Parcours d'un élu local, de l'entreprise à un groupe parlementaire entrepreneur par Laurent Garcia

Laurent Garcia, élu en 2008 maire de Laxou et Vice-Président de la Métropole du Grand Nancy, est depuis juin 2017 député de Meurthe-et-Moselle. Il siège à la Commission des Affaires Culturelles et de l’Education. Ingénieur ENSEM, il a occupé divers postes au sein du Groupe ENGIE: fort de ses expériences, il connaît le monde de l’entreprise et adhère notamment au groupe Génération Entreprise - Entrepreneurs Associés. Laurent Garcia évoque la transition entre ses mandats locaux, l’Entreprise et l’Assemblée nationale.

Votre expérience d’élu local vous a-t-elle été bénéfique pour votre mandat de député ?

L’expérience locale est particulièrement utile dans la logique des impératifs citoyens que je garde en tête quotidiennement dans l’appréhension des règles de fonctionnement de l’Assemblée Nationale, le respect des procédures et des méthodes de travail. Ce vécu antérieur a facilité ma prise de fonc- tion, et rapidement de pleinement m’investir dans le travail parlementaire, sans pour autant atténuer, je le concède, un réel trac pour mon premier jour dans l’hémicycle !

Aujourd’hui, mes missions sont très dif- férentes, c’est mon premier mandat de éputé, tout reste nouveau. Les enjeux sont autres, le député travaille pour l’intérêt général sur des problématiques légis- latives nationales, quand le maire traite d’affaires locales. Or pouvoir anticiper en tant que député en pleine connaissance des problématiques de l’échelon local est une réelle plus-value et évite les prises de positions utopiques !

Votre expérience professionnelle au sein de diverses entreprises est-elle selon vous un « plus » pour vos missions au sein de l’Assemblée Nationale ?

Incontestablement, avoir travaillé au sein d’entreprises permet de gagner en cré- dibilité auprès des acteurs décisionnels. En effet, on vous écoute davantage car vous maîtrisez le sujet. Par ailleurs, le tra- vail collaboratif en entreprise, impliquant des contraintes humaines et idéologiques dans un quotidien professionnel qui doit satisfaire aux objectifs à atteindre avec en ligne de mire la réussite et la pérennité de l’entreprise, est une excellente base pour le politique amené à participer à la construction de notre avenir.

Ce qui est attendu aujourd’hui, dans le monde professionnel comme politique ? Implication et efficacité. Le politique est soumis aux mêmes exigences qu’en entreprise : il est observé, évalué, jugé. Je retrouve donc dans la sphère politique des processus qui m’étaient familiers. Ma vie professionnelle a créé chez moi des automatismes de réflexion, d’auto questionnement, et me pousse à une ouver- ture intellectuelle de découverte des évo- lutions entrepreneuriales qui enrichissent mon activité parlementaire. L’adhésion à divers groupes d’amitié ou d’étude permet de nourrir cette curiosité. Il en est de même dans le groupe présidé par Olivier Dassault : Génération Entreprise - Entrepreneurs Associés où la diversité des thèmes et la rencontre de chefs d’entreprises prestigieux présentent un attrait inestimable.

Comment faites-vous le lien entre votre métier initial d’ingénieur et votre mandat actuel ?

Le lien s’opère naturellement. Pour exemple, je suis Vice-Président du groupe d’étude « énergie verte » et ainsi, mon expérience et mes connaissances sur le sujet me permettent de lier volonté politique et expérience professionnelle. Aujourd’hui, le secteur de l’énergie est en pleine mutation, d’où l’intérêt de réfléchir à ces sujets fondamentaux pour notre avenir, celui de la planète, bref, qui demandent de l’anticipation en matière de transition écologique.

Quels autres sujets vous tiennent à cœur et pour lesquels vous êtes engagé ?


Un sujet m’intéresse particulièrement : les médias. En avril dernier, j’ai co-signé un rapport sur l’évaluation de la loi de 2015 concernant la modernisation du sec- teur de la presse et qui met en exergue certains dysfonctionnements, évoque les difficultés de l’entreprise Presstalis, interpelle sur les limites de la loi « Bichet » de 1947 et suggère des pistes de réflexion, notamment en matière de distribution de la presse et de régulation de la filière. Je travaille actuellement à une proposition de loi sur ce sujet.

Je travaille également sur des thèmes, tels l’éducation à adapter aux besoins des entreprises, la simplification administrative pour les entreprises, le statut des personnels de santé, l’accès aux soins, et la vie associative culturelle et sportive.