oublier la perte de revenus non négligeable pour plusieurs millions de salariés à la suite de la suppression des heures supplémentaires défiscalisées.

En additionnant les mesures du premier budget rectificatif de 2012 de la nouvelle majorité (relèvement du forfait social – la fiscalité sur l’intéressement et la participation -, taxe sur les dividendes) aux mesures du budget 2013 et du financement de la Sécurité sociale, on atteint des hausses de prélèvements de 16 milliards sur les entreprises. À cette somme, il faut ajouter les 3 milliards de prélèvement écologique que le gouvernement a prévu pour financer son crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Au total, la hausse des prélèvements sur les entreprises atteint donc 19 milliards d’euros pour un crédit d’impôt de 20 milliards qualifié de « révolution copernicienne » par M.Moscovici ! Le gouvernement n’a fait que donner d’une main ce qu’il a repris de l’autre. Tout cela pour aboutir à l’attribution de 4 324 CICE pour 2,5 millions d’entreprises asphyxiées !

Pour sortir de la crise, le gouvernement doit diminuer significativement les dépenses publiques, baisser les cotisations patronales et salariales, exonérer de charges sociales pendant trois ans les TPE qui embauchent en CDI un chômeur, opter pour une flexisécurité plus opérante.

C’est ainsi que nous gagnerons en compétitivité, que nous aurons une chance de réindustrialiser la France et de créer de l’emploi.